Rapport de jury – Espagnol LV1 ELVI 2018 Rapport de jury – Espagnol LV1 ELVI 2018
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L’analyse là : LV1 Espagnol ELVi 2018 – Analyse du sujet

 

Statistiques

468 candidats, 10,06 de moyenne (3,27 écart-type).

 

Le rapport

Le sujet

Les deux textes choisis pour les épreuves de traduction proviennent d’œuvres littéraires. Le texte en français est un extrait de 201 mots appartenant au roman de Catherine Cusset, L’autre qu’on adorait, publié par Éditions Gallimard en 2016.

Le texte en espagnol est un extrait de 270 mots de la nouvelle « Cartas de amor aficionado » écrit par Isabel Allende et publiée dans Cuentos de Eva Luna, (Plaza y Janés Editores) en 1990.

En ce qui concerne l’expression écrite, cette année l’article choisi a été celui de Carlos Pagni, intitulé « Piñera, la lucha por el centro » (893 mots). Il a été publié dans le quotidien El país le 14 de novembre de 2017.

 

Barème, attentes du jury

Pour le thème: nous avons corrigé l’extrait en le séparant en 4 paragraphes dont chacun avait une valeur de 5/20. Nous avons noté la compréhension, la grammaire, le vocabulaire.

Pour la version: nous avons corrigé l’extrait en le séparant en 5 paragraphes dont chacun avait une valeur de 4/20. Nous avons noté la compréhension, la grammaire, le vocabulaire.

Pour l’expression écrite: la section d’expression écrite consiste en deux questions qui requièrent une réponse d’environ 250 mots chacune. Chaque réponse équivaut à 50% de la note d’expression écrite.

 

Dans les deux réponses, le jury contrôle et évalue les compétences linguistiques du candidat : la grammaire, les structures utilisées et le vocabulaire (60% de la note).

 

Pour la première question, le jury évalue la compréhension du candidat ainsi que sa capacité d’organiser les idées principales de l’article sans ajouter son avis personnel ou du contenu qui ne se trouve pas dans le texte original. Le candidat doit répondre avec ses propres mots et éviter de faire un copier-coller de l’article.

Pour la deuxième question, le jury évalue la capacité de réflexion du candidat ainsi que la démonstration de ses connaissances sur le monde hispano-américain. Après avoir répondu à la question, il faut que le candidat puisse justifier sa réponse avec des exemples pertinents du monde hispano-américain. Les exemples ne doivent pas être une simple énumération mais ils doivent être développés. Nous attendons une réflexion personnelle où le candidat ne doit pas avoir peur de donner son point de vue.

 

Nous n’attendons pas que le candidat répète le contenu de l’article.

 

Remarques de correction

Traduction

Cette année, les deux textes à traduire étaient tou à fait à la portée d’un candidat bien préparé car les difficultés de vocabulaire n’étaient ni très nombreuses ni insurmontables.

 

Thème

L’Autre qu’on adorait est le 12ème roman de Catherine Cusset, basé sur al vie d’un ami de l’écrivaine, Thomas, dont elle dépeint le parcoursde vie mouvementé. Ce roman a obtenu le prix « Liste Goncourt/le choix de la Suisse » en 2016.

 

Eléments bien traités ou bien compris :

Les meilleures copies ont bien su rendre le sens général du texte et, en particulier, ont bien rendu les pronoms personnels (qu’ils soient sujet, COD ou COI).

La traduction des conjugaisons a généralement été bien réalisée par les candidats (« vont »,

 

  • prêt », « a permis », « avez coupé » …), à l’exception de l’infinitif (de retour) et de la voix passive (« tu es convoqué », « tu es prié »).

 

Le vocabulaire n’a pas présenté de grande difficulté.

Beaucoup de bonnes copies ont très bien traduit :

  • Les nouvelles vont vite » avec des phrases comme « Las noticias se saben rápidamente » ou
  • Las noticias van rápido ».

De même, des phrases comme « il t’aimait bien » ont été, dans quelques cas, très bien traduites par « le caías bien ». Aussi, « El guarda te acompaña, le da pena porque le caías bien » a été bien traduit.

Quelques copies ont fait preuve d’une bonne maîtris e de la langue. Ainsi par exemple, pour traduire « Tes yeux s’écarquillent de stupeur », quelques candidats ont proposé « tus ojos se abren de par en par ». Ou, « Tu es prié de sortir à l’instant » : « te ruegan que te vayas ahora mismo ».

Dans les copies au-dessus de la moyenne, en général, la morphologie du subjonctif ainsi que son application (« te pide que salgas », « que te vayas », etc.) étaient correctes.

