L’ESC Dijon s’offre une progression inédite au SIGEM L’ESC Dijon s’offre une progression inédite au SIGEM
Cette année, le top 15 du SIGEM reste intact. Pour trouver le premier mouvement, il faut remonter à la 16ème place et au duel... L’ESC Dijon s’offre une progression inédite au SIGEM

Cette année, le top 15 du SIGEM reste intact. Pour trouver le premier mouvement, il faut remonter à la 16ème place et au duel entre l’ESC Dijon et l’ICN Nancy-Metz.

Si l’année dernière, le duel avait été gagné de justesse par l’école lorraine par le score de 50-49 parmi les 99 double-admis, cette année le match a tourné court : 61-35. L’école bourguignonne revient de loin : en 2009, l’ICN menait 99% à 1%…

 

Duel ICN - ESC Dijon

 

Si l’ESC Dijon avait d’ores et déjà gagné le concours des meilleurs oraux en 2015, l’école était pourtant restée d’un cheveu derrière l’ICN. Cette année, le match a tourné en faveur de l’école bourguignonne…pour de nombreuses raisons.

Premièrement, la barre d’admissibilité. Restée stable à 7,01 pour l’ESC Dijon, celle-ci a dégringolé pour l’ICN, qui s’affiche désormais à 6,20 contre 7,60 en 2015. Si comparer les barres ne fait pas forcément sens car chacune des écoles appartient à une banque d’épreuve différente, la sélectivité à l’écrit demeure un indicateur pertinent : seulement 7,5% des candidats passant l’écrit d’ICN n’y sont pas admissibles contre 15% du côté dijonnais. Rappelons qu’en 2009, 40% des candidats à l’école lorraine n’y étaient pas admissibles.

Deuxièmement, l’attractivité de l’école. Si l’ICN devrait enfin bénéficier dès 2017 de son implantation au sein du campus ARTEM (un chantier européen à plusieurs centaines de millions d’euros sans cesse reporté depuis une dizaine d’années), l’école devra sûrement renforcer sa sélectivité à l’écrit pour retrouver son attractivité d’antan.

Enfin, la stratégie atypique de l’école que nous avions d’ores et déjà détaillé. Si la stabilité de la direction est remarquable,  la gestion de l’ESC Dijon est également d’une fraîcheur remarquable : l’école a le même directeur depuis 2006, il était le plus jeune à l’époque et l’est encore aujourd’hui à 44 ans ! Si l’âge n’est pas un argument, le style de direction l’est. Lors de notre venue sur le campus le 2 juin, nous avons été étonné de voir que Stephan Bourcieu connaissait ses étudiants un à un, savait quels stages il faisait, etc. Ici, la proximité et l’accompagnement ne sont clairement pas de simples éléments de communication, et on aimerait bien voir encore plus d’écoles faire de même. 😉

 

Il en résulte une dynamique : si l’école faisait 50-50 avec l’ESC Pau en 2012, elle opère cette année un rapprochement intéressant avec l’EM Strasbourg et Montpellier BS ! Duels à suivre en 2017 ? Évidemment.

Tableau SIGEM 2012 - 2016

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Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.