Méthode pour la synthèse d’économie Méthode pour la synthèse d’économie
L’épreuve d’économie/droit est une épreuve assez complexe tout simplement parce qu’il est très difficile de terminer les deux épreuves en 4 heures. Or, la... Méthode pour la synthèse d’économie

L’épreuve d’économie/droit est une épreuve assez complexe tout simplement parce qu’il est très difficile de terminer les deux épreuves en 4 heures. Or, la synthèse d’économie est systématiquement ce qui prend le plus de temps aux candidats. Cette synthèse est essentielle car elle représente 60% de la note d’économie. Il y a donc deux avantages principaux à avoir une méthode en béton pour cette synthèse. Premièrement, évidemment essayer de s’approcher de la note maximale, à savoir 12/12. Deuxièmement, parce qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne note à la synthèse mais à l’ensemble de l’épreuve qui est difficile à terminer, il faut réussir à fournir un travail de qualité en un temps limité. L’idéal est alors de ne pas dépasser 1h30 afin de pouvoir terminer l’épreuve tranquillement (ou du moins un peu plus tranquillement).

 

Quels sont les sujets tombés ces dernières années ?

Voici une liste des thèmes qui sont tombés ces dernières années à l’ESSEC :

  • La théorie du ruissellement des richesses dans l’économie (2018)
  • L’économie numérique en France (2017)
  • La stagnation séculaire en France (2016)
  • Le phénomène des NEET en France (2015)
  • Le niveau de la fiscalité en France (2014)
  • Le socle de protection sociale (2013)

 

Qu’est-ce que reprochent les jurys aux candidats et comment y remédier ? 

Le jury note trois défauts persistants dans les copies et qui se retrouvent surtout dans la synthèse d’économie : « la difficile gestion du temps, la tendance à ne pas traiter les sujets posés, les défaillances orthographiques, syntaxiques et grammaticales »

Mais d’autres défauts persistent :

  • L’absence de reformulation : certains candidats en effet se contentent de recopier les textes ce qui ne permet pas de synthétiser l’ensemble. Il faut alors systématiquement ne pas reprendre la phrase mais uniquement l’idée qui y est développée et l’introduire à votre développement.
  • La mauvaise compréhension des documents : Dans ce cas, il n’y a pas de conseils miracles. Certains documents peuvent être assez techniques et bien connaître son cours aide évidemment pour bien comprendre les théories et les mécanismes expliqués dans les textes. Toutefois, si vous ne comprenez vraiment pas une partie d’un document, mieux vaut ne pas l’utiliser. Enfin, ne soyez pas tenté de recopier mot à mot une partie du texte car cette pratique est fortement sanctionnée.
  • L’absence de traitement d’un document : Absolument tous les documents présents dans le sujet, y compris les graphiques, doivent être synthétisés. Si votre plan ne permet pas d’y introduire un texte, c’est que le plan n’est pas adapté. Néanmoins, peut-être qu’en modifiant simplement une sous partie, il serait possible d’introduire l’idée principale d’un texte qui vous poserait problème. Quant aux graphiques, ils servent à illustrer vos propos grâce à des chiffres. Vous pouvez également les utiliser en tant qu’accroche pour votre introduction.
  • Le non-respect du titre de la note : On vous demande en effet de faire une synthèse avec un certains angle dans la mesure où vous devez par exemple synthétiser « L’économie numérique en France ». Or, certains documents parleront de l’économie numérique dans d’autres pays. Vous pouvez et vous devez même utiliser ces textes ou ces parties de textes ; mais uniquement alors dans le but d’opérer une comparaison avec la France.
  • La difficulté à sélectionner les idées principales : Justement ! Vous pouvez en partie lever cette difficulté en lisant bien et en respectant le titre de la note qui constitue une aide précieuse.
  • L’apport d’idée personnelle : Il faut bien faire la différence entre reformuler et mettre en lien les différentes idées des textes avec l’apport de nouvelles idées. Vous ne pouvez évidemment pas apporter des chiffres, des théories ou encore des auteurs qui ne seraient pas cités dans les textes. Même si cela peut-être tentant, il faut absolument s’abstenir.
  • Le non-respect du nombres de mot : il est demandé de faire une synthèse en 500 mots (entre 450 et 550 car une marge de 10% est tolérée). Il ne faut en aucun cas tricher sur le décompte de mots car cela énerve le correcteur et est toujours sanctionné. L’absence de temps empêche (selon moi) de faire un brouillon avant de recopier au propre, d’où la difficulté de bien respecter le nombre de mots. Pour cela, il faut avoir une idée claire du nombre de mots que vous pouvez utiliser par sous partis. Si vous faites deux parties de deux sous parties (ce qui est généralement conseillé), comptez alors 50 mots pour l’introduction, 100 mots pour chacune des sous parties, 50 mots de conclusion. Grâce à la marge, il vous reste alors 50 mots pour écrire clairement les titres de vos parties et sous parties. Cette méthode vous permettra en plus de rester équilibré dans vos parties.

