Synthèse d’actualité été 2019 – Asie Synthèse d’actualité été 2019 – Asie
Cet été tu as décidé d’oublier la prépa et de te détendre un peu ? Oui, mais il ne fallait pas manquer certains sujets... Synthèse d’actualité été 2019 – Asie

Cet été tu as décidé d’oublier la prépa et de te détendre un peu ? Oui, mais il ne fallait pas manquer certains sujets de l’actualité !
Voici une synthèse des dossiers les plus importants concernant l’Asie !

 

Hong Kong : entre protestations et répression

 

 

Loin d’être nouvelles, les manifestations dans l’ancienne colonie britannique ont pris un tout nouveau tournant depuis quelques semaines. En cause dans un premier temps, la mise en place d’un projet de loi visant à faciliter les extraditions vers la Chine. Les manifestants hongkongais estiment que la Chine mettra en place une politique de détentions arbitraires menaçant journalistes, activistes et autres défenseurs des droits de l’Homme parce que leur système judiciaire demeure opaque.

Espérant que les violences se tarissent, la cheffe de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, décide début juin de suspendre le projet de loi. Seulement, la manifestation prend une tout autre ampleur et les revendications se multiplient. Parmi celles-ci, on retrouve le retrait du fameux projet de loi (et non sa suspension), la libération des manifestants arrêtés lors des manifestations, la mise en place d’un suffrage universel et surtout la démission de Carrie Lam. 

D’abord pacifiques, les manifestants sont désormais beaucoup plus violents, mais le gouvernement ne flanche pas et la répression est terrible. Après des épisodes tels que l’envahissement du Parlement début juillet et l’invasion de l’aéroport, le ton de Pékin est désormais plus ferme, qualifiant les violences envers les forces de l’ordre de « premiers signes de terrorisme ».

 

Les prémices d’une Papouasie indépendante

 

 

La région indonésienne de Papouasie est soumise à de violentes émeutes depuis quelques semaines. Dans les faits, le 19 août, quarante-trois étudiants papous ont été arrêtés par les forces de l’ordre, accusés d’avoir brûlé un drapeau indonésien lors de la fête de l’Indépendance, pour finalement être libérés. Mais dans le même temps, une manifestation contre la présence d’étudiants papous sur le territoire s’est déroulée, accompagnée de multiples insultes racistes à leur encontre. 

Cela a soulevé les protestations des Papous qui dénoncent la manière dont ils sont traités, mais qui accusent aussi les forces indonésiennes d’exactions depuis des années dans leur lutte contre les séparatistes. 

Ces protestations prennent la forme de violentes émeutes et d’affrontements avec les forces de l’ordre. Plus d’un millier de personnes se sont retrouvées le 2 août à Jayapura, 2e plus grande ville du pays, pour occuper le siège du gouverneur, avant d’être éjectées. 

Cette situation est le fruit d’années pendant lesquelles le gouvernement estimait suffisant d’investir dans la région pour faire taire les plaintes des Papous. Aujourd’hui, ces émeutes remettent au goût du jour la volonté d’indépendance de la région.

 

Vers un Jammu-et-Cachemire indien ?

 

 

Depuis l’indépendance du Cachemire annoncée en 1947, cette région, située à cheval entre le Pakistan, la Chine et l’Inde, est soumise à de très violentes confrontations. L’histoire du Cachemire a pris un nouveau tournant cet été depuis l’annonce faite par le parti de Narendra Modi (BJP) de supprimer l’article 370 et 35A de la Loi fondamentale indienne. Par cette annonce, l’État du Jammu-et-Cachemire (partie du Cachemire sous tutelle indienne) perd sa partielle autonomie. L’article 370 lui accordait en effet une constitution distincte, un drapeau et sa propre gestion des affaires intérieures. 

Le traité présidentiel abolit aussi l’article 35A qui ne permettait pas aux étrangers d’acheter des terrains et d’avoir un accès aux emplois publics. Il faut bien voir cela comme un moyen pour l’Inde de rattacher un peu plus le Jammu-et-Cachemire à l’Inde et permettre à plus d’hindous de s’installer dans la région. Car bien que la population du Cachemire soit majoritairement musulmane, Narendra Modi n’en reste pas moins un nationaliste hindou, ce qui explique en grande partie cette décision unilatérale.

 

Corée du Nord – États-Unis : le dialogue est rompu

 

 

Depuis quelques semaines Pyongyang a multiplié les tirs de missiles dans la mer du Japon. En cause, les manœuvres militaires américano-sud-coréennes qui sont, selon le gouvernement nord-coréen, en contradiction avec les efforts de paix et signe d’un manque de volonté pour rétablir les relations. 

La multiplication de ces tirs de démonstration est l’occasion pour Kim Jong-un d’avertir les deux pays et de condamner leurs actions militaires conjointes. Il maintient que c’est sous la contrainte qu’il se doit de déployer des moyens physiques puissants pour assurer sa défense nationale. Bien que sa puissance soit parfois contestée, il est clair que ces tirs soulignent la détermination du gouvernement nord-coréen à réagir si les exercices militaires étaient amenés à se reproduire.

Le 24 août, à la suite des deux derniers essais, le Conseil de sécurité nationale sud-coréen s’est rassemblé en soulignant son inquiétude, d’autant plus que ces tirs ont eu lieu une fois les manœuvres terminées. 

César Roussel