Interview de Corentin, étudiant à SKEMA Lille et président de la JE (2017) Interview de Corentin, étudiant à SKEMA Lille et président de la JE (2017)
Interview de Corentin Vinet, nouveau Président de SKEMA Conseil Lille, la Junior-Entreprise de SKEMA Business School, campus de Lille, issu d’une classe préparatoire ECE à... Interview de Corentin, étudiant à SKEMA Lille et président de la JE (2017)

Interview de Corentin Vinet, nouveau Président de SKEMA Conseil Lille, la Junior-Entreprise de SKEMA Business School, campus de Lille, issu d’une classe préparatoire ECE à St Joseph du Loquidy, à Nantes.

 

Avant l’école

Ton parcours avant ton intégration (lycée et prépa) ?

Je suis né en Vendée, ai grandi à Dinan en Bretagne avant de passer deux ans en classes préparatoires ECE à St Joseph du Loquidy, à Nantes.

A l’origine, dès le collège et jusqu’au lycée, j’ai longtemps voulu devenir journaliste. J’étais attiré par le côté aventurier de la profession. Au plus proche de l’actualité, au plus proche de l’action. J’ai d’ailleurs découvert le milieu en fondant un site internet : les « Jeunes Journalistes de France », où j’avais motivé des lycéens de dix régions de France à rédiger des articles chaque semaine sur des news. J’ai ensuite également fait des stages dans un journal régional puis au sein de la rédaction sport de Canal +, à Paris. Je m’en suis finalement détourné en comprenant que je souhaitais être un acteur, pas seulement un observateur, malgré toute la noblesse du métier.

J’ai donc cherché un moyen de bosser ma culture générale, tout en repoussant le choix de carrière à plus tard. J’étais en parallèle très engagé en politique en étant responsable jeune d’un parti dans mon département, qui m’amènera plus tard à faire un stage au Parlement Européen. Je tente alors les Sciences Po régionaux, que je manque de peu et me dirige vers les classes prépas.

Deux années avec du travail, forcément, mais surtout une ambiance bon délire, avec des amis très proches. Je n’ai pas vécu l’enfer dont parlent certains !

 

Tes notes aux écrits ?

Je n’ai pas le souvenir exact de mes notes, mais j’avais un profil déséquilibré : autour de 13 en Economie et en Culture Générale, mais plafonnant à 3,5 en Mathématiques. Un profil littéraire, c’est vrai, mais surtout une tendance à travailler à fond les matières qui me passionnaient quitte à délaisser celles pour lesquelles je trouvais moins d’intérêt. Je ne regrette pas mes concours, puisque je m’épanouis à SKEMA et que je vis des moments incroyables avec la J.E. mais, avec le recul, j’aurais sûrement dû donner plus dans certaines matières. C’est rageant de se voir pénalisé à cause de gros coefficients handicapants.

Dans tous les cas, décrocher une école ne fait pas tout. J’irai même jusqu’à dire que ce n’est pas l’essentiel. C’est ton parcours une fois dans celle-ci qui compte plus que tout. Les recruteurs regardent énormément les stages, le parcours associatif et tes capacités à porter des projets, à être ambitieux. Je pense qu’il convient de le souligner, j’ai le souvenir qu’on passait un peu certaines dimensions des grandes écoles sous silence en prépa alors que c’est un atout déterminant pour notre avenir.

 

Ton oral d’entrée à Skema ?

Je l’ai passé sur le campus de Lille. A la différence des autres écoles, SKEMA  a une particularité dans son recrutement, c’est le CV projectif. Je l’avais pris très au sérieux en m’imaginant à Michael Page, un cabinet renommé de chasseurs de talents, après avoir intégré la Junior Entreprise. Avec un an de plus, je ne changerai pas grand-chose à mon CV, ahah ! J’avais eu le Président de SKEMA Conseil au téléphone pour être crédible et montrer mon intérêt pour les particularités de l’école. C’est vraiment ce qui est recherché : montrer que ta curiosité t’a amené à te renseigner sur ce qui rend SKEMA unique : ses campus à l’international, son dynamisme associatif, sa montée dans les classements, etc. Il faut prouver au jury que tu es capable de te vendre, en étant suffisamment habile pour te mettre en valeur tout en restant sincère.

