Méthodologie efficace pour travailler l’espagnol pendant la prépa Méthodologie efficace pour travailler l’espagnol pendant la prépa
Bonjour à toi, jeune préparationnaire qui a survécu à la rentrée ! Que tu sois bizuth, carré ou cube, tu dois certainement te demander... Méthodologie efficace pour travailler l’espagnol pendant la prépa

Bonjour à toi, jeune préparationnaire qui a survécu à la rentrée ! Que tu sois bizuth, carré ou cube, tu dois certainement te demander comment travailler efficacement l’espagnol cette année.

Tu l’auras sûrement remarqué, entre les maths, l’ESH ou l’HGG, et la CG, faire l’impasse sur l’espagnol peut être très tentant. Et pourtant, quelle erreur ! Dans cette matière, un investissement mesuré et bien pensé te permettra de progresser et de gagner des points aux concours.

Je te propose donc de découvrir une méthode pour travailler l’espagnol pendant les deux (voire trois) ans de prépa. C’est parti !

 

1. Comment s’organiser dans la semaine

L’année vient de commencer. Comme tu le sais, le secret de la prépa, c’est l’organisation ! Il faut donc prévoir des créneaux dans ton emploi du temps pour l’espagnol. Le tout, c’est de prendre de bonnes habitudes, en bizuth, en carré ou en cube !

 

A. En bizuth

Tu viens de rentrer en prépa et tu te rends compte que le niveau attendu est très élevé (mais largement à ta portée !). Pour atteindre ce niveau, il est impératif de prendre de bonnes habitudes dès la rentrée pour connaître la grammaire espagnole (presque) sur le bout des doigts d’ici la fin de l’année ; et oui, c’est possible !

Pour cela, voilà un exemple de planning à suivre pour progresser en espagnol, sans pour autant faire une croix sur les mathématiques ou l’ESH/HGG :

  • Réserver deux heures par semaine pour travailler la grammaire et les traductions.
  • Bloquer une heure par semaine pour la civilisation.
  • Accorder 10/15 minutes par jour pour suivre l’actualité, cela va t’aider pour la civilisation et surtout pour les colles ! Personnellement, je le faisais le matin avant les cours, le cerveau est bien plus frais et dispo.

Cela semble peu, mais ça implique de suivre avec rigueur le cours, pour bien retenir toutes les règles de grammaire que ton/ta prof énonce et ne rien rater des faits d’actualité relatés !

 

B. En carré/en cube

En carré, il faut surtout suivre l’actualité et être précis sur la civilisation. Il faut aussi réviser tout ce que tu as pu apprendre en grammaire pendant la première année, pour ne rien perdre de ce que tu sais.

Si tu n’avais pas trop travaillé l’espagnol en 1A, pas de panique. Tu as maintenant une grosse capacité d’apprentissage. Voici donc un planning pour arriver aux concours et ne pas être surpris, quel que soit le sujet :

  • Une heure par semaine pour la grammaire et les traductions (une heure et demie si tu as des difficultés).
  • 45 minutes par semaine pour la civilisation (une heure si tu as des difficultés).
  • 10/15 minutes pour l’actualité.

 

Maintenant, voyons voir comment exploiter ces heures d’espagnol que tu as intercalées dans ton planning.

 

2. L’art de travailler la grammaire et les traductions

La grammaire en espagnol, c’est un peu des mathématiques, en particulier dans les thèmes grammaticaux. Je m’explique : il faut apprendre à repérer les difficultés et les pièges dans les traductions pour pouvoir les traiter. On devient de plus en plus fort dans cet exercice en s’entraînant régulièrement. Ainsi, pendant le temps que tu accordes à la grammaire et aux traductions, il faut s’exercer à ce défi.

 

A. En bizuth

Maintenant que tu as réussi à aménager ton emploi du temps pour travailler la grammaire deux heures par semaine, comment utiliser ce temps ?

Tu peux d’abord commencer à rédiger, dès maintenant, un « cahier magique d’espagnol ». Il va t’accompagner jusqu’au concours et il te fera gagner un temps énorme au moment des révisions. Cela peut occuper une des deux heures que tu consacres chaque semaine à l’espagnol.

Dans ce cahier, tu peux ficher la grammaire, à partir des nombreux articles du site ou à partir d’un livre de grammaire. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de recopier simplement les contenus, mais bien de les reformuler avec tes mots, de sorte que tu comprennes les règles – et mieux – que tu les retiennes sur le long terme.

Un exemple pour l’emploi du subjonctif  :
Quand + futur en français = Cuando + subjonctif en espagnol [Règle avec tes mots].
Exemple que tu retiendras au fil de tes révisions : Quand je serai grand = Cuando sea mayor.

Notons que ce cahier doit te donner envie de l’ouvrir et faciliter la mémorisation, essaie donc de soigner la présentation (sans pour autant passer un siècle à mettre du fluo partout !). Ainsi, tu pourras travailler une à deux règles de grammaire par semaine.

L’autre heure de grammaire peut être utilisée pour faire des traductions (proposées ici par Major-Prépa, ou celles de ton/ta prof) et ainsi ancrer dans la pratique les règles que tu as travaillées.