 

Eléments mal traités ou mal compris 

Dans les copies très moyennes à faibles nous avons constaté la présence d’erreurs en ce qui concerne les verbes (conjugaison, mode), la voix passive, le vocabulaire, les expressions, les prépositions, ainsi que la présence de barbarismeset gallicismes.

 

Voici quelques exemples.

 

Verbes :

  • On remarque un manque de maîtrise de la conjugais on en général, avec encore des barbarismes sur des verbes aussi courants que : permitir, sentarse, atreverse, rogar, encontrar.

 

  • Dans quelques copies, les candidat-e-s ont eu des problèmes de conjugaison de grammaire de base de l’espagnol. («Te *encontras», «*has todo el tiempo », « *has convocado por el consejero »).
  • Quant au mode subjonctif, les copies les plus médiocres ont eu quelques difficultés

dans  sa  conjugaison  ou  son  application.  Plusieurs  candidats  ont  mal  conjugué  le  verbe

 

  • sentarse » au subjonctif présent : « Sin esperar que te *sentes ». Quant à son application, il faut signaler que la phrase « même s’ils sont moins rémunérés » devait être traduite sans subjonctif car il s’agit de l’affirmation d’un fait . En conséquence, il ne fallait pas traduire «aunque el sueldo sea más bajo» mais « aunque el sueldo es más bajo ». ‘énoncéL « Sans attendre que tu t’asseyes » a présenté des problèmes, car une partie importante des candidats a choisi de traduire « asseyes » par le verbe au mode indicatif « sientas ».
  • L’emploi et le choix des verbes Ser et Estar a été une difficulté récurrente pour un nombre non négligeable de candidats : *estás rogado, *eres despedido, *estás convocado, *eres en el parque.

 

  • Quelques copies ont eu des problèmes pour traduire les verbes à la bonne personne. Ainsi, par exemple, « tu es prié » a été traduit par « te ruego que salgas » au lieu de sa forme impersonnelle « se te ruega que salgas ».

 

  • Peu de candidats ont vu que le verbe « beneficiarse » en espagnol est un verbe réfléchi.

 

  • Les conjugaisons hasardeuses et les barbarismes v erbaux ont été malheureusement très présents dans un nombre important de copies, en voici quelques exemples : *renovelarles, que te *asientes, que te *sentes, se *atrevesió, *a gradezer, estás *licenciado/congediado.

 

Vocabulaire et expressions 

 

  • Beaucoup de copies ont adopté la technique de contournement ou d’évitement systématique pour des mots ou des expressions que l’on peut considérer de base (conseiller, s’excuser, remercier, désolé, aimer) et ont créé sdeformes inexistantes pour du vocabulaire usuel (bureau, pièce, offrir, contrat, durée, renouveler, avantage, oser, parole, hiérarchie, ambassade, le garde, l’attachée).

 

  • Peu de candidats ont été capables de traduire correctement l’expression « De retour » par « Al volver », et une grande partie d’entre eux ont eu recours au gérondif « Volviendo », ce qui n’était pas approprié.

 

  • L’expression « il t’aimait bien » a également comporté des difficultés et peu sont ceux qui l’ont correctement traduite par « Le caías bien ».

 

  • Le vocatif « Monsieur Bulot » a été mal compris par une part importante des candidats et a été traduit comme si c’était le nom du ministre, alors qu’il s’agissait du protagoniste.

 

Voix passive 

  • La voix passive « tu es convoqué » a présenté desdifficultés à de nombreux candidats.
  • De même, peu d’entre eux ont su traduire correctement « tu es prié ».

 

Adverbes

  • Nombre de candidats ont rencontré des problèmes pour former les adverbes avec le suffixe -mente. Rappel : en règle générale, ils seforment avec les adjectifs féminins + -mente. Ainsi nous avons trouvé : *calorosamente *caloramente, *calorasamente. L’adjectif est calurosa, donc calurosamente.

 

Prépositions 

De nombreuses copies contenaient beaucoup d’erreurs :

  • Pasear *en el parque: pasear por el parque
  • Se atrevió *hablar: se atrevió a hablar.
  • Se atrevió a hablar *al nombre: se atrevió a habl ar en
  • Sin esperar que te sientes: sin esperar a que te sientes.

 

Barbarismes et gallicismes 

  • Pour «Tu es prié» de sortir: estás priado de salir*, prio que salgas*.
  • Pour « l’ambassade » : ambassada*.
  • Pour « bénéficient de » : aprovechan de*.
  • Pour « Bureau »: oficio*.

