Les erreurs à éviter aux concours en italien Les erreurs à éviter aux concours en italien
Si la préparation au concours s’effectue sur au moins deux ans, une partie des points se décidera le jour j, car l’attitude à adopter... Les erreurs à éviter aux concours en italien

Si la préparation au concours s’effectue sur au moins deux ans, une partie des points se décidera le jour j, car l’attitude à adopter lors de l’épreuve est très importante. En effet, on a beau avoir un excellent niveau en italien, si l’on n’a pas le bon état d’esprit le jour du concours, on peut avoir de mauvaises surprises. Il existe un certain nombre d’erreurs qui relèvent de l’attitude que l’on adopte face à sa copie, et que l’on peut corriger assez facilement, pour perdre le minimum de points. Voici une liste non exhaustive d’erreurs que les étudiants ont tendance à faire lorsqu’ils se retrouvent devant une copie de concours.

Se jeter sur le sujet

Lorsqu’on lit le sujet la première fois, on est tentés de se jeter, de noter rapidement ce qu’on sait sur sa copie de peur d’oublier. Pour aborder l’épreuve de traduction de manière optimale, il faut toujours garder un certain recul. En effet, un mot peut être traduit de plusieurs manières, et celle qui nous vient à l’esprit en premier n’est peut-être pas la meilleure. Il convient donc de ne pas se précipiter, pour être en mesure de modifier son texte plus tard si l’on se rend compte que l’on aurait pu mieux traduire. Lors de la première lecture du texte, tu peux noter au crayon sur le côté les mots qui te viennent spontanément si tu as peur de les oublier, mais il ne faut en aucun cas commencer à traduire au fil de la plume.

 

Ne pas analyser suffisamment

Cette erreur arrive plus souvent lors de l’exercice de rédaction. Il ne faut jamais oublier que si les concepteurs du sujet ont choisi celui-ci, c’est qu’il a un certain intérêt. Il y a souvent un lien avec l’actualité ou l’une des grandes tendances qui se dégagent dans la société italienne. Il faut faire attention de ne pas passer à côté des principaux enjeux en se focalisant sur une certaine partie de l’énoncé. Il convient donc de se demander et se redemander si l’on traite effectivement le sujet qu’on nous a donné, si l’on n’en délaisse pas une partie au profit d’une autre, moins importante. Il faut se poser ces questions à plusieurs reprises, notamment lorsqu’on change de parties, on aura peut-être suffisamment de temps pour réécrire un paragraphe si celui-ci est hors sujet.

 

Ne pas se relire

L’une des pires erreurs que l’on puisse faire, et pourtant elle est courante. En effet, beaucoup ne se relisent pas, ou pas suffisamment. Au-delà des points que l’on peut perdre en faisant une faute, l’examinateur risque de perdre patience s’il trouve un grand nombre d’erreurs d’inattention, que l’on aurait pu éviter aisément en se relisant. C’est une épreuve de langue, et on ne peut espérer obtenir une bonne note si l’on multiplie les fautes, donc le jeu en vaut la chandelle. Pour éviter de perdre du temps à se relire, il faut se préparer à l’avance : si l’on sait qu’on a tendance à multiplier les fautes d’accord, on prendra garde à celles-ci en priorité.

 

Ne pas travailler au brouillon

Pour être certain de garder du recul sur le sujet ou un bon choix de mot, il vaut lieux travailler au brouillon. Celui-ci fait office de « filtre » avant de passer à la rédaction : parfois une phrase sonne très bien à l’oral mais lorsqu’on la couche sur le papier, on se rend compte que la syntaxe n’est pas correcte par exemple. Le fait de l’écrire au brouillon permet donc de s’en rendre compte. De même pour la rédaction, il est rare de trouver instantanément le plan parfait, il faut alors en écrire quelques-uns au brouillon avant de trouver celui qui nous conviendra.

 

Les erreurs (trop) classiques

Certaines erreurs ont tendance à nous faire perdre un nombre de points plus élevés que celui prévu par le barème. En effet, lorsque les correcteurs les ont vues des dizaines de fois, ils ne peuvent s’empêcher de les pénaliser fortement, parfois involontairement. Il y a donc un certain nombre de domaines sur lesquels on se doit d’être intraitable : le vouvoiement, les verbes irréguliers, l’utilisation du subjonctif, etc.

 

Voici donc quelques erreurs que les correcteurs croisent fréquemment. La majeure partie du travail est effectuée au cours des deux années de classe préparatoire, mais il ne faut pas oublier que les concours nous réservent parfois des surprises. Ainsi, si l’on prend garde à ce que l’on écrit et qu’on applique ces conseils, on peut obtenir une note supérieure à celle que l’on espérait, à l’inverse, si l’on a enchainé les notes excellentes tout au long de l’année et que l’on rédige distraitement le jour du concours, on peut être déçu. Pour se préparer de la meilleure des manières tu peux lire d’autres articles, comme celui-ci sur les enseignements des rapports de jury pour l’épreuve d’italien.

Bon travail et bonne chance !

Guillaume Segonne

Étudiant à l'emlyon après une prépa ECE à Marseille.