Les auteurs incontournables en prépa ECT #3 – Les auteurs des parties prenantes Les auteurs incontournables en prépa ECT #3 – Les auteurs des parties prenantes
Un mode de gouvernance défini par l’intérêt porté aux différentes parties prenantes Pour commencer, il est important de définir le terme de gouvernance si... Les auteurs incontournables en prépa ECT #3 – Les auteurs des parties prenantes

Il se peut qu’au concours, vous ayez une question sur les parties prenantes. Le monde de l’entreprise n’est pas tout rose et cette dernière doit fréquemment gérer son activité, mais aussi ses salariés qui peuvent se mettre en grève, ses syndicats prêts à en découdre, les associations qui peuvent protester à tout moment contre l’une de ses actions, mais aussi ses actionnaires qui attendent d’elle une certaine rentabilité… Le mode de gouvernance de l’entreprise peut être profondément remis en question. Si au concours vous tombez sur une question sur les parties prenantes, cette fiche peut bien vous sauver la mise !

Rédigé avec le soutien de l'ESC Clermont

 

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Un mode de gouvernance défini par l’intérêt porté aux différentes parties prenantes

Pour commencer, il est important de définir le terme de gouvernance si vous ne le connaissez pas. La gouvernance se définit comme étant l’ensemble des mécanismes définis dans l’entreprise qui permettent de répartir et réguler les pouvoirs.

Nous pouvons définir deux modes de gouvernance au sein des organisations : un mode de gouvernance porté sur l’intérêt des actionnaires (shareholders capitalism) et un mode de gouvernance porté sur l’intérêt de l’ensemble des parties prenantes (stakeholders capitalism).

Selon Friedman, l’entreprise a une seule responsabilité : satisfaire l’intérêt des actionnaires, c’est-à-dire maximiser la valeur actionnariale et créer de la richesse pour reverser davantage de dividendes. Il s’agit donc d’un modèle shareholders qui vise à se préoccuper seulement des actionnaires et mettre de côté les revendications des autres parties prenantes. Force est de constater que ce modèle est source d’insatisfaction pour les autres parties prenantes et peut gravement affecter le climat social de l’entreprise.

Selon Freeman, au contraire, il est essentiel pour l’entreprise de prendre en compte les intérêts des parties prenantes et ainsi chercher à les concilier. Ce modèle stakeholders est bien plus moderne : en plus de prendre en compte les parties prenantes (ce qui contribue au bien-être de ces dernières), cette vision est beaucoup plus réaliste. Attention toutefois, Freeman propose tout de même une distinction entre les parties prenantes importantes et celles qui ne le sont pas. Les parties prenantes trop petites restent insignifiantes, l’entreprise doit tout de même se focaliser sur ses enjeux stratégiques réels. En effet, vouloir satisfaire toutes les parties prenantes peut importe leur taille revient à se focaliser sur de soi-disants enjeux socialement responsables et perdre de vue l’intérêt stratégique de l’entreprise. Contrairement à Clarkson, il ne propose aucun critère afin de classifier les parties prenantes selon leur importance.

Le modèle stakeholders s’avère être le plus performant des deux. En effet, en plus d’être plus réaliste quant au fonctionnement de l’entreprise, la prise en compte des intérêts légitimes des différentes parties prenantes permet de réduire le risque de conflit social, favorise l’adhésion de tous et la performance économique de l’entreprise s’en retrouve améliorée. De plus, la prise en compte des intérêts des parties prenantes rentre dans le cadre de la responsabilité sociale et sociétale de l’organisation.

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Audrey Hoarau

Étudiante à l'emlyon business school après avoir fait une classe préparatoire ECT au lycée Henri Moissan à Meaux