 

Comment utiliser son brouillon ?

Chacun est libre d’opter pour sa propre technique, je vous donne ainsi la stratégie pour laquelle j’ai opté et qui m’a permis de faire la synthèse en moins d’1h. En tout cas, le plus important est d’opter pour une stratégie assez rapidement et de s’y être entrainé et habitué au cours de ses deux (ou trois) années.

Prenez une feuille de brouillon et placez cette dernière en format paysage. Découpez ensuite la feuille (ou deux feuilles) en 5 si il y a 5 documents, en 6 si il y en a 6 …

Ensuite, lisez chaque document attentivement sans se dépêcher de manière excessive. Le plus important est de ne pas devoir être amené à relire un document ce qui vous ferait perdre un temps précieux. A la fin du texte, notez sur votre brouillon (dans sa colonne dédiée) les 2, 3, 4 ou 5 idées principales développées dans le texte et tentez déjà de reformuler ce que vous avez retenu du texte. Il est important de noter uniquement sur le brouillon les idées et non des phrases sinon votre synthèse sera une juxtaposition de phrases sans aucune connexion et il sera plus difficile de faire des liens.

Quant à la gestion du temps, ne regardez pas trop l’horloge et tentez évidemment d’être le plus efficace possible dans votre restitution d’idées, de chiffres et de théories mentionnés dans les textes au brouillon. L’idéal est d’avoir fini ce travail après 40 voire 50 minutes.

 

Comment rédiger sa synthèse ?

Premièrement il faut trouver un plan cohérent qui est généralement assez simple. Le plan est souvent du type, positif/négatif, causes/conséquences, problèmes/solutions…

Tentez toutefois de bien reformuler vos titres afin qu’ils soient bien liés entre eux. Par exemple pour le sujet sur la théorie du ruissellement, vous pouvez opter pour le plan suivant : en partie 1 « Théoriquement, favoriser les plus haut revenus doit générer une amélioration du niveau de vie du reste de la population » et en partie 2 « Mais les faits montrent que la théorie n’est pas toujours vérifiée ».

Il n’y a pas de plan type, l’important est que votre plan permette de traiter le sujet posé, qu’il vous permette de restituer les idées de tous les documents et qu’il soit cohérent.

Ensuite, vous pouvez commencer à rédiger votre introduction qui doit être concise et comporter une phrase d’accroche, votre problématique et votre annonce de plan.

Aérez bien votre copie et faites en sorte que le correcteur puisse lire vos parties et sous parties en un coup d’œil afin qu’il puisse directement voir de quelle façon vous allez synthétiser les documents.

Une fois que vos parties et sous parties sont trouvées, surlignez de 4 couleurs différentes (si vous avez 4 sous parties) chaque idée principale détectées préalablement dans les textes sur votre brouillon. Ainsi, avant d’entamer chaque sous-partie, vous savez quelles sont les idées principales à restituer dans votre paragraphe. Il est important de savoir que les idées de chaque texte doivent-être « mélangées » sinon il ne s’agit plus d’une synthèse mais d’un résumé. Concrètement, vous devez avoir dans chaque sous-partie des idées qui proviennent d’au moins deux documents distincts.

Enfin, faites vous confiance et réutilisez les idées d’une même couleur dans une sous partie et privilégiez toujours la cohérence et la fluidité à la quantité. Mieux vaut ne pas expliciter une ou deux idées d’un document par manque de mots que de vouloir tout « caser » sans liens ni explications détaillés. Et surtout, faites attention à ne pas réutiliser les mêmes phrases que celles des documents.

Bon courage à tous !!

Pierre-Olivier Denis

Etudiant à HEC Paris

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