Admis dans le top 10, ils ont choisi BSB Admis dans le top 10, ils ont choisi BSB
À quoi se fient les étudiants de prépa, généralement déclarés admis à plusieurs écoles de commerce à l’issue des oraux, pour choisir de manière... Admis dans le top 10, ils ont choisi BSB

À quoi se fient les étudiants de prépa, généralement déclarés admis à plusieurs écoles de commerce à l’issue des oraux, pour choisir de manière ferme et définitive laquelle ils intégreront en septembre ? Si cette importante décision résulte souvent de la prise en compte d’une multitude de facteurs, parmi lesquels le ressenti au moment des oraux, les recommandations des anciens de la prépa et des professeurs… en réalité, le premier d’entre eux tient en deux mots : classement SIGEM.

Qu’est-ce que le classement SIGEM ? Palmarès non officiel, mais que nous établissons chaque année, celui-ci est établi à partir du choix des étudiants de l’année précédente. Ce classement n’est donc aucunement influencé par la qualité intrinsèque de chaque école, mais par la perception des étudiants de ces écoles année après année. Perception qui découle en grande partie… du classement SIGEM de l’année dernière. En cela, le SIGEM a une forte propension à l’auto-reproduction. Rares sont les mouvements au sein de celui-ci, bien que ces dernières années les hiérarchies ont davantage évolué que par le passé.

Alors quel crédit accorder au classement SIGEM ? Il reste bien sûr un outil très intéressant, puisqu’il permet d’observer les dynamiques d’attractivité des écoles. Néanmoins, il ne saurait suffire à arrêter un choix sur telle ou telle école, et ce pour une raison tout à fait trivial : là où le choix d’une école est éminemment personnel, et doit dépendre de son projet professionnel, de la projection que l’on se fait sur un campus, dans une ville, dans une association, au sein d’un double-diplôme… le classement SIGEM en reflète qu’une tendance globale, celle dessinée par une dizaine de milliers d’ex-préparationnaires.

Il n’empêche, peu d’étudiants osent « s’éloigner » du diktat du SIGEM quand vient l’heure des choix. Nous avons rencontré deux étudiants de BSB – Burgundy School of Business, tous deux admis dans une école du top 10 SIGEM, qui nous ont fait part de leur expérience :

Lire aussi : Comment Burgundy SB a gagné 5 places au SIGEM entre 2012 et 2018 ?

 

Leeana, admise « jusqu’à » Audencia

Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

Alumni promo 2019, j’ai passé un bac OIB section espagnole à Lyon, intégré la prépa ECS du lycée Henri IV à Paris, et à l’issue des concours, j’ai rejoint BSB à Dijon. Passionnée de cinéma et voulant en faire mon métier, j’ai suivi le double-diplôme MSc Arts and Cultural Management de l’école, et je viens de terminer mon stage de fin d’études chez Studiocanal en Production et Acquisitions Internationales.

 

Jusqu’à quelle école, en se basant sur classement SIGEM, étais-tu admise lorsque tu as choisi de rejoindre BSB ?

J’avais été admise jusqu’à Audencia, GEM et TBS.

 

Qu’est-ce qui t’a décidée à faire ce choix plutôt atypique ?

J’ai choisi BSB parce que j’ai réévalué mes priorités : me construire un bagage solide afin de parvenir à travailler dans l’industrie du cinéma, et ce dans un cadre bienveillant et inspirant. Au cours de mes recherches et lors de mon Tour de France des oraux, j’ai trouvé ce que je cherchais à Dijon. Le choix était fait.

 

Comment ont réagi tes proches (camarade de prépa, parents, professeurs) quand tu leur as annoncé cette décision ?

Mes proches ont été et sont encore soulagés, heureux, et fiers de mon choix à l’issue des concours. Ils ont toujours été d’un précieux soutien.

 

Avec du recul, penses-tu avoir fait le bon choix en intégrant BSB ?

