Pourquoi choisir la spé Histoire-Géo en Khagne LSH ? Pourquoi choisir la spé Histoire-Géo en Khagne LSH ?
Comment aborder la spé Histoire-Géographie en Khagne LSH ? Si les courbes de niveaux, le lexique géographique, les dates et l’historiographie vous donnent le tournis,... Pourquoi choisir la spé Histoire-Géo en Khagne LSH ?

Comment aborder la spé Histoire-Géographie en Khagne LSH ?

Si les courbes de niveaux, le lexique géographique, les dates et l’historiographie vous donnent le tournis, vous pouvez aisément en déduire que les autres spés vous conviendront davantage.
Le futur khagneux qui souhaite intégrer « la meilleure spé » (ce que me répéta mon prof de géo tout au long de l’année) doit non seulement avoir un intérêt prononcé pour la chronologie et la confrontation des discours historiques, mais aussi un intérêt pour l’analyse des enjeux territoriaux et l’étude des cartes IGN.
L’explication de texte historique, et le commentaire de carte sont chacun au coefficient 1, en comptant le tronc commun, vous obtenez ainsi un coef 4 pour les épreuves d’Histoire et de Géographie, ce qui représente 40% des points que vous pouvez prendre au concours. Réfléchissez bien !

 

A – L’explication de texte historique :

Cette épreuve qui peut paraître terriblement courte au premier abord ne laisse aucune place au hasard. Elle consiste en l’analyse méticuleuse d’un document à commenter en lien avec un des deux thèmes au programme. Il s’agit de confronter le propos de l’auteur au regard de vos connaissances historiques et historiographiques, et si besoin de remettre en cause sa conception en apportant la preuve des limites que lui vous trouverez. Ceci vous permettra de trouver le nœud du problème.

Comme dans une composition d’Histoire en tronc commun, il est fondamental de faire intervenir les thèses des auteurs étudiés pendant l’année en citant précisément le titre de l’ouvrage et le nom de l’auteur, en faisant extrêmement attention à l’orthographe.

Comment procéder au cours de l’année ?

En complément du cours de votre professeur, vous pouvez lire les livres de la bibliographie et les ficher avec d’autres préparationnaires s’ils utilisent une méthode de travail qui vous convient. Ce qui a fonctionné pour moi (18,5/ 20 au concours), c’est le fichage du cours de mon professeur qui était très dense et très complet. Un cours synthétisé est plus rapide à ingurgiter une fois que vous vous l’êtes approprié en le fichant. Il est utile de préparer vos fiches avant chaque DS, et de reprendre vos cours une fois terminé. Ficher un chapitre vous fera gagner du temps dans vos révisions, et vous évitera de revenir dans vos notes prises pendant le cours, c’est pour cette raison qu’il est important de les reprendre rapidement, de sorte à ne plus revenir à vos notes, mais à seulement réviser vos fiches. Une fois le jour du concours arrivé, vous n’aurez plus qu’à piocher dans votre mémoire les fiches que vous aurez apprises précisément.
Je vous conseille de faire votre fiche en quatre parties :

1 – Le plan du chapitre avec un résumé de l’intro et de la conclusion (c’est un plan de dissert).
2 – la chronologie des faits (indispensable pour comprendre le chapitre étudié).
3 – Les personnages historiques et leurs rôles.
4 – Les différentes thèses qui se complètent ou se contredisent (3 en générale, une par partie au moins dans le cours de votre prof).

Toutefois, gardez toujours en mémoire le fait que l’Histoire est un discours, produit par des chercheurs. Chaque auteur a sa propre conception d’une époque en fonction des sources et des travaux sur lesquels se fondent ses recherches. Ce discours est amené à changer à l’avenir selon les travaux des historiens.

Pendant l’épreuve :

Il convient de lire rapidement le document une première fois sans rien souligner. Au cours d’une seconde lecture plus attentive, soulignez les éléments qui vous semblent pertinents.
Mettez-les brièvement par écrits, et confrontez-les avec vos connaissances. C’est à ce moment-là que le problème est censé apparaître. Si ce n’est pas le cas, c’est que votre repérage a été effectué à la hâte. Ne passez pas plus d’une demi-heure sur la lecture et sur le plan. Vous n’avez que trois heures, mais le correcteur attend une copie fournie (entre 9 et 12 pages manuscrites).
En introduction, donnez la nature du document, présentez brièvement son auteur (plus vous en savez mieux c’est), mettez en contexte le document avec l’époque de rédaction, puis énoncez clairement votre problématique et votre plan (en deux ou trois parties). Pensez aux transitions, et soignez votre conclusion que vous n’aurez pas le temps de rédiger à l’avance.
Enfin, gardez-vous dix minutes pour relire au risque d’énerver le correcteur.

