Lexique : les indispensables pour réussir l’épreuve de Management ECT #1 Lexique : les indispensables pour réussir l’épreuve de Management ECT #1
Même si la rentrée a pris cette année une tournure inédite, les épreuves du concours n’ont pas changé. Il va donc falloir continuer de... Lexique : les indispensables pour réussir l’épreuve de Management ECT #1

Même si la rentrée a pris cette année une tournure inédite, les épreuves du concours n’ont pas changé. Il va donc falloir continuer de s’y préparer au mieux… Accompagnés de vos masques et de votre gel hydroalcoolique vous allez affronter la classe préparatoire, qui peut parfois être semée d’embuche si vous n’êtes pas assez bien organisé(e) dès le départ. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui un récapitulatif des définitions primordiales à connaître en management ECT, ce qui devrait déjà vous faciliter la tâche. 

Je voudrais vous rappelez que les définitions, bien qu’elles puissent paraître très scolaires, font toujours leur petit effet auprès des correcteurs. Elles doivent apparaître dès le début de votre paragraphe et posent les bases de votre argumentation. Je pense sincèrement que c’est en partie grâce à elles que j’ai obtenu la note de 20/20 à l’épreuve Ecricome. Il ne faut donc surtout pas les négliger, que ce soit pour CCIP comme pour Ecricome !

Vous trouverez dans la suite de l’article les principales définitions à connaître. J’ai fait en sorte d’y mettre uniquement les concepts clés qui pourront toujours vous servir pour répondre aux questions du concours. Je les ai donc classé par catégorie pour rendre leur apprentissage plus facile. Prenez le temps de bien les mémoriser, vous avez encore 2 ans devant vous (ou peut être qu’un maintenant…). La suite de la liste arrive bientôt, bonne lecture à vous tous ! 

 

 

1. Stratégie

La stratégie : c’est la détermination des buts à long terme d’une entreprise et le choix des actions et de l’allocation des ressources nécessaires à leur atteinte selon Alfred Chandler.

Un objectif stratégique : il représente un but à atteindre fixé par une entreprise en fonction de sa finalité, de ses ressources et de son environnement. Il doit être quantifié, qualifié et temporel. 

La finalité : il s’agit de la raison d’être d’une organisation, en d’autres termes c’est le but général qui justifie son existence. Une finalité peut être économique, environnementale, sociale, etc.

Un avantage concurrentiel : il s’agit d’un facteur de réussite qu’une entreprise doit maîtriser mieux que ses concurrents pour pouvoir en tirer une meilleure position sur le marché et donc se différencier fondamentalement par rapport à l’offre de ceux-ci selon Porter. 

Un domaine d’activité stratégique (DAS) : c’est un sous-ensemble d’activités homogènes, régis par des facteurs clés de succès et faisant l’objet d’une stratégie spécifique. 

Un facteur clé de succès : il représente un élément stratégique qu’une entreprise doit maîtriser pour être compétitive sur un marché donné. Il y en a plusieurs sur un marché précis et ceux-ci s’appliquent de la même manière à toutes les entreprises d’un même secteur. 

 

La stratégie globale ou corporate

Elle peut être caractérisée soit par :  

La stratégie de spécialisation : une entreprise se spécialise lorsqu’elle concentre son activité et ses ressources sur le (ou les) domaines d’activités stratégiques (ou métiers) existants. 

Ou – La stratégie de diversification : une entreprise se diversifie lorsque son portefeuille d’activités stratégiques s’enrichit de nouveaux domaines d’activités stratégiques (a fortiori de nouveaux métiers).

Ou – La stratégie de désengagement / recentrage : une entreprise se désengage lorsqu’elle cherche à se séparer d’une activité dont le potentiel de développement est insuffisant et / ou sur laquelle sa position stratégique est faible. 

 

La stratégie de domaine ou business

Elle peut être caractérisée soit par : 

La stratégie de différenciation : une entreprise se différentie lorsqu’elle propose une offre qui se distingue sur le marché par rapport aux concurrents. Elle peut se faire par le haut si l’offre est plus sophistiquée que les concurrents ou par le bas si l’offre est plus épurée que les concurrents. 

Ou – La stratégie de domination par les coûts : une entreprise domine ses coûts lorsqu’elle obtient des coûts les plus faibles possibles par rapport à ses concurrents.

Ou – La stratégie de focalisation / de niche : une entreprise se focalise lorsqu’elle déploie ses efforts vers une gamme de produits ou services restreints et un segment de clientèle particulier.

 

La stratégie inter-entreprise

Elle peut être caractérisée soit par : 

La stratégie d’externalisation : une entreprise externalise lorsqu’elle restreint son champ d’action et se concentre sur un petit nombre d’opérations en confiant le management des autres fonctions à des partenaires externes.