Sinon au niveau de l’accueil, l’équipe des admisseurs m’avait régalé. J’étais venu un jour de match lors de l’Euro 2016 et il y avait une ambiance de folie sur Lille. Forcément, ça a joué sur l’image que j’ai eu de l’école ! Ici on est ambitieux tout en passant de très bons moments, c’était le message qu’ils passaient. Ça m’a tout de suite plu.

 

La vie à SKEMA BS

Tes cours ?

Intéressants, avec des matières qui sont totalement nouvelles pour quelqu’un ayant fait mon parcours : le droit, la gestion des coûts, le chinois… Plusieurs challenges sont également organisés pour stimuler notre potentiel d’entrepreneuriat : l’IEKM, le défi innovation…

Après, je ne te cache pas qu’au niveau du rythme, c’est quand même light, comme dans l’écrasante majorité des écoles de commerce. L’administration souhaite délibérément nous pousser à être forces d’initiatives en parallèle des cours, notamment au niveau des associations.

 

Les associations ? (en général)

Comme je te le disais plus tôt, le dynamisme associatif est une vraie valeur ajoutée à SKEMA, sur le campus de Lille tout particulièrement. Il y a presque une trentaine d’associations, avec une Fédération des Associations (la FASK) qui chapote le tout. C’est une chance incroyable que d’avoir cette diversité dans les choix. Les idées sont nombreuses et l’énergie palpable. C’est une claque quand tu sors de prépa ! Il y a vraiment de tout selon tes envies et ton profil.

 

Ton association ?

SKEMA Conseil. On est une association dont le cœur est sa dimension professionnalisante. Intégrer SKEMA Conseil, c’est vivre une expérience unique. Nous sommes donc un collectif d’étudiants fondé sur le modèle des cabinets de conseil, au service de nos clients afin de répondre au mieux à leurs attentes en mettant tout en œuvre pour être innovants et disruptifs.

Pour te donner quelques chiffres, nous faisons un chiffre d’affaires annuel de 120 000 euros, avec une quarantaine d’études réalisées. Au niveau du Groupe SKEMA Conseil (Lille, Paris et Sophia), nous émergeons à 210 000 euros de C.A., chacune des trois structures est performante et présente un parcours très riche. Sur les 180 J.E. de France, nous sommes dans le Top 8 depuis désormais cinq ans et avons gagné cette année deux prix nationaux, lors des Congrès de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE) : celui de la Meilleure Approche Commerciale et de la Meilleure Etude de Conseil.

Rejoindre la J.E., c’est un vrai challenge. Nous étions 130 sur la ligne de départ pour 20 dans l’équipe à la fin de la phase de recrutement et de formation qui a duré deux mois et demi. Je le recommande à fond, évidemment ! C’est difficile, mais le jeu en vaut largement la chandelle. Tu signes pour un mandat où tu passeras par toutes les émotions, c’est à la fois enrichissant et épanouissant… Ahah, j’arrête ici, si les lecteurs souhaitent en savoir plus, ils n’ont qu’à m’appeler directement !

 

Les stages ?

Etant élu Président, j’ai choisi de faire mon stage de L3 à la Junior-Entreprise. Le travail ne manque pas, c’est très formateur pour moi que de mettre le pied à l’étrier et me préparer à prendre définitivement les rennes à partir du 1er juillet. Les vacances d’été seront très courtes !

Pour ceux qui le font en entreprise, c’est du cas par cas. Certains ont réussi à trouver de très beaux stages à l’étranger (USA, Egypte notamment), dans de grands groupes français, dans des start-ups, etc. C’est très varié. En L3, l’expérience est cependant trop courte pour avoir de vraies prises de responsabilités d’après les retours que j’en ai. C’est une fois en M1 avec des stages de six mois, ou en césure, que tu t’éclates vraiment.

 

Le parcours que tu envisages ?

Je fais ma première partie de M1 à Lille, prends une césure sur l’année 2018 que j’aimerais réaliser idéalement dans un cabinet de conseil. Ensuite, je partirai dans une université partenaire à l’étranger (le Chili ?) pour mon deuxième semestre de M1, avant de terminer par un M2 en France. Sur ce dernier point, je n’ai encore rien arrêté.

 

Comment se déroulent les campagnes de renouvellement des assocs’ ?

