Les auteurs incontournables en prépa ECT #3 – Les auteurs des parties prenantes Les auteurs incontournables en prépa ECT #3 – Les auteurs des parties prenantes
La pression croissante des parties prenantes et leur implication L’exemple des ONG illustre parfaitement cette idée. Ces dernières années, les ONG sont de plus... Les auteurs incontournables en prépa ECT #3 – Les auteurs des parties prenantes

Il se peut qu’au concours, vous ayez une question sur les parties prenantes. Le monde de l’entreprise n’est pas tout rose et cette dernière doit fréquemment gérer son activité, mais aussi ses salariés qui peuvent se mettre en grève, ses syndicats prêts à en découdre, les associations qui peuvent protester à tout moment contre l’une de ses actions, mais aussi ses actionnaires qui attendent d’elle une certaine rentabilité… Le mode de gouvernance de l’entreprise peut être profondément remis en question. Si au concours vous tombez sur une question sur les parties prenantes, cette fiche peut bien vous sauver la mise !

Rédigé avec le soutien de l'ESC Clermont

 

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La pression croissante des parties prenantes et leur implication

L’exemple des ONG illustre parfaitement cette idée. Ces dernières années, les ONG sont de plus en plus visibles auprès des clients et peuvent influencer -ou plutôt contraindre- les choix stratégiques des entreprises (ces dernières voulant éviter un bad buzz, une dégradation de leur image, etc.). L’évolution des attentes est en effet en pleine évolution : les clients attendent de l’entreprise qu’elle ait un comportement presque irréprochable. Prise en compte de l’impact environnemental, respect des salariés et des conditions de travail, transparence financière… Mais alors, comment définir si une partie prenante est en mesure d’affecter les décisions d’une entreprise ?

Mitchel, Agle et Wood ont élaboré trois caractéristiques qui permettent de définir l’importance d’une partie prenante :-

  • La puissance, c’est-à-dire la capacité des parties prenantes à influencer les résultats finaux des projets de l’entreprise, faciliter ou bloquer une décision, mobiliser la presse, etc.
  • L’urgence, soit le calendrier des impacts du projet sur les parties.
  • La légitimité, c’est-à-dire la capacité à endosser la cause.

Pour qu’une partie prenante soit considérée comme essentielle (et donc écoutée et prise en compte), elle doit impérativement avoir ces trois caractéristiques. Si elle n’en possède que deux, elle est légitime à avoir des attentes vis-à-vis de l’entreprise, sans plus. Au contraire, si elle n’en possède qu’une seule, son importance est seulement potentielle ou latente : l’entreprise peut se contenter d’une simple action de surveillance au cas où cette partie prenante prendrait de l’ampleur, pour le moment elle n’est pas considérée comme essentielle et ne sera pas prise en compte dans le processus de décisions.

Par ailleurs, d’autres auteurs s’intéressent au processus d’implication des différentes parties prenantes. Selon le modèle d’implication des parties prenantes d’Aggeri et Acquier, cela repose sur :

  • Toute organisation a des parties prenantes qui ont des exigences à son égard
  • Toutes les parties prenantes n’ont pas la même capacité d’influencer l’organisation
  • La prospérité de l’entreprise dépend de sa capacité à répondre aux demandes des parties prenantes influentes
  • La fonction principale du management est d’arbitrer entre les demandes potentiellement contradictoires des parties prenantes.

Pourtant, ce modèle a ses limites puisqu’il établit le postulat que c’est l’organisation qui est influencée et doit satisfaire les intérêts de ses parties prenantes, alors qu’il se peut tout à fait que l’entreprise ait aussi des attentes envers ses parties prenantes (ses fournisseurs, par exemple).

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Audrey Hoarau

Étudiante à l'emlyon business school après avoir fait une classe préparatoire ECT au lycée Henri Moissan à Meaux