Réviser les oraux après des écrits “ratés” : se faire du mal pour rien ? Réviser les oraux après des écrits “ratés” : se faire du mal pour rien ?
Pour certains c’est enfin fini, pour d’autres presque ! Mais attention, je parle bien des écrits, pas des concours ! Comme vous le savez tous,... Réviser les oraux après des écrits “ratés” : se faire du mal pour rien ?

Pour certains c’est enfin fini, pour d’autres presque ! Mais attention, je parle bien des écrits, pas des concours ! Comme vous le savez tous, vous n’avez fait que la moitié du chemin et il ne faut absolument pas se relâcher maintenant ! Pensez à souffler un peu après les écrits – vous l’avez bien mérité et c’est primordial- mais pensez rapidement à vous y remettre pour ne pas vous déconnecter et risquer de vous voir refuser l’accès à une école alors que la porte était grande ouverte devant vous ! Après certains se demande s’il est utile de réviser les oraux quand on a raté les écrits, nous allons tenter de répondre à cette interrogation…

 

Première question à se poser : ai-je vraiment raté ?

Alors déjà le « non mais moi je fais plus de maths j’ai raté la maths II/ j’ai  rien compris au sujet HEC » vous oubliez. Primo vous ne savez pas ! Oui peut-être que tu as rien compris et fais que cinq questions mais tu ne sais pas ce que les autres ont fait (n’oublie pas que le mec qui sort en disant « je l’ai torché » a peut-être répondu à toutes les questions… mais mal !) et tu es noté par rapport aux autres qui sont des élèves de prépa comme toi, pas des machines. Avoir l’impression d’avoir raté ne veut pas dire que tu as raté (personnellement je suis sortie de la maths II en étant déçue de ma performance et j’ai eu 17).  Et quand bien même tu aurais raté : il y a plusieurs matières, plusieurs écoles…  Crois-moi au concours rien n’est prévisible.  Tu peux avoir un 8 à la dissert’ que tu croyais être l’œuvre de ta vie, 18 à une copie que tu as rendue sans grande conviction. Tant que tu n’as pas tes résultats tu ne peux rien conclure (même en parlant avec tes potes qui ne sont pas représentatifs de l’ensemble des candidats).

 

Deuxième question : quel risque  ai-je envie de prendre ?

Ce n’est ici que mon humble avis mais je pense qu’il vaut mieux prendre le risque de « bosser pour rien » plutôt que de partir défaitiste comme certains et te retrouver à n’avoir rien fichu jusqu’à lire « admissible » et galérer parce que deux jours plus tard tu es au tableau une craie à la main à résoudre des probas, voire à rater de peu l’admission définitive pensant ne jamais avoir d’oral. On dit souvent que craindre une situation peut la provoquer, crois-moi, croire que tu vas cuber parce que tu as raté tes écrits peut te conduire à rater tes concours alors que avais toutes tes chances. Je sais que c’est difficile, il fait beau, ça sent les vacances… Accorde-toi un peu de chill, n’adopte pas le même rythme qu’avant les écrits, mais ne te mets pas totalement en vacances…

 

Troisième question : comment réviser les oraux intelligemment ?

Je pense que réviser intelligemment c’est déjà réviser tout court, indépendamment des ressentis que tu as eus. Après bien sûr, si tu penses que tu as raté totalement les épreuves HEC, inutile de bosser 4h par jour le triptyque (même si tu penses avoir réussi d’ailleurs).  La question de réviser si on a l’impression d’avoir raté se pose en réalité souvent pour les maths en voie S. En effet, bosser les langues (croyez-moi ce n’est que des points à gagner) et l’entretien (même si la forme varie, le fond reste le même) te servira pour la plupart des écoles, donc miser dessus ne peut être que rentable ! Pour le reste (maths, éco, géopo, CG,…) essaie de continuer à travailler, notamment sur des sujets que tu n’as pas eu le temps d’affiner avant les écrits (révise aussi tes fiches pour les écrits, crois-moi tu oublie rapidement tout ce que tu avais en tête). Ce sont des matières que l’on ne travaille pas en deux jours (oui les premiers à passer en oral passent parfois même pas deux jours après les résultats !).

 

Voilà tu as la réponse : il faut bosser même en ayant l’impression d’avoir raté ! Dans le pire , mais vraiment le pire des cas, si vraiment tu avais tout raté, cela te resservira pour plus tard et tu n’auras aucun regret !

 

 

 

 

 

Astrid Plonquet

Après trois années de préparation dans une prépa parisienne, j'ai intégré l'ESSEC où je suis élève en deuxième année . Bien qu'ancienne S, mes matières de prédilection sont plutôt littéraires : il s'agit de la géopolitique, de la CG et de l'Allemand !