Choisir d’intégrer BSB est une des meilleures décisions que j’ai prises de ma vie. Si c’était à refaire, je ne changerais rien. Grâce à mon parcours dans cette école, j’ai fait les études que je souhaitais, ai réalisé des stages dans les entreprises que j’admire, suis partie en échange universitaire en Australie, ce dont je rêvais, et ai rencontré des personnes qui sont devenues des amis proches. Que demander de plus!

 

Comment s’est passé ton parcours à l’école ?

Chacun crée son parcours à l’école. J’ai opté pour la voie anglophone et culturelle. Je suis reconnaissante pour toutes les opportunités rencontrées et le caractère humain de BSB.

 

Qu’est-ce qui fait la différence à BSB selon toi ?

Qu’est-ce qui fait la différence de BSB ? J’invite les candidats à venir voir par eux-mêmes lors des oraux !

 

Andoni, admis « jusqu’à » Grenoble EM

Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

Je m’appelle Andoni Jorajuria. J’ai 21 ans. Je viens de la région bayonnaise où j’ai fait une prépa ECE, au lycée René Cassin.

 

Jusqu’à quelle école, en se basant sur classement SIGEM, étais-tu admis quand tu as choisi de rejoindre BSB ?

Après les concours écrits, j’étais admissible jusqu’à l’EM Lyon. A l’oral, j’ai décidé de passer les épreuves à l’EM Lyon, à GEM, à BSB et à l’ESC Pau. Hormis à l’EM Lyon, j’étais admis dans les trois autres écoles.

 

Qu’est-ce qui t’a décidé à faire ce choix plutôt atypique ?

Pour moi il ne s’agit pas du tout d’un choix atypique. Je trouve d’ailleurs dommage que mon choix soit caractérisé de la sorte. En effet, en prépa, on est formaté pour viser l’école le plus haut possible du classement SIGEM, ce qui amène à dénigrer les « petites » écoles. Or, pour moi, le plus important n’est pas d’intégrer l’école la mieux classée, mais celle qui me permettra de réaliser mon projet professionnel tout en m’épanouissant dans les études. J’avais déjà arbitré de la même manière lors du choix de la prépa dans la mesure où j’aurais pu viser une prépa plus réputée avec des meilleurs résultats globaux. Mais cela signifiait trop de sacrifices que je n’étais pas prêt à prendre (m’éloigner de ma famille, arrêter la pelote) pour un résultat meilleur hypothétiquement.

Pour en revenir à mon parcours en prépa, après des débuts aux résultats mitigés, je me suis vite aperçu que j’étais capable de viser et d’intégrer une école du top 5 mais sans avoir d’idée claire d’une école en particulier. Arrivé le printemps, des écoles sont venues pour se faire connaître (Toulouse BS, La Rochelle BS, INSEEC SBE et Burgundy SB) et la présentation de BSB par Romain Casiez m’a vraiment séduit et l’idée d’intégrer BSB, largement à ma portée, avait commencé à germer dans ma tête. Par la suite, lors des oraux blancs de fin d’année, j’avais parlé de ma potentielle intention de rejoindre BSB et mon professeur de culture générale m’a confirmé dans cette idée en me disant qu’il trouvait que cette école était adaptée à mon profil.

L’été est passé, les premiers mois de deuxième année aussi et mes résultats m’autorisaient à rêver d’intégrer une parisienne. Sûrement sous la pression des camarades et des professeurs qui rappellent à longueur de temps le classement SIGEM, le retour de la promotion précédente et les cours de préparation spécifique aux parisiennes, j’ai délaissé BSB pour me projeter dans une école du top 3. Les vacances de Noël sont alors arrivées et ça a été l’occasion de faire le point à la fois seul et avec mon entourage proche hors prépa. J’ai longuement pesé le pour et le contre à la fois pour les parisiennes et pour BSB.

En adéquation avec mon projet professionnel de devenir contrôleur de gestion, le parcours AEC de BSB collant parfaitement avec mon projet professionnel et ne me voyant pas passer d’une ville à taille humaine comme Bayonne à une mégalopole comme Paris, mon choix s’est alors tout naturellement tourné vers BSB. Dans un souci de ne pas me torturer l’esprit jusqu’à la fin de l’année dans un dilemme entre parisiennes ou BSB qui aurait nui à mon travail et à ma préparation aux concours, j’ai averti tout le monde – famille, camarades, professeurs – de mon choix et j’ai arrêté de suivre les cours de préparation aux épreuves parisiennes.