 

B. En carré/en cube

Si tu as pris de bonnes habitudes en première année, tu connais déjà bien la grammaire espagnole ! Le tout est donc de te perfectionner et de ne rien oublier. Pour ça, tu peux employer l’heure de grammaire à faire des traductions et à réviser tes conjugaisons et autres règles de grammaire qui peuvent te poser problème.

Par contre, si tu as encore des difficultés, il faudra s’exercer un peu plus. Disons que tu as jusqu’à janvier pour connaître les règles de grammaire qui sont le plus souvent à mobiliser (conjugaison, emploi du subjonctif, concordance des temps…). Désormais, il faut préférer l’apprentissage par la pratique : livre de grammaire ou articles de Major-Prépa d’un côté, thèmes de l’autre.

 

3. Les listes de vocabulaire : comment rendre cette masse de mots utilisable aux concours et ne pas seulement mobiliser sa mémoire à court terme ?

Que ton/ta prof t’ait fait acheter un livre de vocabulaire espagnol ou qu’il/elle distribue des fiches, c’est quasiment impossible de tout apprendre pour le test hebdomadaire et cela serait contre-productif. En effet, en apprenant le vocabulaire le mercredi soir pour le jeudi après-midi, on ne se souvient plus de rien le lundi qui suit (je sais, ça sent le vécu ! )

Pour éviter ça, mieux vaut ne retenir que quelques mots de la liste, ceux qui sont le plus susceptibles de tomber. Il faut aussi établir une stratégie « points » pour le jour du concours.

Exemple : au lieu d’apprendre la traduction de « bouleau », « frêne », « mélèze », « saule pleureur », tu peux te contenter d’apprendre la traduction de « chêne » (= roble) que tu utiliseras à chaque fois qu’un thème demande la traduction d’une variété tordue d’arbre, et dans le pire des cas, tu auras un faux sens (ce qui ne coûte presque pas de points).

Pour le vocabulaire des essais, tu peux utiliser ta liste de mots. Si tu as un cahier magique, tu peux mettre ta petite liste de mots au dos !

 

4. La civilisation et l’actualité

Ici, le maître mot, c’est la collaboration avec tes camarades ! Entre tout ce qui se passe en Espagne et dans les pays d’Amérique latine, tu te doutes bien que tu ne pourras pas tout ficher tout seul à raison d’une heure et quart par semaine de civi + actu.

C’est pourquoi il peut être très intéressant de faire un petit groupe de quatre ou cinq : vous vous répartissez les pays. Par exemple, l’un d’entre vous peut prendre l’Espagne, le Brésil, le Paraguay et le Pérou. Il se charge alors de faire un petit exposé sur ces pays (régime politique, situation économique/sociale, points brûlants d’actualité…).

Pour ce partage de fiches, créer un drive commun peut être très avantageux ! D’autant plus que tout le monde peut mettre les fiches à jour en fonction de l’actualité.

De ce fait, pendant l’heure « civi » de la semaine, tu peux consacrer 45 minutes à chercher des infos sur tes pays et 15 minutes à apprendre ce que les autres ont trouvé !

Un tel partage des tâches permet de gagner beaucoup de temps et d’avoir des infos sur tous les pays assez tôt dans l’année, ce qui te permettra de briller en colle et en essai assez rapidement, en plus d’ancrer tes connaissances sur le long terme !

N’oublie pas que pour tes exposés, tu peux t’aider des ressources qui sont déjà disponibles sur Major-Prépa !

 

5. Savoir mettre les entraînements, les DS et les colles à profit

A. Les thèmes/versions au cours de l’année

Pendant tes deux années de prépa, tu vas faire un nombre incalculable d’entraînements en thème et en version. Il est donc impératif de les mettre à profit ! Il ne suffit donc pas de faire les traductions et de les laisser dormir dans un classeur. Notons que les entraînements, c’est l’occasion de mettre en pratique les règles de grammaire que tu as apprises, c’est pourquoi c’est important de ne pas les faire dans la précipitation !

C’est en prenant ton temps au début que tu prendras les bons réflexes de traduction et que tu gagneras en rapidité. « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » ! Il faut les corriger, reprendre les règles de grammaire que tu n’avais pas encore assimilées, noter les mots de vocabulaire basique que tu ne connaissais pas encore… Ce serait dommage de faire deux fois les mêmes erreurs !

 

B. Les DS

Les DS, c’est l’occasion parfaite de voir ce que tu as réussi ou non dans un temps imparti. Il faut donc reprendre les traductions et le vocabulaire…

Pour les essais, il faut revoir les fautes de grammaire, les comprendre pour être sûr de ne pas les refaire dans un prochain DS ou aux concours. C’est aussi très enrichissant de lire les corrigés donnés par le/la prof (si c’est le cas), à la fois pour prendre le vocabulaire et pour enrichir ton drive de civi.

 

C. Les colles

Pour les colles, c’est pareil ! Il faut reprendre les fautes de grammaire et noter les éléments de civilisation que tu as pu apprendre grâce à l’article ou pendant la discussion avec le/la prof. Aussi, ce sont souvent les mêmes grands thèmes qui tombent, il peut être intéressant de faire une liste de ces thèmes, ce qui peut aider ton groupe dans l’élaboration du drive 😉

Maintenant que tu as toutes les clés en main, ¡a trabajar !

Eulalie Bonnot