Ou – La stratégie d’intégration : une entreprise intègre lorsqu’elle étend son activité le long de la filière économique, c’est-à-dire qu’elle cherche à maîtriser une partie plus étendue de la filière à laquelle elle appartient. 

 

La stratégie de croissance

Elle peut être caractérisée soit par :

La stratégie de croissance interne : une entreprise se développe en interne lorsqu’elle utilise ses propres moyens, c’est-à-dire qu’elle investi et mobilise son savoir-faire, pour créer de la valeur. 

Et / ou – La stratégie de croissance externe : une entreprise se développe en externe lorsqu’elle rachète une ou plusieurs entreprises déjà existantes, en procédant à une fusion-absorption ou non. 

Et / ou – La stratégie de croissance conjointe : une entreprise se développe conjointement lorsqu’elle se rapproche d’une ou de plusieurs autres entreprises, c’est-à-dire en procédant à des alliance avec des concurrents et / ou à des partenariat avec des clients / distributeurs. 

 

2. Ressources humaines 

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) : elle consiste à élaborer des plans d’actions destinés à neutraliser de manière anticipée les inadéquations quantitatives et / ou qualitatives entre les besoins futurs (emplois) et les ressources humaines (compétences disponibles) selon Citeau.

Une partie prenante : c’est un individu ou un groupe d’individu qui peut affecter ou être affecté par la réalisation des objectifs organisationnels.

Une compétence : il s’agit de la mise en oeuvre, en situation professionnelle, de capacités qui permettent d’exercer convenablement une fonction et une activité. 

L’employabilité : représente la capacité individuelle à se maintenir en état de trouver un autre emploi que le sien, dans ou hors métier exercé actuellement. 

La structure : c’est l’ensemble des fonctions et des relations déterminant les missions et les fonctions que chaque unité d’une organisation doit accomplir et les modes de collaboration entre ces unités selon Strategor. 

La motivation : représente le construit hypothétique utilisé afin de décrire les forces internes (qui proviennent de l’intérieur de l’individu) et / ou externes (qui proviennent de son environnement) produisant le déclenchement, la direction, l’intensité et la persistance du comportement. 

Le climat social : c’est l’ensemble des caractéristiques objectives et relativement permanentes d’une organisation perçues par les individus appartenants à celle-ci, qui servent à lui donner une personnalité et qui influence le comportement et les attitudes de ses membres. 

La communication interne : c’est l’ensemble des actes de communication qui se produisent à l‘intérieur d’une entreprise.

Le dialogue social : il représente les relations et les interactions qui existent au sein d’une organisation entre la direction, les représentants du personnel et les salariés. 

La culture d’entreprise : il s’agit de l’ensemble des manières de penser, de se comporter et d’agir communes aux membres d’une organisation. Elle est constituée de normes, valeurs et symboles et relève d’un processus d’apprentissage collectif qui évolue en fonction des différentes phases du développement d’une entreprise selon Schein.

 

3. Système d’information

Un système d’information : il représente un ensemble structuré de ressources (logiciels, données, humains, etc) permettant d’acquérir, de traiter, de mémoriser, de transmettre et de rendre disponible l’information (sous forme de données, textes, images, etc) dans et entre les organisations. 

L’alignement stratégique : il s’agit d’une démarche qui permet de mettre en cohérence la stratégie du système d’information avec celle de l’entreprise selon Henderson et Venkatraman. 

La gouvernance du système d’information : elle décrit les moyens de gestion et de régulation utilisés pour contrôler et piloter le système d’information dans le but que l’organisation atteigne ses objectifs stratégiques.

L’intelligence artificielle : c’est l’ensemble des technologies dont la finalité est la reproduction par l’informatique de fonctions cognitives traditionnellement effectuées par l’humain. 

Un processus : il s’agit d’un enchainement de tâches mentales (prendre des décisions par exemple) ou physique (fabriquer par exemple) qui utilise des éléments d’entrée pour produire un résultat en suivant un workflow.

L’infogérance : c’est la gestion de tâches informatiques confiées par une entreprise à un prestataire extérieur, en d’autres termes c’est l’externalisation du système d’information. 

 

 

N’hésite pas à relire régulièrement ce lexique pour bien assimiler les notions que je t’ai proposé. Comme je te l’ai déjà dit en introduction, une prochaine liste de vocabulaire arrive bientôt avec cette fois-ci de nombreuses définitions en marketing et en finance !

Agathe Daviet

Étudiante à emlyon Business School après une CPGE ECT au lycée Chevrollier.