Les 11 erreurs les plus fréquentes en entretien de motivation Les 11 erreurs les plus fréquentes en entretien de motivation
  L’entretien de motivation reste une épreuve atypique. Elle se révise à la fois en un temps très court (1 mois en général entre... Les 11 erreurs les plus fréquentes en entretien de motivation

 

L’entretien de motivation reste une épreuve atypique. Elle se révise à la fois en un temps très court (1 mois en général entre les écrits et les oraux) et très long (vous avez mis 20 ans à construire votre personnalité et votre parcours). Elle est la plus coefficientée mais n’a pas de « règles » ni de « programme » particulier (si ce n’est vous !). Il est ainsi souvent très difficile pour les candidats de cerner et donc de préparer cette épreuve. Pour vous aider dans votre travail, nous pouvons vous donner 11 erreurs les plus fréquentes chez les candidats, et donc comment les éviter !

 

Erreur n°1 : Ne pas travailler !

L’erreur la plus classique chez le candidat ! Penser que l’entretien de motivation, puisqu’il porte sur « soi » ne nécessite pas de connaissances et donc de préparation particulière.
Or, il s’agit de l’inverse ! Il est d’ailleurs rare que les candidats aient pris le temps d’analyser toutes leurs expériences (bénéfices et qualités tirées), ce que nous travaillons donc avec nos étudiants grâce à la fameuse « méthode des cercles ».

Par ailleurs, un bon étudiant est un étudiant qui aura réfléchi sur ses appétences professionnelles (je n’ai pas forcément dit « projet professionnel »), les métiers en question, ainsi que ce que l’école peut lui apporter !

 

Erreur n°2 : Penser que tout est gagné (ou tout est perdu) !

Sonia Branglidore. Ce nom ne vous dit sans doute rien, puisqu’il s’agit du nom de l’auteure d’un ancien livre sur les entretiens de motivation (1987 !). Cependant, le titre du livre reste d’actualité : Le Deuxième Concours.

Les oraux constituent en effet, par leur nature et leur importance, un véritable deuxième concours. Un candidat bien classé peut perdre son rang suite à une très mauvaise note à l’entretien. A l’inverse, un candidat classé dans les derniers admissibles peut tout à fait intégrer en cas de très bonne notes.  !

 

Erreur n°3 : Ne pas être soi-même !

Être jury de concours représente une responsabilité. Nous avons en main l’intégration d’un candidat, et donc le fruit de deux à trois années de travail. Ainsi, un jury ne prendra jamais de risque quant à l’intégration d’un candidat. S’il n’est pas sur, et n’a pas l’impression de connaître la personnalité du candidat après 30 minutes d’entretien, il n’aura d’autre choix que de lui mettre une note handicapante.

Le plus sûr moyen de ne pas intégrer est de ne pas jouer le jeu de l’entretien, et de ne pas se révéler. Le jury n’est pas dans une logique d’inquisiteur mais dans une logique de découverte du candidat, afin d’avoir toutes les cartes en main pour prendre sa décision.

 

Erreur n°4 : Avoir un discours pré-conçu

Dans le prolongement, il est insupportable pour un jury d’entendre les mêmes discours toute la journée. Rien de mieux qu’un discours impersonnel pour accuser le candidat d’avoir un discours pré-conçu.

Évitez donc les « j’ai eu la chance de », « je suis ici pour vous montrer toute ma motivation à rejoindre votre école » (sans blague…), etc. Utilisez vos propres phrases !

 

Erreur n°5 : Ne pas travailler l’actualité

Vous, candidat, serez dans une petite dizaine d’années (soit très vite) un cadre supérieur et aurez des équipes sous votre responsabilité !

Impensable d’avoir donc un futur cadre ne pas s’intéresser un minimum à l’actualité, et être capable d’en tirer une analyse personnelle. Attention, on ne vous demandera pas forcément de parler de quelque chose qui fait la Une des journaux. Quand le jury posera la question, nous vous conseillons de choisir un sujet d’actualité qui vous parle et qui est en lien avec vous (vos passions / voyages / projet professionnel…) afin d’apprendre quelque chose sur vous au jury !

PS : Le dernier quiz d’actu : 6-12 mai 2019

Erreur n°6 : Vouloir cacher des choses au jury

Un jury expérimenté peut vous faire parler de ce qu’il veut, votre atout numéro 1 comme ce que vous voulez absolument cacher. Il faut donc être prêt à parler de n’importe quoi. Préparez-vous à parler de tous les sujets, même ceux qui vous mettent mal à l’aise (votre redoublement, l’abandon du tennis, votre ré-orientation…) et travaillant ce que vous avez appris de ces épreuves.