 

B – Le commentaire de carte

En cours :

Pendant l’année, soyez extrêmement attentifs lors de vos cours, et sachez que le travail personnel avec des dictionnaires géographiques, et autres manuels de commentaires de carte ou guides verts régionaux vous sera très utile pour appréhender les cartes que vous étudierez avec votre professeur. Avant le concours, vous aurez le temps d’en traiter une trentaine entre les DS et les cours. Chaque carte comporte ses spécificités, il existe ainsi plusieurs problématiques qui pourraient bien ressembler à la carte qui tombera le jour du concours. Apprenez bien les corrections, pour réutiliser certains éléments au cas où, on ne sait jamais.

La seule question à se poser : Quelle réalité la carte fait-elle ressortir ?

Pour être plus clair : dans quelle mesure la configuration du terrain, le passé, l’aménagement, du territoire et les conditions climatiques, forgent l’identité spécifique d’une portion du territoire français et influencent les comportements humains ?

N’oubliez jamais que la carte, historiquement, est un document qui servait au roi à connaître l’étendue de son royaume, et aux militaires, à savoir les moyens de transports qu’ils devaient utiliser pour franchir les obstacles d’un territoire donné. Une carte est un code qu’il faut déchiffrer. Malheureusement ce code ne se limite pas aux symboles présents sur la carte. Faites la liste de tous les éléments qui vous frappent, votre œil doit photographier l’ensemble de la carte pour comprendre sa pertinence, c’est-à-dire, la raison pour laquelle le jury a choisi cette carte-là. Que cherche-t-elle a montrer, que nous dit-elle (type de cultures, d’activité, milieu urbain ou rural, carte de montagne, de forêt, de littorale, portuaire, insulaire, volcanique…)

Une fois ce repérage effectué, vous devez confronter les éléments relevés avec les connaissances acquises pendant l’année. Le sens de la carte devrait vous apparaître, et vous pourrez élaborer votre problématique, puis le plan qui permettra d’y répondre (même si en général il est préférable d’en faire trois, vous pouvez rendre un devoir satisfaisant avec deux parties).
Notez également que les correcteurs apprécient les termes techniques que vous avez appris, mais n’utilisez jamais un mot si vous n’êtes pas certains d’en connaître parfaitement la définition.

La rédaction :

La première chose à faire en introduction est de localiser précisément la portion de territoire que l’on étudie. Mentionner la région et le département, qui sont parfois indiqués si vous avez de la chance, sinon il faudra essayer de trouver par vous même en fonction des environs.
Dire qu’il y a une activité agricole n’est pas pertinent, en revanche dire que le paysage observé se trouve dans une zone rurale sous forme d’openfield, ou de boccage répondra aux attentes du correcteur. Cependant, il ne faut pas évoquer un élément s’il ne sert pas votre propos. Vous ne pouvez pas tout utiliser, un écrémage de l’information est nécessaire, comme dans tout commentaire.

Aussi, ne négligez pas les transitions entre les sous-partie (une phrase) et entre les parties (3-5 phrases, ce qui vaut pour tous les devoirs que vous rendrez en khagne), et pensez en conclusion à donner la réponse à votre problématique : la ou les raisons pour lesquelles la carte est intéressante à étudier.

Si vous avez le temps vous pouvez intégrer un (ou plusieurs) croquis dans votre devoir, ou bien le réaliser sur une feuille à part, que vous pourrez insérer en annexe, ce qui vous apportera la bienveillance du correcteur. L’absence de croquis n’est pas pénalisée, cependant un croquis non pertinent ou mal présenté, risque d’énerver le correcteur.

Si cela ne vous convient pas, je vous conseille de changer de spé, sinon vous y prendrez goût avant même de vous en rendre compte, et finirez (peut-être) par les regretter, tant ces exercices sont pertinents et stimulants.

Guillaume Luce