Synthèse de la politique italienne du fascisme à nos jours (3/3) Synthèse de la politique italienne du fascisme à nos jours (3/3)
Buongiorno a tutti ! On se retrouve aujourd’hui pour la troisième et dernière partie de notre série sur la politique italienne, en espérant que... Synthèse de la politique italienne du fascisme à nos jours (3/3)

Buongiorno a tutti ! On se retrouve aujourd’hui pour la troisième et dernière partie de notre série sur la politique italienne, en espérant que celle-ci aura permis d’éclaircir certaines zones d’ombre. L’actualité politique italienne reste très mouvementée, et notre synthèse ne représente qu’une photographie de ce qu’elle est à un instant t. Nous vous conseillons donc vivement de rester à l’affût des événements à venir, en plus, on a déjà un article qui récapitule toutes les sources d’informations à votre disposition concernant l’actualité italienne pour rester “aggiornato” :

Bonne lecture et à très vite !

 

 

L’alliance M5S / Ligue : le pari gagnant de Salvini 

 

Lors des dernières élections législatives italiennes de mars 2018, aucune majorité n’était clairement ressortie. Ainsi les deux partis ayant le plus de sièges (le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue) avaient conclu une alliance afin de former un gouvernement ensemble. Après plusieurs remaniements exigés par Sergio Mattarella et 88 jours de crise politique, le nouveau gouvernement est présenté le 31 mai 2018. C’est Giuseppe Conte (professeur de droit privé, sans étiquette politique) qui est nommé à sa tête tandis que Matteo Salvini (Ligue) devient Ministre de l’Intérieur et Luigi Di Maio (M5S) Ministre du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales. Lors de ces élections ce sont la Ligue et sa coalition de droite qui avaient récolté le plus de suffrages (environ 37%). Mais c’est bien le M5S qui, en tant que parti seul, avait obtenu le plus de sièges (231, soit environ 32%). 

Le MS5 était donc le mouvement le plus en vue et qui faisait le plus parler de lui lors de cette campagne. Pourtant depuis la création de ce gouvernement partagé, Matteo Salvini (Ligue) a subtilisé toute l’attention. Il parvient ainsi à prendre le dessus sur le M5S de Luigi Di Maio et semble aujourd’hui être le vrai chef du gouvernement. Il y a plusieurs raisons à cette impression croissante. Premièrement Salvini fait énormément parler de lui dans les médias. Il joue d’ailleurs au maximum sur cette carte-là, façon Trump. Ses prises de position sur les migrants (aussi bien à travers ses réseaux sociaux que directement « sur le terrain ») ont fait le tour du monde. D’ailleurs, la Ligue n’a jamais été aussi haut dans les sondages (environ 32% d’intention de vote). De l’autre côté, Di Maio est de plus en plus contesté au sein même de son parti. Certains envisagent même de faire appel à l’ancien député Alessandro Di Battista pour le remplacer. De plus, le jeune leader du parti a du mal à tenir ses engagements de campagne. Son projet de revenu de citoyenneté d’un peu plus de 750€ par mois aux plus démunis se complique. Il doit faire face à la contestation d’une partie de la ville de Turin (pourtant administrée par la M5S) en faveur de la TAV*, et n’est pas parvenu à fermer certains chantiers**. 

*Projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin

**Comme l’aciérie ILVA de Tarente dans les Pouilles ou l’oléoduc trans-adriatique de TAP AG

 

 

 

L’alleanza M5S / Lega : la scommessa vincente di Salvini

 

Durante le ultime elezioni politiche italiane del Marzo 2018, non c’era stata nessuna maggioranza chiara. Quindi i due partiti con più seggi (il Movimento 5 Stelle e la Lega) avevano concluso un’alleanza in modo da formare un governo insieme. Dopo molte revisioni richieste da Sergio Mattarella e 88 giorni di crisi politica, il nuovo governo è stato presentato il 31 Marzo 2018. Giuseppe Conte (professore di diritto privato, senza appartenenza politica) ne è a capo mentre Matteo Salvini (Lega) diventa Ministro dell’intero e Luigi Di Maio (M5S) Ministro dello sviluppo economico, del lavoro e delle politiche sociali. Durante queste elezioni, sono la Lega e la sua coalizione di destra che avevano ottenuto la maggiore parte dei voti (circa 37%). Invece è veramente il M5S che, in quanto partito “solo”, aveva ottenuto il maggior numero di seggi (231, ossia circa 32%).

Il M5S era dunque il movimento più in vista e che faceva più parlare di lui durante questa campagna. Peraltro, dalla creazione di quel governo condiviso, Matteo Salvini (Lega) ha catturato tutta l’attenzione. Riesce oggi a sopraffare il M5S di Luigi Di Maio e sembra essere il vero capo del governo. Ci sono molti motivi a quest’impressione crescente. Innanzitutto, Salvini fa moto parlare di lui nei media. Gioca effettivamente al massimo questa carta, tipo Trump. Le sue posizioni sui migranti (sia sui social media che direttamente “sul campo”) hanno fatto il giro del mondo. Inoltre, la Lega non è mai stata così in alto nei sondaggi (circa 32% di intenzione di voto). Dall’altra parte, Di Maio è sempre più contestato all’interno del suo partito. Alcuni pensano anche a ricorrere all’ex deputato Alessandro Di Battista per sostituirlo. Per di più, il giovane leader del partito ha qualche difficoltà a mantenere le sue promesse elettorali. Il suo progetto di redito di cittadinanza di un po’ più di 750€ al mese per i più poveri sta complicandosi. Deve anche affrontare la contestazione di una parte della città di Torino (tuttavia amministrata dal M5S) a favore della TAV*, e non è ancora riuscito a chiudere certi cantieri**.

*progetto di linea ad alta-velocità tra Torino e Lione 

**come l’acciaieria ILVA di Taranto in Puglia o l’oleodotto trans adriatico di TAP AG 

 

Sources :

  • https://www.lemonde.fr/international/article/2018/11/29/en-italie-la-coalition-au-pouvoir-n-est-unie-que-face-a-l-europe_5390356_3210.html
  • https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/11/13/en-italie-le-mouvement-5-etoiles-de-luigi-di-maio-sans-resultats-et-deboussole_5382865_3214.html?xtmc=italie_di_maio&xtcr=5
  • https://fr.euronews.com/2018/03/05/legislatives-en-italie-resultats-detailles-et-consequences

 

Samuel DURAND et Tomy REILLE

 

Tomy Reille