Enfin, bannissez l’auto-censure qui vous laisse croire que telle ou telle expérience est insignifiante. Vous privez ainsi le jury d’une partie de ce qui vous a forgé.

 

Erreur n°7 : Mal gérer son Tour de France

Le « Tour de France des oraux » est à la fois une période inspirante (vous touchez du doigt l’objectif !) et éprouvante, surtout si elle est mal gérée.
Tout en faisant connaissance avec les membres de l’école, prenez soin de vous. Dans l’idéal, n’arrivez pas à l’école le jour de votre entretien et dormez la nuit le précédant dans un endroit calme (exit les plus importantes colocations).

Le jour J, ne perdez pas trop d’influx avant votre entretien en participant de manière démesurée aux activités proposées par les accueils admissibles.

Enfin, mieux vaut de ne pas passer plus de 4 écoles d’un coup, sans rentrer chez soi. De la même manière, placez vos deux écoles préférées dans les positions 3 et 4 dans l’idéal (vous serez échauffé sans être – encore – épuisé !).

 

Erreur n°8 : Négliger le « paraître »

Tout compte en entretien, même les détails !

Attention à avoir une tenue appropriée le jour J : costume sobre, cravate et rasage à blanc pour ces messieurs ; plus de libertés pour ces dames, sans toutefois tomber dans l’excentrique ; portez des chaussures adaptées, etc…

Laissez également de côté pour l’entretien le superflu : les goodies des écoles, votre sac à dos / main, etc…

Enfin, l’attitude va aussi compter. Soyez dynamique, enthousiaste ; souriez (la voix sera d’autant plus agréable !) et donnez-nous envie de vous prendre ! Si un jury hésite entre un 12 et un 14, il prendra aussi en compte la fraîcheur que vous avez démontrée durant l’entretien. A vous de montrer sans retenue (ou presque) à quel point vous voulez intégrer cette école !

 

Erreur n°9 : Négliger les questionnaires ou CV projectif

En 2014, un candidat passant l’entretien d’une école de commerce du top 10 s’est vu éliminé avant même de rentrer dans la salle d’entretien ! En effet, il avait donné au jury un questionnaire sale, mal écrit, avec de nombreuses fautes d’orthographe. La présidente du jury avait annoncé que ce candidat, quoi qu’il arrive, ne rentrerait pas dans l’école.

Les questionnaires à remplir et CV projectif constituent la première impression que le jury aura de vous. Vous devez donc le préparer autant que l’entretien. Prenez bien soin de bien répondre aux questions, en tendant vos premières perches au jury. Faites le relire par des amis et demandez-leur un avis et les questions que vos réponses suscitent.

 

Erreur n°10 : Penser à la place du jury (ou de l’école)

L’entretien de motivation diffère largement de ce que vous avez connu lors de vos épreuves écrites. Le jury n’attend pas UNE réponse en particulier, mais bien VOTRE réponse, qui lui permettra d’en apprendre un peu plus sur vous. Tout en travaillant la cohérence de vos réponses, répondez toujours sincèrement (ce qui n’exclut pas l’intelligence !) au jury.

Sur des questions telles que « Parlez-nous d’un sujet d’actualité qui vous a marqué par exemple » ne pensez pas que le jury attend forcément LE fait d’actualité du moment. Il s’agit de la même chose pour des questions telles que « Pourquoi vous ? », « qu’allez-vous apporter à l’école ? »…

 

Erreur n°11 : Ne pas s’intéresser au jury (attitude + fin)

Un entretien de motivation est un échange. Rien de pire qu’un candidat qui parle pour lui, sans s’intéresser au jury, sans essayer de savoir s’il a bien compris ce qu’il veut dire. Les candidats qui disent les choses de manière rapide, comme pour se donner bonne conscience, agacent vite un jury qui n’arrive souvent pas à suivre le fil du récit.

Assurez-vous donc que le jury vous suit et vous comprend. Si vous voyez que le jury a du mal à noter ce que vous dites, ou présente des moments de décrochage (regard vers la montre, jeu avec son stylo, dessin sur sa feuille, etc…) abrégez rapidement en tendant une perche au jury.

De même, quand à la fin de l’entretien le jury vous demande de lui poser une question, ne répondez pas un simple « non », preuve de désintérêt pour lui et d’une envie rapide d’en finir.

 

Par Robin Morth

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.