Témoignages Oral d’HGG HEC : est-ce impossible d’avoir 17 et plus ? Témoignages Oral d’HGG HEC : est-ce impossible d’avoir 17 et plus ?
L’oral d’HGG HEC te fait flipper comme le clown chelou que tes parents avaient embauché pour l’animation de ton septième anniversaire ? Pas de... Témoignages Oral d’HGG HEC : est-ce impossible d’avoir 17 et plus ?

L’oral d’HGG HEC te fait flipper comme le clown chelou que tes parents avaient embauché pour l’animation de ton septième anniversaire ? Pas de panique, on respire un grand coup et on écoute les conseils avisés de ceux qui sont passées par là et s’en sont sortis avec brio !

Valentin Giust, 18 en HGG

  • Comment t’étais-tu préparé pour cette épreuve ?

J’avais bien revu tous les résumés de cours des deux années qui venaient de s’écouler. J’étais assez serein parce que je savais que c’était une de mes matières fortes (j’avais eu 18 à l’écrit) et que j’affectionnais. J’avais toujours été intéressé par l’histoire, la géo et, plus tard, par les relations internationales. J’avais jeté un petit coup d’œil sur l’actualité et voilà. Rien d’exceptionnel en soi et il fallait faire le job…

 

  • Avais-tu une stratégie à toi ou suivais-tu simplement les conseils d’anciens ou de professeurs ?

À vrai dire, et je m’en rends compte largement mieux a posteriori, j’étais bien préparé sur le fond mais j’y allais assez au talent sur la forme ce qui n’est jamais très bon signe. Je n’avais quasiment jamais eu de séquence de questions-réponses dans cette matière. J’avais simplement fait 2 oraux avec mon prof. Mais je surfais sur de bons résultats aux écrits, la dynamique était bonne et j’avais confiance en moi. Je me rappelle essentiellement d’un conseil d’un ancien de ma prepa ayant intégré HEC deux ans plus tôt : il ne faut surtout pas couler pendant l’épreuve, mais être dans le sujet, faire un oral de qualité sans chercher à impressionner un jury qui dans tous les cas en sait plus que toi, et avoir des notes correctes (entre 10 et 13) partout pour intégrer. Je partais donc en cherchant à faire quelque chose de propre et de précis tout en restant humble, en admettant mes limites et en étant impossible à déboussoler. Je pense que le jury pouvait m’insulter, je leur aurais dit “ok” et j’aurais continué mon exposé comme si de rien n’était. Je pense que ça a largement servi car les jurys HEC tentent souvent de déstabiliser en étant un peu agressifs. J’ai su bien les gérer ici, contrairement à mon oral de CG où je m’étais un peu énervé ce qui s’était ressenti dans la note… (7/20)

 

  • Et était-ce une surprise ou savais-tu que tu étais doué à cette épreuve ?

Je savais que c’était une matière forte pour moi. J’en avais essentiellement deux : celle-ci et l’italien, ma lv1, langue que je parle couramment ce qui aide un petit peu si vous voyez ce que je veux dire… Je savais que je pouvais faire une perf mais le résultat m’a tout de même surpris

 

  • Le jour J, y a-t-il eu des préparatifs de dernière minute ?

Quelques jours avant l’épreuve, dans le TGV pour aller aux oraux, j’ai relu mon gros résumé du cours des deux ans et j’ai noté tous les mots-clés (souvent des exemples très précis) que je ne connaissais pas bien. Je relisais cette liste en essayant de me souvenir de chaque concept ou exemple, en attendant de passer, ce qui arrive souvent à HEC. Je pense que ça m’a permis de rester concentré plus qu’autre chose puisque finalement j’ai dû en utiliser un (Le plan cosme de l’UE pour les PME)

 

  • Le jour J, comment te sentais-tu ?

J’étais assez détendu, peut-être trop quand j’y repense. J’avais un objectif en tête, le même dans chaque matière : faire quelque chose de bien sans partir dans l’excellent en prenant des risques inconsidérés, pour intégrer. J’étais surtout très concentré et plutôt imperturbable.

 

  • Comment a été le jury, notamment au moment des questions ?

