Méthode – Contraction de texte HEC Méthode – Contraction de texte HEC
La contraction de texte est une épreuve redoutée : parce qu’elle est souvent moins travaillée que les autres matières, parce qu’elle demande un certain entraînement,... Méthode – Contraction de texte HEC

La contraction de texte est une épreuve redoutée : parce qu’elle est souvent moins travaillée que les autres matières, parce qu’elle demande un certain entraînement, beaucoup de méthode, et parce qu’elle dépend beaucoup du texte sur lequel vous tombez le Jour J.

Pourtant, c’est une épreuve, sur le fond, plutôt simple : il y a des règles à respecter. Si tu le fais, tu as tous les points, si tu ne le fais pas, c’est la catastrophe : et dites-vous que oui, c’est facile d’avoir au moins 18 en contraction de texte.

Pour la méthode, il n’y a pas de miracle : il suffit de s’entraîner et d’en faire encore et encore. Mais chez Major-Prépa, on a quand même quelques conseils et astuces à te proposer :

 

Méthode de Léa (ancienne étudiante en prépa B/L)

Ce qu’il faut faire avant tout, c’est comprendre le but de l’épreuve : non, ce n’est pas une épreuve inutile qui sert juste à « résumer un texte ». Elle a plusieurs buts :

  • S’assurer que l’étudiant comprend un texte plus ou moins complexe. C’est-à-dire : vérifier qu’il est capable de saisir l’idée de l’auteur et de l’expliquer à son tour. Pour cela, il doit comprendre un raisonnement : quoi de mieux pour vérifier que quelqu’un a compris quelque chose que lui demander de le résumer dans ses propres mots ?
  • S’assurer que l’étudiant sait parler un français correct et utiliser un style de qualité. C’est très important : les écoles de commerces forment des futurs managers. A quoi bon vouloir devenir manager si notre français écrit est bourré de fautes d’orthographes et notre français oral est empreint de nombreuses fautes syntaxiques ?

Il y a plusieurs étapes qu’il est conseillé de respecter (et qui ont toujours fonctionné pour moi, en tous cas)

  1. Lire le texte une première fois en entier : but : comprendre l’idée générale de l’auteur et son raisonnement => où a-t-il voulu en venir ? Comment l’a-t-il fait ?
  2. Couper le texte en trois parties : en général, ce sont les trois idées principales de l’auteur
  3. Reprendre chaque paragraphe un par un et en faire un court résumé sur une feuille de brouillon (résumé court MAIS complet, c’est très important ! But : au moment de la rédaction, tu n’as pas le texte/paragraphe entier à relire mais le résumé que tu en as déjà fait)
  4. C’est le moment de la rédaction : le but est de réécrire de façon succincte chaque résumé que tu as déjà fait (bien sûr, garde quand même un œil sur ton texte, pour t’assurer que tu ne dérives pas).
    1. Astuces : lors de ton premier jet, tu n’accordes pas toute l’importance au nombre de mot. Il ne faut pas perdre de vue l’objectif, bien sûr, mais il est important de s’assurer, en premier lieu, que l’idée de l’auteur est bien respectée et qu’il n’y a pas de paraphrase ni d’interprétation personnelle
    2. Tu peux ensuite compter tes mots de cette manière : si sur un texte de deux pages, un paragraphe fait une demi page, alors la partie qui y est consacrée dans ta copie doit garder les proportions (c’est-à-dire, ici, ¼ du nombre de mots total !).

ATTENTION : il est inutile de frauder sur le nombre de mots : ils sont recomptés et cette fourberie peut coûter très cher !

Attention à ton style ! C’est très important pour le correcteur, pour preuve, voici un extrait tiré du rapport de jury 2015 : “La qualité de la langue est l’objet de toute l’attention des correcteurs, et les fautes d’expression sont strictement pénalisées”. En plus, en utilisant un style plus développé que ce dont tu as l’habitude, tu auras plus de facilité à respecter le nombre de mots : certaines expressions stylistiques te permettent de dire en trois mots ce que tu aurais habituellement dit en dix mots !

Attention également à respecter l’ordre d’argumentation du texte : si l’auteur ne fait pas d’introduction, inutile que tu en rédiges une. Pour montrer que tu as bien compris sa théorie, il faut que tu montres que tu es capable de suivre et d’expliquer son raisonnement, et cela passe par respecter l’ordre des idées.

Au niveau du vocabulaire : il faut absolument proscrire la citation ET la paraphrase. Montre que tu as du vocabulaire et que chercher à reformuler l’idée d’un auteur, ça ne te fait pas peur. Le but est de s’approprier l’idée de l’auteur, et non de la recopier ! Par contre, il y a certains mots qui sont essentiels et qu’il ne faut pas modifier (des noms communs tels que « discours », « charme » ou « véhicule », qui sont essentiels au texte).

Voici une première approche. Comme tu le sais, chaque méthode de travail est différente, et ce qui fonctionne pour Léa ne peut pas fonctionner forcément pour tout le monde. Alors si tu veux compléter ses conseils, tu peux lire ceux d’Arnaud, qui a lui aussi une méthode bien personnelle.

