Rencontre avec Eva – Troisième à HEC en 2020 Rencontre avec Eva – Troisième à HEC en 2020
On s’imagine souvent les majors comme des machines, des types associables, antipathiques. Et pourtant, comme n’importe quel préparationnaire, ces majors ont travaillé dur pour... Rencontre avec Eva – Troisième à HEC en 2020

On s’imagine souvent les majors comme des machines, des types associables, antipathiques. Et pourtant, comme n’importe quel préparationnaire, ces majors ont travaillé dur pour intégrer, avec leurs lots de défaites et de réussites. En rencontrant Eva, j’ai été étonné par sa modestie et son perfectionnisme. Loin d’être méprisante, elle est souriante et avenante. Cet entretien fait partie d’une série de trois articles où je vais à la rencontre des plus belles réussites aux concours. Voici le récit d’Eva, arrivée troisième à HEC.

 

Peux-tu nous parler un peu de ton parcours ?

J’ai fait mon collège dans une petite ville de campagne et j’ai ensuite intégré un grand lycée de Grenoble, avec option musique. En terminale, je m’interrogeais beaucoup sur mon orientation, j’ai hésité entre partir en voie commerce et tenter Sciences Po. J’ai finalement choisi de faire une ECE, pour le challenge et pour les matières qui avaient l’air très intéressantes. J’ai eu la chance de faire ma prépa à Henri IV.

 

Comment s’est passée ta prépa ?

J’ai vraiment passé de bons moments en prépa, même si le stress était parfois envahissant, surtout en deuxième année, j’ai vraiment trouvé l’expérience enrichissante et passionnante sur le plan intellectuel. En première année, je me réservais du temps pour moi le week-end, parce que je travaillais efficacement durant la semaine. Cette efficacité m’a vraiment aidée à bien appréhender la prépa, même si j’ai appris à bien être organisée à mes dépens. En seconde, je suis partie en vacances d’hiver avec mes parents et j’ai eu un grave accident qui m’a clouée pendant 3 mois à l’hôpital. Cette période a été vraiment difficile pour moi, mais elle m’a appris à m’organiser efficacement, notamment pour travailler mes cours et rendre mes devoirs en temps et en heure.

Je voyais la prépa comme un marathon : je ne voulais pas me fatiguer trop vite. Pendant mes week-ends, quand j’avais bien travaillé la semaine, je profitais d’un moment de répit pour visiter un peu la capitale, que je connaissais peu. J’ai accéléré le rythme en deuxième année avec le stress des concours qui se rapprochaient.

 

Comment se sont passées tes révisions ?

J’ai eu une approche très méthodique des révisions : j’étais très organisée et j’avais mis au point une routine quotidienne qui convenait bien à mon rythme de travail. Je commençais toujours par travailler une annale de mathématiques sur deux heures, pour apprendre à travailler rapidement et ensuite je prenais une demi-heure pour la correction. Ensuite je faisais une heure et demie d’économie puis une heure de CG.

Après manger, je faisais des langues. Je me réservais habituellement une pause juste après, je faisais par exemple du ping-pong ou une balade. Je finissais avant le dîner sauf quand j’étais vraiment en retard sur le programme. Dans ces cas je travaillais jusqu’à 21h30, 22h maximum. C’était super important pour moi de prendre des pauses régulières, j’en prenais une grosse le matin et l’après-midi, et une plus courte quand je changeais de matière.

 

Comment as-tu vécu tes écrits ? Quel était ton ressenti à la sortie des épreuves ?

Ça a été très difficile pendant les écrits. C’était la première fois que j’étais confrontée à un tel niveau de stress, à un tel point que j’ai très peu mangé pendant la semaine des écrits. Le stress me coupait l’appétit. Mes épreuves se sont quand même bien déroulées : une fois devant ma copie, le stress s’envolait et je rédigeais presque mécaniquement. A force de s’entraîner, en concours blanc ou en DS, aux concours on n’est pas déstabilisé et on sait ce qu’on doit faire.

J’étais plutôt confiante, mais je pensais vraiment avoir raté les épreuves d’HEC. J’avais assez bien travaillé pour être sûre d’avoir une place en parisienne, mais je pensais sincèrement ne pas avoir HEC. J’ai été très surprise de mes résultats, et très surprise de mon rang !

 

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un préparationnaire qui entame sa période de révision ?

Je dirais surtout qu’il ne faut pas te décourager, il faut être bien méthodique et appliquer les méthodes de travail qui te correspondent ! Pendant les révisions, j’avais une même routine et j’ai bien avancé grâce aux méthodes que j’ai acquises tout au long de la prépa. Il faut foncer sans te poser trop de question, aie confiance en tes capacités, tu iras à ta réussite !

 

Les notes d’Eva :

Contraction de texte : 15
LV1 Anglais : 16,2
LV2 Allemand : 16,8
Culture Générale emLyon/HEC : 17
Mathématiques E ESSEC/HEC : 20
Mathématiques 2 E ESSEC : 20
ESH HEC : 19

 

Retrouve ici la rencontre avec Dana, major à l’ESSEC en 2020 et ici la rencontre avec Colombe, arrivée deuxième à HEC en 2020.

Maxence Delespaul

Étudiant à HEC après deux années de classe préparatoire ECS.