L’esprit libéré jusqu’au concours, les événements qui ont suivi m’ont conforté dans mon choix, comme la visite de M. Bourcieu (Directeur Général de BSB, ndlr). Etant boursier, j’ai quand même présenté tous les concours (hors Ecricome) qui m’ont bien réussi puisque j’étais admissible jusqu’à l’EM Lyon. Même si mon choix pour BSB était figé, j’ai quand même laissé une dernière chance à l’EM Lyon et à GEM pour n’avoir aucun regret, ce qui a été le cas. In fine, mon passage à BSB à la suite de ces deux écoles m’a encore plus conforté dans ma décision.

En bref, les discours de M. Casiez et M. Bourcieu, le parcours AEC en adéquation avec mon projet professionnel et l’ambiance lors des oraux sont les trois facteurs principaux qui m’ont poussé à rejoindre BSB.

 

Comment ont réagi tes proches (camarade de prépa, parents, professeurs) quand tu leur as annoncé cette décision ?

Dans l’ensemble, tout le monde a réagi positivement, malgré la surprise de certains. Mes parents m’ont toujours soutenu et m’ont toujours fait confiance dans mes choix, donc pour eux peu importe l’école dans laquelle j’allais tant que j’y trouvais mon compte. Cette relation de confiance s’est installée très tôt, à partir du primaire. Mes parents m’ont laissé gérer mon travail comme je voulais et tant que les résultats suivaient, je pouvais continuer de gérer. Ma sœur a également joué un rôle clé dans la gestion de mes études puisqu’elle m’a ouvert la voie avec trois ans d’avance, me permettant d’appréhender plus facilement les échéances. Cela a été déterminant dans mon approche de la prépa et surtout du résultat final puisque le classement de l’école compte moins que notre épanouissement à l’intérieur de celle-ci, sans pour autant mettre en péril son projet professionnel.

Mes camarades me connaissant, ce choix ne les a pas vraiment surpris. Pour autant, cela n’a pas empêché certains de penser que mon choix était étrange et quelque peu incompréhensible, ce que je comprends tout à fait puisqu’en prépa on est formaté pour les concours et que nos choix doivent être dirigés par le classement SIGEM. C’est dans cette optique là que certains de mes camarades n’ont pas forcément accepté mon choix, eux qui ont fait tant de sacrifices et qui travaillent énormément pour ne pas pouvoir viser des écoles qui étaient largement à ma portée. Cependant, je n’ai jamais eu à subir de remarques désobligeantes de leur part et cela n’a pas dégradé nos relations.

Enfin, j’ai trouvé la plus grande résistance au sein du corps professoral, l’un d’eux me faisant bien comprendre que je gâchais mon talent. Mais, avec le recul et le soutien qu’il m’a apporté lorsqu’il a compris que je ne reviendrais pas sur ma décision, je pense que plus qu’un désaccord sur mon choix, il voulait me pousser dans mes retranchements pour être sûr que ma décision était réfléchie et sans ambiguïté. Ensuite, les autres professeurs ont approuvé mon choix, et c’est d’ailleurs l’un d’entre eux, mon professeur de culture générale de première année, qui m’a fait savoir que BSB correspondait parfaitement à mon profil et que je pourrais m’y épanouir.

 

Avec du recul, penses-tu avoir fait le bon choix en intégrant BSB ?

Pour l’instant je ne regrette absolument pas d’avoir intégré BSB. J’ai pu intégrer le parcours AEC dans lequel je poursuis mon cursus, j’ai eu l’occasion de devenir trésorier de l’association environnementale de l’école et j’ai également eu l’opportunité d’assister à des conférences de personnalités intéressantes (Prix Nobel, anciens ministres…) sur des thématiques essentielles pour bien comprendre le monde d’aujourd’hui et de demain.