Quand j’ai reçu le sujet je me suis dit : “ok, c’est pas évident mais j’ai des choses à dire donc il y a de quoi faire la différence”. J’ai fait un exposé plutôt classique, assez bien je dirais mais rien de transcendant. Le jury était stoïque voire un peu agacé parfois mais j’étais convaincu que ce n’était qu’un rôle pour me faire réagir, me perturber. J’ai donc fait comme si de rien était. Première question : “Connaissez-vous une chanson célèbre où l’on parle de petite entreprise?” . J’en avais absolument aucune idée. Sur le coup, ça m’a bien refroidi mais j’ai repensé à ce que je me disais avant l’épreuve : “Faire comme si de rien n’était avec le sourire et reconnaître ses limites”. J’ai donc clairement dit que je ne savais pas et elle m’a répondu “Alain Bashung, ça ne vous dit rien?”. À sa réponse, d’un ton un peu méprisant, je me suis dit que les jurys ne sont pas de la même génération que les candidats et je n’avais aucun regret. Par la suite ils ont été très pointilleux sur les définitions que j’avais proposé en introduction. J’avais un peu du mal mais je ne répondais jamais à côté. Puis quelques questions faciles dont je ne me souviens plus vraiment.

 

  • L’ épreuve était-elle conforme à tes attentes?

Oui et non. Le sujet m’avait plu, j’avais fait quelque chose qui me semblait bien mais leur attitude me faisait douter de la prestation globale.

 

  • Quid de ton ressenti en sortant?

J’étais mitigé : je savais que j’avais parlé de points importants dans le sujet mais la phase de question m’avait laissé un peu perplexe. Ils n’ont pas esquissé un sourire ou presque de toute l’épreuve et étaient assez agressifs. Je me disais, ça doit faire la moyenne donc le contrat est rempli mais c’est très ouvert. Finalement, après avoir reçu la note, je pense que mon exposé était vraiment pas mal et que cette posture pendant mes questions était une tentative de déstabilisation à laquelle je n’ai pas trop mal réagi.

 

Adrien Starck, 17 en HGG HEC

  • Comment t’étais-tu préparé pour cette épreuve?

Pour l’épreuve orale de géopolitique, je me suis préparé comme tout le reste de l’année. J’ai repris calmement mes connaissances acquises en 2e année de classe préparatoire, mais j’ai aussi revu tous les sujets de première année (comme par exemple la mer, les OIG etc…) en me faisant des fiches synthétiques. Sur chaque thème que je révisais, je prenais 10-15 min à me demander quels sujets seraient possibles le jour J et comment y répondre (en faisant un rapide plan sur une feuille à part). Il m’arrivait même d’en discuter avec mes amis pour savoir ce qu’ils pensaient de mes idées et quels auraient été leurs arguments sur un sujet similaire.

En bref, il faut s’imaginer à la place du jury qui pose pour la 3e fois le même sujet dans la journée (et est dans un ras-le-bol sans nom) pour se demander:

 

  1. Quelle est la réponse attendue ?
  2. Quelles sont les connaissances de bases attendues ?
  3. Comment se différencier des autres ? Avec quelles idées et/ou références puis-je me distinguer ?

 

  • Avais-tu une stratégie à toi ou suivais-tu simplement les conseils d’anciens ou de professeurs?

Avant de répondre à la question, je tiens à préciser que la géopolitique à toujours été pour moi une matière faible. Je ne prenais aucun plaisir à la travailler et redoutait l’épreuve. Ainsi, ma stratégie était assez simple: limiter la casse en apportant les informations attendues sur tous les sujets possibles. J’avais bien réfléchi à la plupart des sujets classiques grâce à mes 10-15 min de réflexion sur chaque thème. Ensuite, j’avais appris des « plans types » (les mêmes que ceux pour l’écrit) que j’utilisais selon le sujet. L’avantage des plans types est qu’ils enclenchent d’eux-même une réflexion. Après avoir fait une rapide analyse du sujet, on sait immédiatement quel sera le meilleur plan à appliquer. La réflexion s’engage toute seule parce que le plan type génère beaucoup de sens et d’idées.

 

  • Etait-ce une surprise ou savais-tu que tu étais doué à cette épreuve? 

Comme dit précédemment, je n’aimais vraiment pas cette matière… Avoir la note qui m’a permis d’intégrer HEC dans la matière que j’aimais le moins fut une véritable surprise. Je pense que cela est dû à un refus d’abandonner après les écrits. J’avais envie de me prouver que j’étais capable de réussir dans la matière qui m’a été si longtemps défavorable.

