Que pouvez-vous apporter à notre école ? Que pouvez-vous apporter à notre école ?
Il s’agit là aussi d’une question classique posée par les jurys, et qui sert par ailleurs à savoir si le candidat s’est projeté dans... Que pouvez-vous apporter à notre école ?

Il s’agit là aussi d’une question classique posée par les jurys, et qui sert par ailleurs à savoir si le candidat s’est projeté dans l’école. Le candidat doit se rappeler qu’être jury est une responsabilité : il a en main la validation (ou non) de deux à trois années de travail acharné. Il ne s’agit donc pas d’un exercice qu’il prend à la légère. Et pour pouvoir accepter plus facilement l’étudiant, il a besoin d’être rassuré et d’obtenir des garanties sur la suite de son parcours. Cette question doit servir pour l’étudiant à les lui donner.

 

Tout d’abord, un étudiant doit comprendre que sauf cas exceptionnel, il lui sera difficile de « révolutionner » une institution qu’est l’école de commerce. Inutile donc les vagues et futiles « Je ferai en sorte que l’école reste en haut des classements » (NB : déjà entendu !), « Je lui apporterai une visibilité à l’international » (NB : Idem !) ou enfin, « Mon cousin travaille chez IKEA, je pourrai donc faire en sorte d’établir un partenariat entre l’école et IKEA » (sauf bien sûr, si votre cousin en a le pouvoir…).

De la même manière, le candidat doit éviter les réponses trop vagues telles que « J’apporterai à l’école de commerce ma rigueur » ou bien « Je serai dynamique au sein de l’école » qui finalement ne permet pas de projeter et donc de rassurer le jury. Voici ici trois règles à tenir pour le candidat lors de la réflexion sur cette question.

 

Projetez le jury !

Le candidat doit toujours faire en sorte de rassurer le jury. Ici, sa réflexion doit s’amener sur des situations concrètes dans le futur (un Business Game, un premier stage en tant de contrôleur de gestion, son échange souhaité en Australie…) sur lesquelles il garantira au jury son succès grâce à une qualité qui est la sienne.

Si un candidat est organisé, il pourra expliquer par exemple au jury qu’il apportera son organisation dans l’association qu’il souhaite intégrer et qui organise un événement majeur de l’école.

Surtout, le candidat doit faire en sorte d’être suffisamment précis et concret dans la situation future qu’il évoque pour que le jury le projette dans son esprit et soit rassuré. Un candidat qui se contentera d’un « j’apporterai ma rigueur dans les associations » n’est pas suffisamment concret pour que le jury soit convaincu (il n’arrive pas à l’imaginer dans les associations !). A l’inverse, un candidat qui offre la réponse suivante (qui n’est qu’un exemple parmi d’autres !) : « Au sein d’Audencia, j’apporterai ma rigueur, notamment durant l’organisation du Triathlon, un événement international qui représente l’école et qui nécessite une énorme organisation en amont. Mes qualités de rigueur me permettront de pouvoir contribuer à faire de cet événement un succès. » permettra au jury de l’imaginer en situation et d’être de facto beaucoup plus rassuré sur sa candidature.

 

Sortez des sentiers battus et voyez plus loin !

Tout candidat aux écoles de commerce doit comprendre qu’il sera étudiant de celle-ci durant 5 ans, mais ancien étudiant de celle-ci durant 45 ans ! Ainsi, il est possible d’apporter des choses à l’école même sans être sur ses bancs.

Ainsi, les bons candidats seront des bons étudiants mais aussi des bons « anciens étudiants ». Ainsi, si et seulement si l’étudiant est sincère est renseigné sur le sujet (sinon il se tire une balle dans le pied), il peut mettre en avant l’investissement qui sera le sien pour l’école une fois son diplôme en poche : association des anciens, diffusions d’annonces en priorité aux étudiants de l’école, intervenir dans certains cours, etc…

D’autre part, tout étudiant doit savoir qu’une fois qu’il sera dans l’école, il a plus de devoirs que de droits, notamment ceux d’adopter une attitude irréprochable à chaque fois que l’image de l’école peut être en jeu (en stage, en échange, en événements inter-écoles…). Si, encore une fois, l’étudiant sait de quoi il parle, il peut mettre en avant sa lucidité sur ce point qui distinguera sa candidature.

 

Soyez communicatif !

Si le jury pose cette question, c’est qu’il veut être convaincu ! Et, finalement, la question est tellement importante, qu’il serait trop dommage pour un candidat que la forme médiocre de la réponse (manque de sourire, de dynamisme, de conviction…) remette en question le fond. Comme pour toutes les questions classiques (car essentielles), le candidat doit montrer une véritable envie de convaincre le jury, et de diffuser ses convictions sur ce qu’il pourra apporter et finalement ses motivations pour rejoindre l’école.

Par Robin Morth

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Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.