Le parcours AEC, principal motif de ma venue à BSB, m’a permis de rencontrer des professionnels de l’audit des entreprises KPMG Luxembourg et PWC Luxembourg, à la fois lors de leur venue à BSB pour des ateliers CV, préparation aux entretiens et business game et lors d’une visite des locaux de PWC Luxembourg pour découvrir l’ambiance et le cadre de travail et réaliser des mini cas pratiques. Par ailleurs, le parcours AEC est très exigeant avec une charge de travail supplémentaire. Mais cela permet d’approfondir mes connaissances dans des domaines aussi essentiels que la comptabilité ou le droit.

De plus, mon expérience en tant que trésorier m’a permis d’expérimenter des méthodes, parfois vues en cours, parfois tirées de mon propre ressenti. Cela a été très enrichissant et c’est un vrai plus de pouvoir avoir une expérience qui sorte du quotidien des cours. C’est l’occasion de découvrir la réalité du terrain tout en ayant l’appui de l’école et donc sans prendre trop de risques.

Enfin la ville est magnifique. Le soir ou les week-ends il m’arrive de sortir, de me promener, de me perdre dans Dijon sans autres buts que de découvrir de nouveaux coins sympathiques et de décompresser. Il y a aussi des endroits agréables pour courir, activité très importante pour moi puisque, en plus de pouvoir décompresser, cela me permet de garder une activité physique dans la mesure où en intégrant BSB j’ai dû renoncer à la pelote.

Pour résumer, après un an et demi passé à BSB, je ne regrette absolument pas mon choix, et encore moins quand je reçois des nouvelles de potes de la prépa qui sont dans des écoles mieux placées au classement SIGEM mais qui ne semblent pas s’épanouir autant que moi.

 

Comment s’est passé ton parcours à l’école ?

J’ai intégré le parcours classique en franco au premier semestre avant de rejoindre le parcours AEC au semestre 2 et de poursuivre dans cette filière aujourd’hui en semestre 3. Entre les semestres 2 et 3 j’ai effectué deux stages. Le premier en tant que junior consultant au sein du programme GCP Ohio de l’école qui consistait en une étude de marché pour une entreprise bourguignonne en collaboration avec des étudiants de BSB et de l’université de l’Ohio (par groupe de 4, 2 français et 2 américains). Pour le deuxième stage je me suis rapproché de chez moi en étant conseiller chez Intersport. A partir de janvier 2020, je commence une année de césure pour acquérir de l’expérience dans le contrôle de gestion.

En ce qui concerne mon parcours associatif, je suis trésorier de l’association ESC’Prit d’Aventure depuis novembre 2018 (en double mandat jusqu’en décembre 2018) et je laisserai la place à mon successeur à partir des vacances de Noël. Je voulais vraiment un poste de trésorier pour pouvoir prendre de l’expérience terrain et tester les méthodes vues en cours, ce qui a été très formateur.

 

Qu’est-ce qui fait la différence à BSB selon toi ?

Je pense que ce qui fait la différence à BSB n’est pas un élément en particulier mais un ensemble. C’est une école à taille humaine dans une ville à taille humaine, l’ambiance est très bonne, que ce soit entre élèves ou avec le corps professoral ou administratif. Il y a toujours du mouvement, quelque chose à faire.

Quand j’ai commencé à réfléchir dans quelle école je voulais aller, je me suis fais une liste de tout ce que je recherchais dans cette école et tout ce que je voulais éviter. Comme je l’ai expliqué précédemment, BSB a été mon coup de cœur. Maintenant que je suis dans l’école, les promesses tenues lors des rencontres ou des oraux ne sont plus des promesses mais une réalité.

Du coup, ce qui fait vraiment la différence à BSB à mes yeux, c’est que c’est une école qui me correspond et dans laquelle j’arrive à m’épanouir. Elle m’a permis d’atteindre les objectifs que je m’étais fixés à cette étape de mon parcours.

Dimitri Des Cognets

Rédacteur en chef de Major-Prépa