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Barres d’admissibilités prévisionnelles 2015

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Quelles évolutions pour les barres d’admissibilité en 2015 ? Si des concours 2014, on retenait principalement la continuité des progressions généralisées des barres d’admissibilités ainsi que le passage de la barre de l’EDHEC devant celle de l’EM Lyon et de Telecom EM devant celle de SKEMA, qu’en sera-t-il en 2015 ?

Evolution du nombre de candidats

C’est certainement le premier critère qui permet de fixer une barre d’admissibilité (retrouvez celles de 2013 et 2014 ici). Par définition, la barre d’admissibilité est ce qui permet à une école de ne garder qu’un nombre précis de candidats qui sont autorisés à passer des oraux et donc éventuellement à intégrer l’école désirée. La logique est simple : plus une école a de candidats, plus la sélectivité qu’elle pourra appliquer afin de remplir sa promotion sera grande.

effectifs BCE 2015

Au vu de ce tableau, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que de nombreuses écoles vont devoir baisser leur barre d’admissibilité : l’EM Normandie, l’ESC La Rochelle, l’ESC Pau (si c’est encore possible d’aller plus bas que 4,5…), l’ESC Troyes ainsi que l’ISC Paris, écoles dont l’inscription est groupée, perdent 340 candidats, soit autant d’étudiants en moins à sélectionner, d’où une barre qui devrait diminuer pour ces écoles. L’INSEEC, l’ESC Dijon ainsi que Telecom EM pourraient éventuellement devoir baisser leur barre d’admissibilité. A noter également : les écoles Ecricome ont perdu 219 candidats par rapport à l’année dernière.

A l’inverse, des écoles tirent leur épingle du jeu. C’est le cas de l’ISG (qui triple son nombre de candidats), de Montpellier Business School ainsi que de l’ESC Rennes et l’EM Strasbourg qui font inscription commune.

Vous l’avez sans doute remarqué : le nombre de candidats ne varie fortement que pour les écoles de taille modeste, ce sont celles dont les barres d’admissibilités sont le plus susceptibles de connaître de grandes variations de ce fait. Les autres écoles plus prestigieuses connaissent néanmoins une progression plus modeste du nombre de candidats, ce qui signifie que leur barre d’admissibilité ne connaîtra pas de grand bond en avant (à moins qu’une épreuve ait un écart-type particulièrement élevé).

Utilisation de la barre d’admissibilité

On peut distinguer deux modes d’utilisations de la barre d’admissibilité.

Première option : l’école désire avoir un nombre fixe d’admissibles et prend ainsi pour barre d’admissibilité la moyenne du dernier candidat admissible. Par exemple à HEC, les 700 premiers candidats sont admissibles donc la moyenne du 700ème définit la barre d’admissibilité.

Deuxième option (la plus classique) : l’école fixe elle-même sa propre barre d’admissibilité. C’est le cas dans la plupart des écoles et ceci répond à différents objectifs. Par exemple, pour l’EM Lyon l’année dernière, le plus faible écart-type de son épreuve de mathématiques en comparaison de celle de l’EDHEC a artificiellement fait baisser la moyenne de ses candidats admissibles en comparaison de ceux de l’EDHEC et donc l’EM Lyon a dû garder sa barre stable à 12,37 tandis que l’EDHEC lui passait largement devant. Pour de nombreuses écoles de milieu et de fin de tableau, le calcul est difficile à faire : il faut d’une part avoir une barre assez basse afin que le nombre de candidats soit suffisant pour remplir la promotion mais d’autre part, il faut que la barre soit assez haute pour conserver un minimum de sélectivité et donc de prestige.

Evolution du nombre de places disponibles

Le nombre de places disponibles est un critère majeur. Mécaniquement, plus une école propose de places, plus elle devra aller plus loin dans sa liste complémentaire afin d’y trouver son dernier admis. Par conséquence, ou bien la sélectivité des oraux est accrue ou bien la barre d’admissibilité diminue.

Cette année, la principale évolution significative vient de deux écoles du top 5 : l’EM Lyon et l’EDHEC ont décidé toutes deux d’augmenter leur nombre d’admis de 50 ! D’où un risque accru de stagnation voire de baisse de leurs barres d’admissibilités.

Barres prévisionnelles 2015 :

Même s’il est difficile de prévoir les politiques de recrutement des écoles, ainsi que l’écart-type de chaque épreuve, voici un tableau de barres d’admissibilités prévisionnelles 2015 (à utiliser avec notre simulateur d’admissibilités) :

EcoleBarre d'admissibilité 2014Barre prévisionnelle 2015
HEC13.9213,80 - 14,05
ESSEC13.1513,00 - 13,20
ESCP Europe12.9812,85 - 13,05
EM Lyon12.3712,25 - 12,45
EDHEC12.5512,20 - 12,40
Audencia1211,90 - 12,10
ESC Grenoble11.511,40 - 11,60
NEOMA11.2511,20 - 11,40
Toulouse BS10.510,40 - 10,65
KEDGE9.99,80 - 10,05
Telecom EM9.19,00 - 9,25
SKEMA98,90 - 9,20
ESC Montpellier8.38,40 - 8,60
ESC Rennes8.18,20 - 8,50
EM Strasbourg8.18,20 - 8,50
ICN Business School87,80 - 8,10
ESC Dijon7.016,80 - 7,15
ESC La Rochelle6.96,70 - 7,00
ISC Paris6.526,35 - 6,70
ISG6.516,70 - 7,15
EM Normandie65,70 - 6,10
ESC Troyes5.35,10 - 5,50
INSEEC54,80 - 5,20
ESC Pau4.54,20 - 4,60

Mehdi CORNILLIET
Major-Prépa

Mehdi Cornilliet

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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