Panorama de la politique espagnole Panorama de la politique espagnole
Ne te méprends pas, la politique espagnole n’est pas si compliquée qu’elle y paraît !   Les différents pouvoirs Tout d’abord, l’Espagne est une monarchie... Panorama de la politique espagnole

Ne te méprends pas, la politique espagnole n’est pas si compliquée qu’elle y paraît !

 

Les différents pouvoirs

Tout d’abord, l’Espagne est une monarchie constitutionnelle multipartiste où le roi est Felipe VI, ce dernier occupant le rôle de chef d’État depuis 2014, et où depuis 2018, le président du gouvernement est Pedro Sanchez, membre du PSOE.

Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement qui est formé par le chef du gouvernement. Il doit diriger la politique intérieure et extérieure du pays, gérer le budget de l’État, s’occuper de la défense de ce dernier et enfin diriger l’administration civile et militaire.

Le pouvoir législatif est aux mains du Parlement (Las Cortes Generales). Ce dernier a deux chambres, le Congrès des députés (Congreso de los Diputados), composé d’un minimum de 300 membres et d’un maximum de 400 membres élus au scrutin proportionnel pour quatre ans. Le Sénat (Senado) compte 265 membres élus pour quatre ans également. L’essentiel de ce pouvoir est détenu par le Congrès des députés.

Enfin, le pouvoir judiciaire, qui est considéré comme un pouvoir et non une autorité dans la monarchie constitutionnelle. Il est divisé en quatre niveaux de juridictions (nacional, comunidades autónomas, provincias, partido judicial).

 

Que s’est-il passé récemment ?

Le 10 novembre 2019, soit seulement cinq mois après la victoire de Pedro Sanchez aux élections d’avril, se sont tenues les élections générales d’Espagne. Le leader du PSOE n’a cependant pas réussi à rassembler suffisamment de députés pour obtenir la majorité au Parlement. S’est alors offerte à lui la possibilité d’une coalition avec Podemos pour obtenir davantage de sièges, mais cela n’a pas abouti, Sanchez craignant la montée en puissance de ce jeune parti.

 

Qui sont les acteurs de la scène politique espagnole ?

Parmi les vingt partis qui ont élaboré une campagne électorale en cette fin d’année 2019, cinq sont sortis du lot.

PSOE de Pedro Sánchez

On retrouve le parti historique du leader Pedro Sanchez, le parti socialiste ouvrier espagnol (Partido Socialista Obrero Español) et son slogan « Ahora si, vota con el corazón ». Sánchez souhaite un gouvernement fort et progressiste, un gouvernement qui n’est pas freiné par l’extrême droite. Il s’est hissé à la tête du gouvernement, grâce à l’appui des autres partis dans sa motion de censure contre Mariano Rajoy, ancien président du Partido Popular et suspecté de corruption. Le PSOE obtient 120 sièges au Congrès (sur un total de 350) et 90 au Sénat (sur un total de 208). Il arrive premier et permet à Sánchez d’avoir un gouvernement stable, évitant au roi Felipe VI de le dissoudre une nouvelle fois.

 

Partido Popular de Pablo Casado

Tout aussi historique, nous avons le parti populaire (Partido Popular) mené par Pablo Casado. Son slogan « Por todo lo que nos une (= unir) » séduit un peu moins les électeurs que celui du PSOE. Il arrive deuxième avec respectivement 89 et 83 sièges au Congrès et au Sénat. Le programme électoral du parti se tourne à nouveau vers la baisse du chômage et la protection des commerces locaux.

 

Ciudadanos de José Manuel Villegas Pérez (intérim)

Comme parti de centre droite, nous retrouvons Ciudadanos, dont l’ancien chef était Albert Rivera. Cependant, avec le pire résultat du parti aux élections de novembre 2019 (seulement 10 sièges sur 350 au Congreso de los Diputados et aucun au Senado), perdant 2,5 millions de votants depuis avril 2019, Rivera a démissionné et le secrétaire José Manuel Villegas Pérez assure depuis l’intérim. Ce parti avait en 2011 présenté à l’ensemble de la scène politique un pacte anticorruption visant à « restaurar entre todos la confianza de los ciudadanos en sus políticos », très proche des citoyens.

 

Unidas Podemos de Pablo Iglesias

Puis, on retrouve le tant controversé Unidas Podemos, une coalition de mars 2019 des partis Podemos, Izquierda Unida et Equo (ce dernier a quitté l’alliance en septembre) qui a permis à Pablo Iglesias, leader du parti Podemos, d’obtenir 23 sièges au Congrès. Alberto Garzón qui est à la tête d’Izquierda Unida en a quant à lui obtenu trois. Vêtu d’une couleur mauve, Unidas Podemos se veut être le principal défenseur de la cause féminine. En choisissant comme slogan « Un Gobierno contigo », Podemos souhaite montrer aux électeurs sa capacité d’adaptation aux thématiques actuelles.

 

Vox de Santiago Abascal

Pour terminer, on retrouve Vox dirigé par Santiago Abascal. Désigné comme parti d’extrême droite, Vox est devenu le troisième parti politique d’Espagne en obtenant 52 sièges au Congrès. Il obtient également deux sièges au Sénat. Son slogan « España siempre » et la couleur verte du parti illustrent l’espoir et démontrent une volonté d’être le porte-parole des citoyens.

 

Et la question catalane dans tout ça ?

Si tu souhaites avoir davantage d’informations sur la politique espagnole et notamment sur son histoire depuis le Franquisme, je t’invite à lire cet article.

 

Quelques mots de vocabulaire importants

Pouvoir exécutif : poder ejecutivo

Pouvoir législatif : poder legislativo

Pouvoir judiciaire : poder judicial

Budget : presupuesto

Communauté : comunidad

Défense : defensa

Parlement : parlamento

Député : diputado

Congrès : congreso

Chômage : desempleo, paro

Sénat : senado

Coalition : coalición

Citoyens : ciudadanos

Espoir : esperanza

Porte-parole : portavoz

Multipartiste : multipartidista

 

 

N’hésite pas à te tester sur ce quiz de vocabulaire de politique !

Alba Raad Sinfreu

Etudiante en deuxième année à Rennes School of Business et ancienne préparationnaire au Lycée Bellevue à Albi.