Les partis politiques allemands Les partis politiques allemands
Que tu fasses Allemand LV1 ou LV2, que tu sois en prépa ou bien que tu sois juste curieux a propos du système politique allemand... Les partis politiques allemands

Que tu fasses Allemand LV1 ou LV2, que tu sois en prépa ou bien que tu sois juste curieux a propos du système politique allemand et des différents partis qui le composent, tu es tombé(e) sur le bon article. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet c’est-à-dire le descriptif des principaux partis qui animent la vie politique allemande, il est utile de comprendre le fonctionnement du système électoral. Mieux vaut être le mieux armé possible si un sujet intitulé « Quelles sont les différences majeures entre les systèmes français et allemand d’un point de vue politique ? » tombait. Cela ne sera probablement pas le cas, mais cela éviterait la feuille blanche ou de ne sortir quelques inepties qui feraient pâlir l’éventuel correcteur en charge de la lecture des copies.

De facto :

Le système électoral allemand

Le système électoral allemand est totalement différent du nôtre. En effet, il est le mélange entre un scrutin uninominal à un tour -un seul scrutin à l’issu duquel le candidat ayant obtenu le plus de vote est élu- et de scrutin de liste proportionnel -scrutin ayant pour but de refléter le plus équitablement possible la diversité des opinions des électeurs.

Pour être plus claire, chaque électeur possède deux voix :

  • Une voix dédiée à l’élection d’un candidat au suffrage uninominal. Ainsi comme décrit précédemment, le candidat ayant obtenu le plus de voix est élu.
  • La deuxième voix permet d’élire la moitié des députés au Bundestag par l’intermédiaire des listes de candidats présentés par les différents partis au cours des élections régionales. La seconde moitié des députés étant choisi parmi les partis encore en liste : les candidats étant choisi de façon proportionnelle et parmi les partis ayant ayant rassemblé le plus grand nombre de mandats directs.

Néanmoins, dans le but de limiter le nombre de partis politiques susceptibles d’être au Bundestag, seuls les partis ayant au moins trois sièges obtenus par le biais du scrutin uninominal ou au moins 5% des voix au niveau national. Cette mesure empêche donc la multiplication des partis, le morcellement des décisions mais également l’apparition de partis jugés extrémistes qui avaient rappelons le contribuer à l’accession d’Hitler au pouvoir et, in fine, à la disparition de la démocratie. De facto,

Quelques mots de vocabulaire :

  • Das Parlament (le parlement)
  • der Bundestag (la chambre des députés)
  • der Abgeordnete (le député)
  • die Fraktion (le groupe parlementaire)
  • die Partei (le parti)
  • die Koalition (la coalition)
  • das Parteimitglied (le membre, l’adhérent)
  • die Wahl (l’élection, le scrutin)
  • der Wähler (l’électeur)
  • eine Partei wählen (voter pour un parti)
  • das Wahlsystem (le mode de scrutin)
  • die Mehrheitswahl (le scrutin majoritaire)
  • die Verhältniswahl (le scrutin proportionnel)
  • das Wahlrecht (le droit de vote)
  • die Mehrheit (la majorité)
  • die Minderheit (la minorité)
  • die Meinungsumfrage (le sondage d’opinion)

CSU-CDU

Le CSU et le CDU sont les plus grands partis d’Allemagne. En effet, Christlich Demokratische Union Deutschlands (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne) est le plus grand parti de droite allemand. Il incarne les idées de la démocratie chrétienne défendues à l’époque par Konrad Adenauer. Les militants du CDU sont appelés «Die Schwarzen». En Bavière, le CDU est relayé par le CSU-Christlich-Soziale Union in Bayern (Union chrétienne-sociale en Bavière) qui est au pouvoir dans la région  depuis sa création.

 

Les Libéraux

Le FDP -Freie Demokratische Partei- ou en français, le Parti Libéral-Démocrate est né suite à la réforme monétaire en 1948. Il joue un rôle important dans la vie politique allemande depuis 1949 en participant depuis cette date à toutes les coalitions au pouvoir. Néanmoins, bien que ce parti possède un rôle plus important que son poids qui est de moins en moins important, il est depuis longtemps essentiel au parti au pouvoir dans le but de former une coalition majoritaire. Le président actuel est et ce depuis 2013 Christian Lindner.

LE SPD

Créé en 1863, le SPD -Sozialdemokratische Partei Deutschlands- est donc le plus ancien parti d’Allemagne. Le SPD se dit membre du Parti socialiste européen et a à ce propos, renoncé aux idées marxistes et a adhéré àl’économie de marché à partir de 1959. Si au début, il se disait plutôt hostile à l’intégration européenne au début des années 50, les manières de penser ont évolué et le parti est actuellement considéré comme pro européen. L’année 1972 est celle de la réussite du SPD qui a obtenu près de la moitié des votes. Toutefois, un certain déclin peut être notifié et enregistre depuis 2009 des scores ne dépassant que très difficilement les 20%. Depuis 2013, le SPD participe à une coalition gouvernementale avec la CDU et la CSU. Le SPD fournira trois chanceliers : Willy Brandt (1969 – 1974), Helmut Schmidt (1974 – 1982) et enfin Gerhard Schröder (1998 – ).

 

Die Linke

Fondée en 2007, die Linke -la Gauche- est la fusion du Parti du Socialisme démocratique (PDS) et de l’Alternative électorale travail et justice sociale (WASG). Sa ligne politique est sans ambiguité socialiste et, à ce propos, die Linke est un des membres du Parti de la gauche européenne tout comme son homologue français, le Parti communiste. Jugé par les autres partis comme trop proche de l’idéologie de l’ancienne idéologie de la’ex dictature est-allemande, die Linke n’a jamais eu la possibilité de participer à un gouvernement fédéral. Toutefois, ses plus hauts scores sont enregistrés dans les Länder de l’ancienne Allemagne de l’Est.

AFD

AfD (Alternativ für Deutschland) ou Alternative pour l’Allemagne en français est un parti politique euro sceptique crée en 2013. Toutefois, son degré d’euro scepticisme est à nuancer. En effet il est contre la monnaie européenne à savoir l’euro et sa proposition principale est la dissolution progressive de la zone euro pour aboutir à de petits blocs d’unions monétaires plus homogènes afin de soutenir les économies moins compétitives, de réduire les risques d’une nouvelle crise de la dette et d’éviter d’autres plans de sauvetage contreproductifs.

 

Noémie Moreau

Ancienne élève au lycée Dupuy de Lôme (Lorient) voie S. Actuellement étudiante en deuxième année à SKEMA et à l'université Jean Moulin (Lyon) en relations internationales et diplomatie.

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