Ce que disent les rapports de jurys de contraction HEC sur les erreurs de forme Ce que disent les rapports de jurys de contraction HEC sur les erreurs de forme
Vous êtes très nombreux à nous faire part de vos questions par message privé : Serai-je pénalisé si je n’ai pas noté le bon... Ce que disent les rapports de jurys de contraction HEC sur les erreurs de forme

Vous êtes très nombreux à nous faire part de vos questions par message privé :

  • Serai-je pénalisé si je n’ai pas noté le bon nombre de mots ?
  • Je n’ai pas réalisé le décompte intermédiaire, est-ce grave ?
  • Je n’ai pas eu le temps de vérifier mon décompte intermédiaire, c’est grave si je me suis trompé de quelques mots ?

 

Le principe de l’épreuve est simple : tant que vous êtes honnêtes et que vos erreurs de décomptes ne masquent pas une volonté de tromper le correcteur, aucun souci. Par exemple, un étudiant qui écrit qu’il a fait 399 mots alors qu’il en a fait 397 ne risque pas grand chose. En revanche, le faux-honnête, qui indique avoir fait 422 mots (au-dessus du quota de 5%) alors qu’il en a fait 463 ou encore celui qui fait mine d’avoir oublié une tranche de 50 mots pour se retrouver dans les clous sera très fortement pénalisé.

Voyons voir ce que disent les rapports de jury.

 

2017 :

Le respect du format indiqué (400 mots +/- 5%) est impératif : les pénalités pour dé-passement sont appliquées strictement. Les candidats doivent également avoir conscience que ces pénalités sont majorées en cas de tentative de dissimulation : décomptes inachevés, absence des décomptes des cinquantaines, décomptes systématiquement faux (tranches théo-riques de 50 mots comportant systématiquement plus de 51 mots), décomptes faussement honnêtes (décompte final indiquant 424 mots alors que la copie en comporte 445 par exemple), tranches de 50 mots oubliées dans le décompte final, etc. sont systématiquement considérés comme des tentatives de dissimulation de dépassement et entraînent des pénalités automatiques.

Le taux de copies pénalisées atteint parfois 15%, en fonction de la répartition des copies entre correcteurs. Ce chiffre témoigne d’un manque de sérieux et de fiabilité tout à fait atterrant.

 

2014 :

Les correcteurs se félicitent du respect général du format de l’épreuve. Certes cette année les copies inachevées (défaut de mots, décomptes cumulatifs des cinquantaines ou décompte final absents) sont plus nombreuses, mais elles témoignent moins d’une méconnaissance de l’épreuve que d’un manque de temps. Quelques candidats, plus rares que par le passé, pensent pouvoir négliger ou manipuler leurs décomptes en cas de dépassement, ils ont été sanctionnés.

En effet, les mots utilisés sont systématiquement recomptés par les correcteurs et en cas de dépassement du format prescrit, des pénalités sont tout aussi systématiquement appliquées. On rappellera aussi que le libellé de l’épreuve stipule que le candidat doit « mentionner le décompte par 50 mots » (50, 100, 150…) : l’absence des décomptes cumulatifs ou leur manque de rigueur entraîne également des pénalités dans la mesure où leur établissement fait explicitement partie de l’épreuve.

Enfin la dissimulation, volontaire ou non, d’un dépassement entraîne également des pénalités. Par exemple, un candidat annonçant un décompte de 420 mots mais ayant utilisé réellement 421 mots se voit pénalisé pour un décompte erroné (en plus de la pénalité de dépassement) quelle que soit la cause de cette erreur : que le candidat essaie de tromper le correcteur ou qu’il ne parvienne pas à compter jusqu’à 421, la pénalité est identique.

 

2012 :

En revanche, les correcteurs s’inquiètent d’une recrudescence des copies n’indiquant pas le nombre de
mots du résumé, ou, beaucoup plus fréquemment, indiquant un décompte erroné ou mensonger. C’est
pourquoi il convient fermement de rappeler que le nombre de mots est systématiquement recompté,
que le jury attend que soient notés le décompte total et le décompte partiel des mots, et que ces décomptessoient exacts. Trop de candidats cette année ont eu la naïveté ou la malhonnêteté de croire qu’en indiquant un nombre de 396 ou 418 mots, ils dissimuleraient le nombre réel de 424, 472, voire 568 mots (record annuel). La fraude est indigne et sévèrement sanctionnée (2 points de pénalité pour fraude manifeste, plus les points de pénalité pour dépassement).

On rappelle aussi qu’il convient de respecter les marques conventionnelles du décompte partiel (barres
obliques tous les 50 mots et report du décompte partiel dans la marge), et de ne pas opter, par goût
absurde de l’originalité, pour des signes plus fantaisistes (mots soulignés en pointillés, astérisques,
apostrophes, nombre de mots flottant au milieu des lignes d’écritures…).

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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