Comment réussir thème et version en espagnol ? Comment réussir thème et version en espagnol ?
C’est LA question qui te taraude : « Comment réussir thème et version en espagnol ? ». Malheureusement pour toi, il n’y a pas... Comment réussir thème et version en espagnol ?

C’est LA question qui te taraude : « Comment réussir thème et version en espagnol ? ». Malheureusement pour toi, il n’y a pas de recette miracle : il va falloir travailler. On t’explique dans cet article quelles sont les différentes étapes pour rédiger une bonne copie en espagnol.

 

Réussir le thème grammatical

Pour réussir le thème grammatical en espagnol, il faudra t’entraîner. Il existe de nombreux moyens pour cela, à commencer par faire sérieusement les thèmes grammaticaux que te donneront tes professeurs. N’hésite pas à aller piocher également dans les annales Ecricome et à regarder attentivement les corrections qui suivent : elles sont souvent très complètes ! Avec le temps, tu remarqueras que ce sont les mêmes difficultés qui reviennent dans tous les sujets (« d’autant plus que », les phrases emphatiques…). On te demandera toujours les structures typiques. Il faut que tu maîtrises à la perfection les points de grammaire. On te propose également de temps en temps sur Major-prépa des thèmes grammaticaux : fais-les sérieusement ! En cas d’erreur, reprends le point grammatical correspondant. C’est la seule façon de progresser. Le vocabulaire du thème grammatical n’est en général pas compliqué. Il y a souvent des termes économiques classiques et du vocabulaire du quotidien. Veille à les connaître sur le bout des doigts !

Le jour de l’épreuve, sois organisé et détendu. Si tu t’es bien préparé, ne tombe pas dans les pièges qui te seront tendus. Chaque phrase possède en général au minimum un point de grammaire. Repère-le. N’hésite pas à souligner, entourer ou surligner la difficulté dans la phrase en français de sorte à bien penser à faire la modification en espagnol. Le sujet est à toi, tu dois te l’approprier ! Vérifie également tous tes verbes et assure-toi que tu as fait toutes les concordances. Un verbe bien conjugué, c’est des points assurés ! Vérifie également que tu n’as oublié aucun mot ni groupe de mots. L’omission coûte cher au concours !

 

Réussir le thème littéraire

Le thème littéraire peut sembler plus complexe que le thème grammatical, mais il t’octroie une plus grande liberté, ce qui peut être d’une grande aide. T’entraîner au thème grammatical t’aidera en thème littéraire parce que tu t’habitueras à une certaine rigueur en termes de structure de phrases, de vocabulaire et de conjugaison des verbes.

Pour le thème littéraire, la traduction au mot à mot n’est pas toujours à proscrire, mais il faut qu’elle soit « intelligente ». Ne fais pas du mot à mot lorsque tu ne comprends pas complètement la phrase en français. Il vaut mieux passer un peu de temps à comprendre le sens en français avant de passer à l’espagnol. Si une structure te semble bancale dans ta traduction, passe un peu de temps dessus. En français, il n’y a pas une unique façon de dire quelque chose. En espagnol, c’est pareil. Tu as toutes les cartes en main pour trouver une autre façon de le dire, en combinant des tournures que tu auras vues en cours ou dans des articles de presse. Fais du mot à mot uniquement lorsque tu sais que ça a du sens !

Le vocabulaire pourra parfois te poser problème. Non, tu n’es pas obligé de savoir comment on traduit « une mésange » en espagnol. Il y aura nécessairement des mots que tu ne connaîtras pas. Il est toujours bien de connaître au moins un nom par « groupe technique ». Apprends-en quelques-uns. Par exemple, pour les oiseaux, tu peux apprendre « une hirondelle » ou « un pivert », termes peu communs, mais ce sera toujours mieux qu’écrire « un pigeon », ou pire, de laisser un blanc. Tu peux faire pareil avec les fleurs par exemple.

Le jour de l’épreuve, crois en toi. Si tu as travaillé sérieusement, tout devrait bien se passer ! Lis le texte une première fois en entier pour bien le comprendre, puis traduis progressivement en veillant à ta syntaxe et à tes verbes. À nouveau, fais attention à la concordance des temps ! Rédige un texte clair. S’il ne te semble pas l’être assez, n’hésite pas à changer la structure même des phrases et à les couper. Idéalement, reste proche du texte d’origine, mais ne te prive pas de faire les changements qui te semblent pertinents. Après avoir tout traduit, relis-toi bien et vérifie que tu n’as pas sauté de mots ou de groupes de mots. Vérifie également les petites fautes usuelles, comme ne pas oublier le « a » devant un COD de personne… À toi de connaître tes faiblesses grammaticales !

 

Réussir la version

Pour réussir la version, il faut non seulement être bon en espagnol, mais aussi en français. Fais particulièrement attention aux fautes d’orthographe, aux accords de participes passés, aux pluriels des mots… Pense vraiment à soigner ton français !

Pour te préparer à cette épreuve, il faut également t’entraîner aux versions et lire en espagnol. Ça te fera gagner du temps et des points le jour venu. Le vocabulaire est un essentiel de l’épreuve, mais n’aie pas peur des mots que tu ne connais pas, car le contexte est là pour t’aider. Vérifie la cohérence du texte que tu écris. Relis bien ta version, vérifie là encore que tu n’aies pas oublié de traduire des mots.

En version, n’hésite également pas à étoffer. Le français est ta langue maternelle. On attend de toi que tu prennes des initiatives pour rendre le texte clair, mais aussi agréable à lire. Essaye tout de même de rester fidèle au texte lorsqu’il n’est pas nécessaire d’étoffer.

Tu peux également faire la différence avec une copie correcte grâce à une très bonne maîtrise du français. Par exemple, en français aussi nous avons la concordance des temps. Le subjonctif imparfait ne s’utilise quasiment pas à l’oral, mais dans un bon texte écrit, il n’est pas rare de le trouver. Utilisé à bon escient, il montre des qualités de rédaction !

 

Mon expérience de l’épreuve

Concernant la répartition du temps, j’étais en LV1 Espagnol et je m’organisais ainsi : je commençais par le thème au brouillon et j’y consacrais 25 minutes, puis je passais à la version et j’y consacrais également 25 minutes. Je soulignais les tournures qui me plaisaient moyennement, comme ça je savais que je voulais y revenir. Ensuite, je consacrais une petite quinzaine de minutes à changer les tournures qui me dérangeaient, car parfois, faire la version inspire pour le thème, que ce soit pour la syntaxe ou le vocabulaire. Après, je recopiais au propre. Il ne s’agit pas d’une vérité absolue, et il faut s’organiser en fonction du temps dont on a besoin pour les expressions écrites également !

Laurène Gaudin

Etudiante à Audencia Business School après 3 années au Lycée la Bruyère (Versailles).