 

Méthode d’Arnaud (ancien étudiant en prépa ECS)

Commencez, avant toute chose, par regarder le nom de l’auteur. Si, par chance, c’est un auteur dont vous êtes un minimum familier, ou dont vous connaissez au moins un peu les idées, cela peut vous épargner de faire un contresens grossier. Après quoi, lisez le texte une première fois, lentement, en vous appliquant à bien comprendre la pensée de l’auteur et à vous imprégner de son style, sans rien écrire sur le sujet. Ensuite, faites entre deux ou trois relectures (plus rapides que la première lecture donc), pour découper le texte en cinq parties : une courte introduction (à laquelle vous consacrerez environ entre 40 et 60 mots au final), trois parties « argumentatives » (auxquelles vous consacrerez environ entre 100 et 150 mots chacune selon le texte), et une conclusion (qui fera entre 20 et 40 mots environ).

Ce travail de compréhension et de repérage doit vous prendre entre 30 et 45 minutes, maximum. La contraction du texte elle-même s’avère en effet être un exercice toujours laborieux, et la suite de l’épreuve sera le plus souvent une véritable course contre la montre. Une fois que vous avez terminé votre repérage, vous pouvez commencer le brouillon de votre contraction.

Pour ce faire, résumez une première fois chacune des cinq parties que vous avez repérées, séparément : l’introduction d’abord, puis les trois parties et la conclusion, mais sans tenir compte des autres parties lorsque vous en résumez une. Cela implique notamment que lors de ce premier jet, vous ne tenez absolument pas compte du nombre de mots à ne pas dépasser. Il s’agit de résumer chacune de ces cinq parties de la façon la plus large possible, en incluant autant d’éléments du texte que possible. Bien sûr, vous allez devoir constamment avoir un œil sur le texte pour l’élaboration de ce premier brouillon.

Après avoir écrit ce premier jet, faites le décompte du nombre de mots auquel vous arrivez, pour chaque partie puis pour le total. Selon l’écart entre votre décompte et la limite imposée de 420 mots (il m’est souvent arrivé d’avoir plus de 200 mots de trop à ce moment-là de l’épreuve !) vous allez alors commencer à défricher votre production, en évacuant petit à petit les éléments qui s’avèrent ne pas être essentiels, et en épurant votre style pour gagner le plus de mots possible sur chaque tournure de phrase. Il faut en effet chercher à avoir le style le plus efficace possible ; dans l’esprit de l’épreuve, il s’agit d’en dire le maximum, avec le minimum de mots. Là encore, il faut constamment jeter un œil au texte pour être de sûr de ne pas dévier mais également de ne pas reprendre un mot du texte qu’il aurait fallu remplacer (il est en effet parfois impossible de ne pas employer le même terme que l’auteur). Attention toutefois lors de ce défrichage à bien respecter l’équilibre mentionné plus haut : il n’est pas pensable d’avoir une introduction plus longue qu’une partie « argumentative », des parties de longueurs trop différentes ou une conclusion trop longue.

Une fois ce travail terminé, lorsque vous êtes passé sous la barre des 420 mots, que je vous recommande d’ailleurs d’exploiter à fond, pour tâcher de restituer tous les aspects importants du texte, vous pouvez commencer à rédiger au propre. Idéalement, vous devez garder une bonne vingtaine de minutes pour la mise au propre, voire une demi-heure (bien sûr cela dépend de la vitesse à laquelle vous écrivez). De ce côté-là, il peut être bon de sauter des lignes. Visuellement, cela rend plutôt bien. Du reste, faites bien sûr attention à l’orthographe et la grammaire, les correcteurs repèrent les moindres fautes et sont en droit de vous sanctionner. Mentionnez le décompte des mots tous les 50 mots, et mentionnez votre décompte final en fin de copie, comme indiqué par l’énoncé. Là encore, si par malheur vous avez mal compté au brouillon, soyez sincère, et n’espérez aucune pitié de la part du correcteur ; les mots sont systématiquement recomptés et on est en droit de vous enlever des points (en théorie on vous enlève un point tous les cinq mots de trop -sachant qu’avec 421 mots, cela compte comme 5 mots de trop). Il se peut bien sûr que le correcteur soit exceptionnellement indulgent, et que vous ne soyez pas sanctionné pour un ou deux mots de plus (ou de moins), si vous « avouez » votre dépassement, mais ne comptez pas trop dessus, et tâchez à tout prix d’être dans la bonne fourchette. Evidemment si vous trichez sur le décompte des mots pour masquer un dépassement ou un manque de mots, le correcteur s’en rendra compte, et vous serez alors absolument certain d’être sanctionné.

Notez tout de même bien que cette méthode n’a en aucun cas prétention à être LA méthode, et que sur certain textes, un découpage en trois ou quatre paragraphes plutôt qu’en cinq peut éventuellement être plus judicieux et vous permettre d’obtenir une meilleure note. Mais cette méthode s’avère être efficace sur tout type de texte, et permet de gagner du temps en ne se posant pas trop de questions.

 

Comme le dit si bien Arnaud, aucune de ces deux méthodes n’est LA méthode à respecter. Ce sont deux manières de travailler une épreuve. Tu peux prendre exemple et t’en inspirer. Cependant, la meilleure solution pour TOI, est de trouver ton rythme de travail pour la contraction de texte. Tu peux développer des astuces à ton tour et surtout … N’hésite pas à nous les partager !

Léa Hauviller

Ancienne élève en CPGE B/L au lycée Notre Dame Saint Sigisbert (Nancy). Actuellement étudiante en première année à Skema (Sophia Antipolis)

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