Les derniers conseils avant l’épreuve d’ESH Les derniers conseils avant l’épreuve d’ESH
Après une année à vous accompagner via divers articles d’ESH, le jour J approche. Le stress augmente, et l’on se rend compte qu’on est... Les derniers conseils avant l’épreuve d’ESH

Après une année à vous accompagner via divers articles d’ESH, le jour J approche. Le stress augmente, et l’on se rend compte qu’on est absolument pas prêt. Rassurez vous, c’est totalement normal, et ce stress sera bénéfique dans vos toutes dernières révisions à condition d’être productif et fin stratège. On va alors essayer de vous donner les ultimes conseils de révisions pour ces derniers jours !  Mais croyez moi, jusqu’à la dernière minute vous pouvez encore progresser et gagner ce petit point qui vous permettra d’être admissible dans l’école de vos rêves !

I- Faire une ultime fiche de chiffres, une ultime fiche de citations et une ultime fiche d’actualités

Il faut, dans ces fiches, garder seulement les chiffres clefs, qui peuvent durant l’épreuve illustrer ce que vous voulez dire et faire avancer votre argumentation. Connaitre par exemple la productivité horaire en Inde ou le taux de change entre le yen et le dollars Hong Kongais, ce n’est pas important, mais savoir que début 2009, Obama lance un plan de relance de 800 milliards de dollars pour encourager l’investissement public, c’est utile, surtout si on connait la suite … En Novembre 2011, la dette publique américaine dépasse les 100% du PIB !

Pour la fiche de citations, il faut garder les réelles punchlines, celles qui permettront à votre copie de rester dans un coin de la tête de votre correcteur le jour J. Je pense que de très bonnes citations, originales et utiles, peuvent vraiment parfaire une copie mais ne pourra jamais la sauver, ainsi il ne fait pas tout parier sur ça et privilégier le cours.

Enfin, juste avant les concours, (fin mars-avril), il faut chopper les chiffres de la croissance, du chômage de la zone euro et des pays de l’OCDE, l’indice d’inflation, la situation du commerce internationale, l’état de la balance commerciale ainsi de suite. Ce sont des chiffres qui donneront l’illusion à vos correcteurs que vous étiez à l’écoute de l’actualité tout au long de l’année (il ne sont pas dupes). Surtout que l’actualité économique depuis Novembre 2016 (date ou les sujets sont réalisés) a été très riche (Brexit, Trump, situation Allemande, question européenne, chômage en France, ralentissement en Asie …..).

II- Faire une fiche avec les graphiques fondamentaux (et les maîtriser …) 

On remarque depuis quelques années que la micro/macro est valorisée durant l’épreuve d’ESH. Prenons un exemple simple, le sujet d’ESH de l’ESCP 2015 (Concurrence et croissance)… Il est presque IMPOSSIBLE d’avoir une note supérieur à 15/20 sans microéconomie dans ce sujet. Ainsi à Ecricome 2016, le graphique IS-LM et IS-LM-BP (également le WS-PS) pour expliquer que l’ouverture des économies avait un impact sur le chômage en réduisant l’efficacité des politiques budgétaires avait toute son utilité, le sujet à HEC demandait lui aussi une bonne maîtrise de la courbe de Philips…

Donc le graphique IS LM / IS LM BP / Philips (modèle Keynésien, monétariste, nouvelle macro-économie keynésienne) / courbe en J / modèle WS-PS / OG/DG / Laffer / equilibre en CPP, ainsi de suite c’est à connaitre et à maîtriser !)

III- Conseil pour le jour J

Voila, c’est le grand jour, on remplit notre entête, on attend sur notre siège les yeux rivés sur le sujet, et la le top est donné, vous avez 4 heures. Quoi qu’il arrive, peu importe le sujet, le programme vous permettra de le traiter, à condition d’avoir un esprit de synthèse sur vos connaissances, et de balayer la totalité de vos chapitres avant de répondre à l’intitulé du sujet. Ce que je veux dire par là, c’est que peu importe le sujet, il ne faut pas paniquer et l’affronter. Et pour ce faire, on prend le sujet, et on analyse / définit chaque mots. Ils ont tous de l’importance, et cette analyse va vous permettre d’esquisser les prémices d’un plan pour la suite. J’insiste sur ce moment de problématisaiton, car très concrètement, c’est la que se joue votre note. Ainsi, l’ordre des priorités durant vos quatre heures sera :

