Entraînement de colle sur les jeunes en Espagne Entraînement de colle sur les jeunes en Espagne
¡Holà! Pour te préparer au mieux aux oraux, Major-Prépa te propose aujourd’hui un entraînement de colle sur les jeunes en Espagne 😊 À tes... Entraînement de colle sur les jeunes en Espagne

¡Holà! Pour te préparer au mieux aux oraux, Major-Prépa te propose aujourd’hui un entraînement de colle sur les jeunes en Espagne 😊

À tes brouillons, c’est parti !

 

L’article

Derecho al futuro

La sociedad ha dejado a los jóvenes en la estacada. Es hora de cambiar, de abordar esta cuestión como un desafío de una importancia estratégica vital.

El País, 6 Jun 2021

El artículo 48 de la Constitución española establece que los poderes públicos deben promover “las condiciones para la participación libre y eficaz de la juventud en el desarrollo político, social, económico y cultural”. Este mandato constitucional no está siendo cumplido adecuadamente. El pésimo panorama para los jóvenes españoles es notorio: un sistema educativo con elevadas tasas de abandono; un mercado laboral hostil que los condena a niveles de paro y precariedad inaceptables; un mercado de la vivienda inasequible. La falta de horizontes para los jóvenes, sacudidos por la crisis financiera de 2008 y por el parón económico provocado por la pandemia en 2020, representa un problema insoslayable no solo para los que lo padecen, sino para el conjunto de la sociedad. No hay ninguna otra cuestión que hipoteque de una forma tan contundente y nefasta el futuro de este país. Este diario aspira a contribuir a que dicho asunto ocupe un lugar más prominente en el debate público. Para ello, empieza hoy una serie especial de informaciones sobre la materia que serán acompañadas por distintos editoriales.

Centenares de jóvenes se han puesto en contacto con el periódico para relatar su hartazgo y frustración. Y la falta de confianza en el futuro queda confirmada por las estadísticas. Casi el 40% de las personas de 16 a 29 años consideran poco probable encontrar trabajo a corto plazo y el 32% de los jóvenes se encuentra en riesgo de pobreza o exclusión social. No importan los indicadores que se consulten —paro juvenil, precariedad laboral, edad de emancipación—; siempre se sitúan entre los peores de la Unión Europea.

Hacer frente a un problema de estas dimensiones requiere un nuevo contrato social y que las fuerzas políticas dejen en un segundo plano la bronca diaria, los debates estériles y la alergia al consenso que demuestra la oposición. También es importante que el sector privado se implique, porque cualquier solución pasa por un horizonte laboral claro y seguro. El hecho de que la crisis alcance ya a más de una generación revela su profundidad.

Los jóvenes españoles son cosmopolitas, hablan idiomas, han tenido posibilidades de formación y ocio muy superiores a las de sus padres. Pero la sociedad los ha dejado en la estacada. Es hora de cambiar, hora de abordar esta cuestión como un desafío de importancia estratégica. De la capacidad de formar adecuadamente a las nuevas generaciones, de incorporarlas de forma estable en el mercado laboral para que puedan desarrollar plenamente su potencial, de facilitar la conformación de una familia a todos aquellos que lo deseen, depende, en definitiva, el éxito futuro de la sociedad española, su vigor económico y demográfico, su energía social y cultural, su optimismo —en un cuadro actual en el que abunda la conflictividad— y su estabilidad. La factura que España ha pasado a sus jóvenes en estos últimos lustros podría regresar a su cara en formato de devastador bumerán. Ha llegado el momento de que el conjunto de la sociedad española se empeñe a fondo en que se cumpla el mandato constitucional del artículo 48.

 

Synthèse de l’article

La situation des jeunes est source de préoccupations en Espagne, notamment depuis la crise de 2008 qui a stoppé une croissance économique qui bénéficiait à cette génération. Depuis, les jeunes Espagnols sont les plus à plaindre par rapport à leurs voisins européens si on en croit les statistiques.

Dans cet article, l’auteur affirme d’abord que la situation des jeunes Espagnols est déplorable. D’une part, cette situation s’explique par une tendance structurelle, qui est que les jeunes ont été délaissés par les politiques publiques. À cela s’ajoutent la pandémie et ses conséquences économiques, dont les jeunes ont pâti.

Or, l’auteur considère que c’est un problème pour la société entière. Il craint que ce délaissement et ce manque de volonté de la part des politiques d’améliorer la situation des jeunes portent préjudice à la nation.

Pour conclure, l’auteur appelle les politiques à agir pour améliorer la situation des jeunes, car c’est pour lui une question de droit fondamental.

 

Commentaire

Dans l’article, l’auteur invitait à réfléchir sur les politiques à mettre en place pour garantir un futur plus enviable aux jeunes Espagnols. On pouvait donc se demander si le plan de relance proposé par le gouvernement espagnol pour sortir de la crise remplissait cet objectif.

On pouvait commencer par rappeler la situation de précarité des jeunes Espagnols après plus d’un an de crise sanitaire. Cette précarité est multidimensionnelle : elle est à la fois économique et sociale. En effet, les jeunes sont les plus touchés par le chômage, puisque près de 40 % des moins de 25 ans sont dans cette situation. Même lorsqu’ils ont un emploi, c’est en général un emploi précaire, avec un travail à mi-temps. Du côté des étudiants, le passage des cours en ligne a provoqué un décrochage scolaire sans précédent, en plus de représenter une menace pour leur santé mentale. De ce fait, la crise sanitaire a dégradé la situation des jeunes. Notons que cette dernière n’était pas idéale avant la pandémie, qui n’a fait qu’aggraver les choses. Il est donc primordial que le plan de relance cherche à améliorer la situation des jeunes.

Ce plan de relance ambitieux présenté par le gouvernement espagnol cherche à faire repartir la croissance et à moderniser l’économie espagnole. Le « plan de recuperación » s’articule en effet autour de trois axes principaux : la digitalisation, la transition écologique et la croissance inclusive. Or, investir dans ces trois secteurs porteurs pourrait garantir une croissance économique plus durable en Espagne dans les décennies à venir. De plus, cinq milliards d’euros seront également investis pour l’emploi des jeunes dans les années à venir. Ainsi, il semblerait qu’à long terme, le plan de relance permette de réduire la précarité des jeunes, puisqu’il cherche à rendre les jeunes plus employables et à les orienter vers les filières qui ont besoin de main-d’œuvre.

Cependant, le plan de relance aborde difficilement les défis que les jeunes rencontrent à court terme. En effet, les étudiants ont eu accès à une formation dégradée du fait de l’enseignement à distance. Ils pâtissent également de l’isolement imposé par les confinements successifs. Le plan de relance ne parvient donc pas à résoudre les fragilités psychologiques et sociales auxquelles les jeunes sont exposés du fait de la Covid-19. Par exemple, l’hôpital Sant Joan de Déu (Barcelone) a vu le nombre d’urgences liées à la santé mentale des jeunes augmenter de 47 % entre 2020 et 2021.

Pour conclure, on pouvait dire que le plan de relance ambitieux promet, à long terme, d’offrir une situation plus enviable aux jeunes d’un point de vue économique, sans pour autant résoudre les problèmes de court terme. Pourtant, améliorer la situation des jeunes semble capital dans un pays où plus de la moitié d’entre eux souhaiterait travailler dans un autre pays à l’âge adulte.

 

Nous espérons que cet entraînement de colle t’a été utile ! Retrouve toutes nos ressources en espagnol ici.

Eulalie Bonnot