Réussir l’oral d’espagnol des écoles de commerce Réussir l’oral d’espagnol des écoles de commerce
Ces conseils sont à prendre en compte dès le début de la première année de prépa !   AVANT … Lire. L’une des clés de... Réussir l’oral d’espagnol des écoles de commerce

Ces conseils sont à prendre en compte dès le début de la première année de prépa !

 

AVANT …

  1. Lire. L’une des clés de la réussite à cet oral est la lecture quotidienne en langue étrangère pendant les deux années de CPGE, presse et éventuellement littérature. Pouvoir en 20 mn dégager l’intérêt essentiel d’un article entre 350 (LV2) et 500 mots (LV1) ne s’improvise pas, il faut que votre œil soit entraîné à immédiatement saisir toutes les subtilités de la langue.
  2. Euronews. Extraordinaire site gratuit d’information en 13 langues dont l’anglais, le français et (bien sûr) l’espagnol. Les mêmes reportages avec sensiblement les mêmes commentaires dans les différentes langues, idéal pour s’imprégner de l’actualité internationale dans les trois langues, avec tout le vocabulaire des évènements marquants. Il suffit de regarder un reportage d’abord en espagnol, puis en français et enfin en anglais. Cette pratique deux ou trois fois par semaine ne vous prendra pas plus de 10 minutes à chaque fois, mais les fiches de synthèse qui en découleront vous feront gagner des points précieux aux oraux de Rennes Business School, car vous en tirerez une maitrise du commentaire et des tournures idiomatiques qui feront la différence. (euronews.com)
  3. Fiches. Dès le début de la prépa, se faire des fiches, les créer et les actualiser au fur et à mesure des semaines, pour faciliter les révisions avant les examens.
    • Vocabulaire (par thème);
    • Grammaire avec toutes les belles constructions rencontrées en cours (« cuando vaya a España … », Sería interesante que hubiera… »);
    • Civilisation (Thèmes de société, histoire, etc…)
    • Géopolitique (Espagne et Amérique Latine, nom des présidents, liste des capitales, nom des pays et adjectifs dérivés (Costa Rica è costarricense)
    • Mots de transitions et expressions qui permettent de donner de l’élégance à l’expression, qu’elle soit écrite ou orale (Primero … Luego … A continuación… Obviamente … Concluiré diciendo que … etc…)

 

PENDANT LA PREPARATION…

  1. Confiance. Croyez en vous ! Après deux ans de prépa, vous avez un niveau d’espagnol très au-dessus de la moyenne universitaire française. (mais si, mais si…)
  2. Préparation (1). 20 mn à exploiter à 100%, les 13 colles que vous avez accumulées sur les deux années devraient vous avoir familiarisés à cette gestion du temps. Ne jamais s’arrêter sur un mot inconnu, lire le texte avec attention pour en saisir le sens global, puis relire attentivement pour confirmer ces premières impressions. A Rennes Business School, vous n’avez pas le droit de prendre des notes, mais vous pouvez griffonner quelques mots directement sur le texte.
  3. Préparation (2). On attend de vous tout d’abord une présentation (en une ou deux phrases pour donner le thème général) et une synthèse de l’article, pas un résumé. Donc évitez à tout prix le terrible « El texto dice que…« . Ni glose, ni paraphrase, essayez plutôt de répondre à ces trois questions en n’utilisant que des éléments de l’article :
    • ¿Qué? (que s’est-il passé pour que l’on publie cet article?)
    • ¿Por qué? (quelles sont les causes de l’anecdote, de la déclaration, de la publication du rapport, du voyage du président, etc…?)
    • ¿Consecuencias? (qu’a provoqué / que va provoquer / que peut provoquer ce fait à l’avenir?)
Exemple très concret: imaginons un article qui traite d’un grave accident de la route à Madrid, sur la M30.

ü     ¿Qué? è accidente en la M30

ü     ¿Por qué? è Lluvias / niebla / velocidad / etc…

ü     ¿Consecuencias? è M30 cortada tres horas, fuertes retenciones en las demás carreteras, declaraciones del ministro de Interior, proyecto de ley para limitar la velocidad a 70 km/h en las circunvalaciones.

Sur le texte, pendant votre lecture, vous pouvez signaler ces trois catégories d’éléments en les surlignant d’une couleur différente, ainsi lors de votre passage, vous évoquer d’abord les raisons de la publication (surlignées en jaune), puis les causes (surlignées en rouge) puis les éventuelles conséquences (surlignées en vert). Aucun brouillon mais un texte « lumineux ». Cette synthèse ne doit pas dépasser trois ou quatre minutes, ce qui avec l’introduction représentera 5 minutes maximum de votre oral.

  1. Préparation (3). La préparation du commentaire doit tenir en trois ou quatre mots, ne pas faire de « Hors Sujets » (ce n’est pas parce que le mot « turistas » apparaît dans le texte qu’il faut obligatoirement faire un commentaire sur le tourisme), ne pas chercher à dire tout ce que vous savez sur les FARC ou Mariano Rajoy. Privilégiez deux ou trois pistes de commentaire maximum (vous n’aurez pas le temps pour plus !), qui à la fois « éclairent » l’article mais qui ne sortent pas trop du sujet. Ne pas plaquer des connaissances artificiellement.
  2. Titre : Maintenant que vous connaissez bien le texte que vous allez présenter, voici venu le moment de lui donner un titre qui soit à la fois le plus simple et le plus représentatif possible !