 

  • Le jour J, y a-t-il eu des préparatifs de dernière minute? 

Bien entendu la veille c’est la panique. On arrive tout juste sur le campus pour passer les oraux, on est content d’être là mais on est pas à l’aise: trop proche et trop loin du but. Forcément, quand j’ai découvert que mon premier jour je passais à la fois l’épreuve de mathématiques et de géopolitique, je me suis mis à réviser des sujets absurdes comme « Être paysan en France depuis 1900 ». C’est plus pour se rassurer et se calmer.

En revanche, le jour J, j’ai fait le choix de lâcher totalement mes fiches pour arriver les idées claires face au sujet. Ne pas relire des cours juste avant l’épreuve m’a permis d’arriver plus calme devant mon brouillon et sans avoir le cerveau pollué par les idées d’un plan revu quelques minutes plus tôt.

 

  • Le jour J, comment te sentais-tu?

Le jour J, je n’étais pas spécialement à l’aise mais pas non plus paralysé par la peur de l’échec. Je n’avais pas grand chose à perdre en géopolitique et c’était vraiment dans l’optique de « limiter la casse » que je passais cette épreuve. Néanmoins j’avais confiance en moi, je me disais que j’avais fait mon maximum pendant les révisions et que je n’avais aucune raison d’avoir une note éliminatoire.

 

  • Comment a été le jury, notamment au moment des questions?

Lorsque j’ai découvert mon jury, je me suis souvenu de l’entretien auquel j’avais assisté en fin de première année à HEC (j’étais venu voir les oraux ouverts au public, je vous le conseille si vous êtes en première année). La pauvre candidate s’était faite sévèrement remettre en place par un professeur extrêmement sec et peu psychologue. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ce professeur dans mon jury ! Face à cette situation, plutôt que de céder à la peur-panique — en me disant que le même sort que mon ainée m’attendait —, j’ai eu envie de lui prouver que je méritais ma place à HEC et que j’avais bien travaillé pendant mes 2 années de prépa. J’étais sûr de moi et avais confiance en mon plan et mes connaissances.

Après mon monologue, les questions étaient assez classiques et l’attitude des jurys bienveillante. Par chance, je connaissais parfaitement les réponses aux 2-3 premières questions avec des références peu classiques et très solides. Bien entendu je n’avais pas de réponse à apporter à toutes les questions, mais le jury avait vraiment envie de m’aider et n’hésitait pas à  plaisanter avec moi par moment. Je garde un très bon souvenir de la phase d’échange avec le jury (dans toutes les matières).

À mon sens, il faut vraiment se dire que le jury a envie de nous aider et de nous faire intégrer. Il ne faut pas être sur la défensive et bien l’écouter. Si vous ne connaissez pas la réponse à une question, essayez de recréer un raisonnement logique pour montrer que vous avez compris la question et que vous êtes capables de réfléchir en situation de stress.

 

  • L’ épreuve était-elle conformes à tes attentes? 

Absolument conforme à mes attentes. Il n’y a pas eu de surprise majeure. Le sujet était un sujet classique sur l’industrie en France (« La France est-elle en voie de désindustrialisation ? »), j’avais déjà réfléchi au sujet pendant mes révisions et ai appliqué mon plan type comme il le fallait. J’ai apporté une réponse à la question, réponse qui n’était ni celle d’un livre ou celle d’un prof, mais la mienne, que j’avais justifié au jury pendant 10 minutes.

Les questions étaient à la fois très classiques (sur les révolutions industrielles par exemple) et à la fois plutôt précises (sur la géographie de l’industrie en France par exemple).

 

  • Quid de ton ressenti en sortant?

En sortant de mon épreuve j’étais ni satisfait ni peu satisfait de ma prestation. J’ai réalisé que mon travail était bien en discutant avec les étudiants ayant assistés à mon oral. J’étais donc plutôt content de moi, mais je savais que rien n’était joué. Il me restait encore 2 jours d’oraux à passer et je devais rester concentré.

Nicolas Berrou

Étudiant à HEC Paris Ancien préparationnaire au Lycée Saint-Vincent de la Providence à Rennes.

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