Il y a trois grandes catégories de recrutement à SKEMA : le processus des listes pour les Bureaux (BDE, BDS, BDA) qui fonctionne sous la forme de campagnes où deux équipes d’une vingtaine de L3 s’affrontent et sont départagées par une élection au bout de plusieurs mois où les L3 et M1 votent. Ensuite, pour la grande majorité des associations, il y a un entretien suivi de plusieurs soirées d’échanges avant que l’équipe sortante choisisse ses nouveaux. Enfin, il y a le recrutement de la J.E. Il est en trois étapes : un premier entretien de personnalité où nous jaugeons la motivation, la curiosité et le dynamisme du postulant, une seconde phase théorique composée de cours tous les midis et tous les soirs pendant un mois ponctué par un test écrit puis une troisième et dernière phase pratique – par pôles (Commercial, Qualité, Ressources Humaines, Trésorerie ou Communication) – lors de laquelle les nouveaux L3 devront faire leurs preuves en réalisant des tâches proches du travail que nous menons à la Junior, avec l’exigence nécessaire.

 

Quid de la vie extra-scolaire ? (sport, ville, soirée…)

Je ne vais parler que pour Lille, c’est le campus que je connais le mieux. La ville est vraiment très étudiante : soirées, événements en tout genre… Lille vit le jour et la nuit, il y a énormément à voir ! En école, nous sommes malgré tout dans notre bulle, on se rend compte que nous connaissons surtout Lille à travers le prisme de SKEMA. Vous ne serez pas déçus de l’ambiance en tout cas !

Pour le sport, j’ai malheureusement arrêté depuis que je suis en école alors que j’avais réussi à continuer à en faire en prépa… Vous verrez qu’en fonction de vos engagements, vous n’aurez pas autant de temps libre que vous le pensiez lorsque que vous étiez encore en prépa.

 

Le prix ?

Aux alentours de 10 000 euros, je crois que c’est dans la moyenne des prix des autres grandes écoles de commerce. Honnêtement, c’est cher, bien sûr. Surtout que tu as des dépenses à côté, ça peut vite devenir compliqué. Après le prix varie en fonction de ton choix de Master 2, si tu optes pour une alternance, etc.

 

En 5 lignes, pourquoi SKEMA et pas une autre ? (opportunités, spécificités, réseaux)

Je sais qu’en prépa, on a tous l’obsession des classements. Je vais donc commencer par ça : SKEMA est une école dans le top 10 et a une belle tendance ces dernières années. L’international est devenu la clé du parcours, c’est une offre quasi-unique dans l’univers des écoles de commerce. Ensuite, SKEMA dispose d’un monde associatif dynamique où tu peux allier plaisir, épanouissement et ambition. Enfin, n’hésitez plus, Lille est une ville idéale pour les étudiants !

 

Quelle est la fierté de l’école ?

Sa dimension nationale à Lille, Paris et Nice, ainsi que son déploiement international avec les campus à Raleigh (aux USA), à Belo Horizonte (au Brésil) et à Suzhou (en Chine), sans parler de toutes les universités partenaires. Je pense que si nous devions axer sur une fierté particulière de l’école, ce serait celle-ci. Ils ont pour vision que la marque SKEMA soit reconnue – et labelisée – dans le monde entier. C’est potentiellement un atout fantastique. 

 

Ton plus beau souvenir cette année à Skema ?

En interne à SKEMA, c’est probablement le WEI de début d’année, j’ai vécu des moments vraiment fous. Les premiers pas dans un nouvel environnement, c’est toujours marquant. Le WEI a lancé mon année ! Je ne doute pas que le BDE et l’ensemble des assos vous en réserve aussi un énorme à la rentrée.

Après, il faut avouer que les événements les plus forts en émotions et qui ont particulièrement rythmés mon année à SKEMA, ils étaient avec la Junior-Entreprise. Il y en a eu énormément. Si je ne devais en garder qu’un, ce serait le Congrès National d’Eté dont je reviens tout juste. 1000 Junior-Entrepreneurs dans un cadre de rêve à Vittel, où tu rencontres des étudiants de toute la France qui partagent ta passion pour la J.E., c’est indescriptible…

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Noémie Moreau

Ancienne élève au lycée Dupuy de Lôme (Lorient) voie S. Actuellement étudiante en deuxième année à SKEMA et à l'université Jean Moulin (Lyon) en relations internationales et diplomatie.