 

 

PENDANT l’ORAL…

  1. Timing. Commencez dès le début par annoncer le titre que vous avez choisi (« El título que decidí ponerle al artículo es / Para titular este texto, se me ocurrió los siguiente: … ») puis faites votre introduction. Vous disposez de 5 mn pour présenter et synthétiser l’article, 5 mn pour le commenter. Vous ne devrez jamais dépasser les 10 mn, l’examinateur vous interrompra de toute façon. Faites une transition entre synthèse et commentaire, qui annonce clairement de quoi vous pensez parler. Exemples :
    • La lectura de este artículo me inspiró dos / tres temas de reflexión que son primero …, luego … y finalmente …
    • Dos / tres aspectos llamaron mi atención, primero me gustaría hablar de … para en un segundo tiempo comentar lo de …

Ne pas oublier de faire une belle phrase de conclusion, qui non seulement illustrera votre capacité à bien synthétiser tout cet oral, mais en plus indiquera à votre examinateur que vous avez fini (ce n’est pas toujours évident avec certains candidats…)

  1. Entretien : deuxième partie de l’examen, vous devrez répondre à quelques questions qui pourront porter soit sur votre commentaire (pour en préciser ou en nuancer certains aspects) soit sur des intérêts importants du texte que vous n’auriez pas abordés. Ces questions sont toujours destinées à améliorer votre prestation et ne sont en aucun cas des « pièges » : soyez constructif et sincère. Dans les dernières minutes, des questions plus personnelles vous seront posées sur vos connaissances générales (langue et civilisations hispaniques), ainsi que sur vos motivations. C’est à ce moment en particulier qu’il ne faudra bien parler à la première personne ! (voir point n°13.)
  • « Franchute« . Lors de vos oraux pendant les deux années, entrainez-vous à ne JAMAIS parler français, travaillez vos automatismes et vos hispanismes, saluez et adressez-vous toujours en espagnol à votre examinateur, quelle que soit la demande.
    • « Hola, buenos días ».
    • « ¿Me puedo sentar? »
    • Aquí tiene mi DNI (Documento Nacional de Identidad è prononcer [dé éni])
    • ¿podría repetir la pregunta?
    • ¡Gracias y hasta luego !
  1. Vocabulaire. Ne JAMAIS demander de vocabulaire le jour de l’examen, à vous de vous débrouiller avec votre niveau : mieux vaut une bonne périphrase ou un synonyme, même un peu éloigné (le mieux est d’être incollable en vocabulaire, ce qui est souvent le cas après deux ans de CPGE !)
  • « Espagnolo facilo ». Pour crisper votre examinateur, rien ne vaut un bon gallicisme, de préférence construit sur un mot français « exotiquement » affublé d’un « o » ou « a ». Astuce : si vous ne savez pas dire « frelon », dites « insecto« , « vehículo » pour « fourgonette » ou encore « africano » pour « subsahariano« .
  • Moi, candidat. Trop d’entre vous arrivez aux oraux en ne sachant pas parler à la première personne, ce qui donne des commentaires personnels très « napoléoniens ». Donc, « soy .. pienso … voy … etc. … « . Attention aux passés simples à la première personne : « je suis allé en Espagne cet été » è Fui a España este verano / « pour le titre, j’ai choisi…. » è Para el título, elegí … / estuve, vine, comí, anduve, viajé, etc… Préparez à l’avance et mémorisez quelques amorces de phrases à la première personne.
  • ¡Ritmo ! Ni trop lent, ni trop rapide, sachez doser votre débit pour ne pas ennuyer ni saouler la personne qui vous écoute. Tout l’exposé doit « tenir » en 10 minutes, l’entretien doit durer suffisamment pour juger à la fois de votre réactivité et de votre niveau (langue, culture, etc. …). Le bon rythme oral est celui qui reflète l’habitude de la prise de parole en espagnol, la spontanéité et la clarté de l’expression. Trop lent, le candidat cherche ses mots et ses idées ; trop rapide, le candidat peut devenir inintelligible (ou cela peut être une stratégie pour masquer les lacunes, stratégie qui ne trompe personne et surtout pas l’examinateur.)

 

APRES l’ORAL…

Ouf ! Une fois terminées les salutations d’usage (¡en español, por favor !), vous avez droit à un bol d’air et un café. Conseil : inutile de « refaire le match », « a lo hecho pecho » (ce qui est fait est fait !). Concentrez-vous sur vos éventuels prochains oraux !

 

Eugenio Besnard-Javaudin
Enseignant d’espagnol en ECE et ECS, Lycée Chateaubriand, Rennes
Examinateur à Rennes School of Business

Cet été, Major-Prépa met en place un dispositif exceptionnel avec Rennes School of Business pour vous permettre de préparer sereinement les épreuves orales de langue. Vidéos, conseils et corrigés d’épreuves sont à retrouver sur notre plateforme de langues !

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Mehdi Cornilliet Fondateur

20 ans, étudiant à HEC, ancien étudiant au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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