Les auteurs incontournables en prépa ECT #5 – Henry Mintzberg Les auteurs incontournables en prépa ECT #5 – Henry Mintzberg
Les configurations organisationnelles Pour commencer, selon Mintzberg, toute activité humaine repose sur deux éléments : la division du travail entre les différentes tâches (conception, exécution,... Les auteurs incontournables en prépa ECT #5 – Henry Mintzberg

Henry Mintzberg est un auteur que vous avez vu à coup sûr au moins une fois en prépa tant ses travaux ont fortement marqué la recherche en management, notamment l’organisation et la stratégie. Économiste, professeur, sociologue, Mintzberg est essentiel pour appréhender et mieux comprendre le monde des entreprises, depuis les décisions qu’elles prennent jusqu’à leur organisation. C’est donc, pour vous, un auteur incontournable à placer dans votre copie si la question et le sujet s’y prêtent, afin de montrer au correcteur que vous maîtrisez les auteurs importants.

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Les configurations organisationnelles

Pour commencer, selon Mintzberg, toute activité humaine repose sur deux éléments : la division du travail entre les différentes tâches (conception, exécution, contrôle) et la coordination de ces dernières. À ce titre, Mintzberg différencie 6 mécanismes de coordination :

-L’ajustement mutuel : le travail est réalisé grâce à une communication informelle entre les salariés, c’est par exemple deux ouvriers qui communiquent entre eux par voie orale pour se coordonner.

-La supervision directe : ici, une seule personne donne des ordres et des instructions à ses subordonnés.

-La standardisation des procédés : les procédés de travail sont transmis aux salariés, il s’agit ici de la façon dont le travail doit être réalisé.

-La standardisation des résultats : ici, c’est la fixation d’objectifs qui dicte les résultats à atteindre.

-La standardisation des compétences : la coordination se fait par une standardisation des savoirs via une formation spécifique de celui qui exécute le travail. Les salariés savent exactement quoi faire grâce à leurs qualifications et n’ont pas forcément besoin de communiquer entre eux.

-La standardisation des normes : il s’agit ici d’une standardisation des normes qui dictent le travail à réaliser dans sa globalité.

À partir de là, Mintzberg définit différents types d’organisation. Elles sont au nombre de 5 :

-L’organisation entrepreneuriale : il s’agit ici de la structure simple (le dirigeant au cœur de l’entreprise et qui prend toutes les décisions du fait de la petite taille).

-L’organisation mécaniste : cette organisation s’applique lorsque les tâches sont répétitives, plutôt simples, par exemple les biens manufacturés. La standardisation des procédés est importante, d’où la nécessité d’avoir une forte technostructure pour transmettre les procédés de travail aux salariés.

-L’organisation professionnelle : c’est une organisation qui nécessite des professionnels qualifiés. Le centre opérationnel, au cœur de l’organisation, repose donc sur une standardisation des compétences.

-L’organisation divisionnelle : elle correspond aux organisations dont les différentes activités ont été réparties par grands domaines. Ces unités autonomes sont responsables de leurs résultats. La ligne hiérarchique y est très forte et la coordination repose sur la standardisation des résultats. On retrouve ce type d’organisation chez les grandes entreprises dont les activités sont diversifiées.

-L’organisation innovatrice ou l’adhocratie : il s’agit de la création de groupe pluridisciplinaires qui se créent au gré des besoins et des projets de l’entreprise. L’environnement dynamique oblige l’entreprise à être flexible, d’où la prédominance de l’ajustement mutuel au sein du centre opérationnel et des fonctions de support afin de se coordonner efficacement.

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Audrey Hoarau

Étudiante à l'emlyon business school après avoir fait une classe préparatoire ECT au lycée Henri Moissan à Meaux