10 conseils pour réussir sa rentrée en B/L 10 conseils pour réussir sa rentrée en B/L
Coucou, gentil(le) B/L ! Alors, comment se passe cette rentrée en prépa ? Ça pique un peu, hein ? Eh oui, le temps insouciant... 10 conseils pour réussir sa rentrée en B/L

Coucou, gentil(le) B/L !

Alors, comment se passe cette rentrée en prépa ? Ça pique un peu, hein ?

Eh oui, le temps insouciant du lycée et des cours à distance en pyjama est révolu. Rassure-toi, pour les profs aussi ça fait bizarre !

La prépa B/L est, comme tu le sais déjà si tu as lu mon précédent article, une formation extraordinaire à plusieurs niveaux : richesse des contenus, pluridisciplinarité, diversité des débouchés… Mais tu te sens sans doute un peu débordé(e) et tu aimerais savoir comment bien réussir ta rentrée. Alors, voici mes quelques (modestes) conseils.

 

1. Se mettre au travail tout de suite

J’ai dit tout de suite. Immédiatement. Allez, hop !  Tous les ans, certains étudiants profitent de l’été indien, observent, prennent leurs marques à l’internat (un peu trop sans doute) et se réveillent début octobre en se rendant compte qu’ils sont complètement sous l’eau. Et c’est irrattrapable. C’est impensable, par exemple, d’arriver à sa première colle sans l’avoir révisée.

 

2. Ne pas s’éparpiller

En effet, avec tes six, voire sept matières, la tentation va être très grande de vouloir travailler toutes les matières tout le temps, et en faisant cela, tu peux te retrouver avec des sessions de travail de seulement 20 minutes par discipline. En clair, le temps de sortir un stylo, d’ouvrir un bouquin et de croquer dans un carré de chocolat, pouf, c’est terminé. C’est ce qui s’appelle « brasser de l’air ». Et ça, c’est complètement contre-productif. Je te conseille donc de prévoir des sessions d’au moins 1 h 30 de travail par matière. Ce qui implique que tu ne peux pas travailler toutes les matières tous les soirs. D’où le conseil numéro 3.

 

3. Se faire un planning de travail

Fais-toi un planning de travail « au cordeau ». Identifie les plages horaires disponibles et répartis les différentes tâches par « type ». Par exemple, certaines tâches peuvent se faire presque « sans réfléchir » : trier ses cours, préparer son sac pour le lendemain, recopier un brouillon, ficher des formules de maths… Ces tâches sont donc à privilégier soit à un moment où tu es fatigué(e) (à ton retour de cours par exemple), soit dans un moment « creux » (entre une colle et le repas du soir, par exemple). En revanche, certaines tâches demandent beaucoup de concentration et de temps (d’où mon idée de plage horaire d’au moins 1 h 30), il faut donc les placer à des moments propices. N’hésite pas à te faire une « to do list » et à barrer ce que tu as fini (c’est bon pour le moral !). Concernant les moments dédiés aux loisirs, je suis au regret de te dire qu’ils ne seront pas majoritaires dans cette organisation… Mon méchant prof de sup avait coutume de dire qu’il fallait compter autant d’heures de travail personnel que d’heures de cours en une semaine… et il n’était pas loin de la vérité. Pour rester dans l’esprit de la B/L, vérifie sur ton planning que tu consacres autant de temps à chaque matière sur la semaine. Chaque année, les étudiants qui réussissent l’ENS sont ceux qui ont un profil « homogène » (en clair, il ne faut pas avoir de « trou dans la raquette »).

 

4. S’aménager un coin sympa pour travailler

Plantes vertes, photos, musique, thé, chocolat, boîte de Haribo… à chacun ses goûts en déco ! Le but est de s’aménager un coin « cosy ». Pense aussi au matériel dont tu as besoin pour travailler : en prépa, j’étais personnellement adepte de la ramette de papier de photocopieuse. Ce n’est pas cher et comme ça tu as toujours du brouillon sous la main.

 

5. Travailler à plusieurs

N’hésite pas à travailler avec d’autres étudiants de ta classe. Attention, je ne dis pas de rendre le même DM de maths que le voisin de l’internat, cela risquerait fort d’agacer ton prof de maths, mais plutôt de s’entraider pour comprendre les concepts ou échanger sur des méthodes, des bouquins lus…

 

6. Réduire les activités chronophages

Attention aux activités chronophages, la première de toutes étant l’utilisation du smartphone. Je sais, ça fait vieille rabat-joie de dire ça, mais force est de constater que c’est vrai. Je te conseille d’ailleurs de faire le test toi-même : installe sur ton portable une appli qui compte le temps passé (temps total cumulé et temps par application). Les bras vont t’en tomber, c’est sûr et certain. Tu découvriras que tu passes facilement sept heures par semaine sur ton téléphone. Certes, ça ne fait qu’une heure par jour, mais ça fait aussi une journée entière de travail d’un salarié aux 35 heures ! Une journée de perdue à regarder Tik Tok ou Instagram. C’est dommage, quand même. Sans compter que travailler avec un portable à côté, c’est l’assurance de passer quatre heures à faire un truc qui aurait pris moitié moins de temps si tu avais mis ton portable en mode avion. Une autre activité chronophage très en vogue chez les étudiants (et j’avoue que je ne comprends pas pourquoi), c’est de recopier ses exercices « au propre ». J’ai envie de dire : pourquoi ne pas copier directement les exercices dans une version « propre » ? Et surtout, à quoi ça sert ?

 

7. Ficher ses cours

Pense à « ficher » tes cours dans certaines matières qui s’y prêtent bien : SES, histoire, maths (pour les formules)… C’est à mon avis une activité assez personnelle, car les fiches du copain ne sont pas forcément celles que tu aurais faites.

 

8. Identifier ses points forts et ses points faibles

Identifie tes points forts et tes points faibles, ce qui te permettra de « prioriser » certaines tâches. En effet, si tu es complètement dans le jus et que tu dois réviser pour le lendemain les SES pour un DS, faire un DM de maths et rendre un plan en histoire (c’est un exemple), demande-toi ce dont tu as le plus besoin. L’idée étant quand même de s’organiser en amont pour ne pas se retrouver coincé(e) justement…

 

9. Lire, lire et lire

Essaie de te dégager du temps pour lire. En effet, la B/L reste une prépa « littéraire », donc c’est très important de lire : des bouquins en rapport avec le cours de lettres, des livres de philo, des articles de SES, d’histoire… Les temps de pause méridienne peuvent être adaptés à cette activité.

 

10. Se tenir au courant de l’actualité

À tes heures perdues (même s’il n’en reste pas beaucoup du coup), tiens-toi au courant de l’actualité : en France, dans le monde, dans les pays en lien avec la ou les langues vivantes que tu as choisies. Abonnement à un journal de qualité, écoute de certains podcasts, conférences, films en VO… tous les moyens sont bons pour optimiser l’apport de connaissances.

 

 

Ma liste n’est évidemment pas exhaustive. Quoi qu’il en soit, comme tu l’auras compris, organisation et stratégie seront les maîtres mots de tes années de B/L, mais il faut évidemment ajouter (et c’est une condition sine qua non) le mot travail. Allez hop, éteins-moi ce téléphone et au boulot 😉

Amélie Hurteaux

Professeure de mathématiques en B/L au lycée Stanislas de Cannes