  • L’introduction : elle donne au correcteur une première impression sur la dissertation qu’il lit, et bien souvent, cette impression se  confirme. Ainsi, il faut montrer en quoi le sujet présente un intérêt.
  • Rédaction et réflexion personnelle : c’est une épreuve littéraire, votre plume doit être irréprochable et simple. Il ne faut jamais partir dans des envolées lyriques qu’on ne maitrise pas, rester simple, concis et concret.
  • Questionner les auteurs : c’est eux qui donneront de la cohérence à votre copie, car jusqu’à preuve du contraire, vous n’êtes pas encore Paul Krugman.
  • On se demande si un petit graphique ne peut pas étayer notre raisonnement, si oui, ou met et on explique théoriquement ou on illustre historiquement, si non, on s’abstient.
  • La conclusion : si l’introduction est capitale, la conclusion l’est également. Vous pouvez être sûr que même après avoir lu une dizaine de pages, le correcteur y portera une attention particulière. La première chose à faire est de résumer les principales étapes par lesquelles tu es passé pour aboutir à ta conclusion (pour cela, reprendre son plan permet d’avoir un fil conducteur et de ne pas s’éparpiller). Ensuite, tu devras faire référence à ton introduction : dans cette intro, tu as dû faire face à une impasse et proposer des pistes (différentes parties) pour y trouver une réponse. Tu dois alors montrer que c’est au terme de ta réflexion et grâce aux arguments que tu as avancés que tu peux avancer une réponse au problème.

 

IV-  PS- Les sujets « probables » (au vue de l’actualité économique, liste NON exhaustive, on révise absolument tout.)

  • La question de la croissance et de la stagnation séculaire. Pourquoi ? Car la stagnation séculaire est un sujet à la mode dans la pensée économique de ces deux dernières années. Mais aussi parce qu’en 2016, la croissance économique mondiale atteignait son plus bas niveau depuis la crise (environ 2,4%). Et qu’en 2017, pour la septième année consécutive, la croissance mondiale devrait rester bloquée sous les 3%.

 

  • La question européenne. Pourquoi ? Car c’est un sujet qui peut s’avérer très technique si il est combiné à la question monétaire par exemple (suprématie allemande, quantitative easing, situation grecque de ces dernières années, question de ZMO, fédéralisme et j’en passe…). Et puis, est-ce nécessaire de rappeler qu’avec le Brexit, ce sujet est plus brûlant que jamais … (peut être un peu trop brûlant même, depuis des années les étudiants attendent l’Europe en sujet ESCP, Monsieur Combe va-t-il enfin mettre ce sujet ?)

 

  • Les crises économiques et financières. Pourquoi ? Car ce sujet est rarement tombé et qu’avec la situation européenne et la crise de 2008 (plus globalement toutes les crises depuis 3 siècles), ce sujet serait intéressant à traiter.

 

  • Les banques centrales. Pourquoi ? Car pour les trois sujets cités au dessus, les banques centrales jouent un rôle primordial. Mais également parce que l’ancien gouverneur de la banque d’Angleterre, Mervyn King, dans son ouvrage The end of alchemy (2016) avoue de ses propres mots que le Quantitative Easing ne marche pas, alors qu’il en est l’un des créateurs.

 

  • La déflation. Pourquoi ? Car c’est un sujet technique et d’actualité. Les politiques monétaires des banques centrales ne semblent pas capables de relancer l’inflation (l’exemple typique reste celui de l’Union Européenne). Parce que le Japon connait toujours une stagnation économique à tendance déflationniste depuis les années 1990.

 

  • L’écologie. Pourquoi ? Keysonte XL aux USA, Cop 21 en France, croissance verte, innovation verte, grappe d’innovation, cycle …..  Bref vous comprenez.

 

  • La question sociale … Je ne vous le souhaite clairement pas car c’est le sujet de fin de 2A qu’on bâcle un peu tous, mais au vue de la situation post Trump, de la montée des extrêmes, des inégalités grandissantes, du succès en librairie de T. Piketty, ça reste un sujet probable. Ce serait également un bon moyen de dévier sur la triple crise de l’Etat providence et de sa relation avec le marché.

V – PSS) Alors évidemment, AUCUNE IMPASSE (ouais même en sociologie, désolé les gars), c’est le plus important conseil qu’on vous donne, c’est suicidaire de travailler deux ans et de jouer à ça

On espère vraiment que cette année Major Prépa a pu vous aider en ESH grâce aux articles, au magazine Le Major ou encore à nos articles de méthodologie. L’équipe entière vous souhaite bon courage pour vos concours (et je vous souhaite bon courage personnellement pour vos épreuves d’ESH), ayez confiance en vous, en vos connaissances et en votre plume et il n’y pas de raison que ça se passe mal !

Thibault Lemoine

Etudiant à Neoma Reims et ancien étudiant en classe préparatoire ECE au lycée Alfred Kastler (95). Mon thème de prédilection est l'économie.