 

  • Pour « conseiller »: aconsejador*, consejador*, el ayudante*, el trabajador en consejo*.

 

  • Pour « et va sans doute s’excuser »: va a pedir p erdón*, va perdonarse*, va a demandar perdón*.

 

  • Pour « le garde t’accompagne, désolé: il t’aimaitbien… »: el garda te lleva, lo siento: le gustabas un poco; el gaurdia te trae, lo siento: él te gustaba bien; la persona cargada de la

 

securidad de accompagna, lo ciento: te amaba bien / te amaba mucho/ te gusta bien/te quería

bien / el guardador te camina por fuera: te gustaría.

  • Pour « hiérarchie » : hierarquía* au lieu de « jerarquía ».
  • Pour « parc », parco* au lieu de « parque ».
  • Confusion de  vocabulaire  entre  « perdonarse »  et  « disculparse »  dans  plusieurs copies.

Une grande partie des traductions du français vers l’espagnol (thème) étaient des calques d’une langue à l’autre, ce qui a permis de discerne r, d’une part, les copies dont le thème faisait preuve d’une utilisation stylistique de l’espagnol qui conservait le sens du texte d’origine, d’autre part, les copies dont la traduction avait été faite mot à mot et dont la langue de destination était rendue difficile à comprendre.

 

Version

Les Cuentos de Eva Luna (Contes d’Eva Luna ) est un recueil de 23 contes qui se déroulent dans le Chili natal de l’auteure, Isabel Allende. Elle dépeint ce milieu rural dont la vie est rythmée par les traditions et les superstitions. Première édition espagnole : 1989, Plaza et Janés.

 

Eléments bien traités ou bien compris :

Le sens et le vocabulaire général du texte ont étébien compris. Le discours indirect n’a pas présenté de difficulté particulière et un grand nombre de candidats a bien traduit le passage :

 

  • Luis Torres era mi amigo y cuando me pidió que le escribiera una carta para su prima no me pareció que hubiera nada de malo ».

 

Certains candidats ont bien traduit les points difficiles liés au vocabulaire. Ainsi la phrase

  • donde todavía no se había puesto el sol » a été bien traduite par « où le soleil ne s’était pas encore couché » ; ou « cuando logró sacar la voz que se le había atascad o en alguna parte » par « lorsqu’il parvint à sortir sa voix qui s’était bloquée quelque part ».

 

Eléments mal traités ou mal compris 

L’extrait choisi, tant au niveau de la grammaire que de la structure, n’a pas présenté de grande difficulté. Peut-être le défi le plus important atéé le passage de la voix narrative aux dialogues. Maints candidats n’ont pas respecté l’utilisation du passé simple ou passé composé selon le cas.

Les lacunes de base révélées dans le thème se sontretrouvées dans la version : en particulier la non-maîtrise des pronoms personnels, qu’ils soie nt COD ou COI, a provoqué des contresens sur les personnages et, donc, l’apparition de personnages qui n’existaient pas dans le texte espagnol d’origine.

Il est également à remarquer un niveau de français bien moyen pour une partie des copies avec des fautes d’accord sur les participes passés français ainsi que des formes verbales inexistantes sur le passé simple de verbes aussi courants qu’ouvrir ou sortir.

On constate des fautes dans la grammaire de base dont voici un petit échantillon :

 

  • Très souvent l’accord du participe passé n’a pas été fait : les fruits que vous nous avez envoyé*, les lettres qu’elle avait gard é*.

 

  • Des barbarismes verbaux : elle ouvri*, elle sorta*, j’ai reconut*, balbussiat*-il, les deux sortèrent*.

 

  • Nous avons constaté sur de nombreuses copies des erreurs sur les chiffres : « depuis que j’ai dix-sept ans » (au lieu de seize), ou « depuis que j’ai ceize* ans ».

 

  • Des « mal-dits » et des fautes de grammaire/syntaxe assez fréquentes : « car elle n’avait rien de mieux », « le même jour que mon mariage », « j’ai reconnu la calligraphie », « il parvint à sortir la voix qui le lui avait unis certaines fois », « quand il arriva à sortir la voix qu’il avait perdu à certains moment », « les s eules durant lesquels, où le sol ne s’était pas encore mis à taper ». Dans une partie relativement importante des copies, les candidats ont mal utilisé la personne grammaticale « usted » et l’ont traduite par « tu » dans le dialogue.

 

  • Pour las muletas : les mouettes, les mules, lui t endant les bras, les lettres, les cartes, les valises, ses affaires.

 

  • Plusieurs candidats n’ont pas su traduire : caja, maestro, bullicio et patio, agradecer, sombrero, la prima, retroceder, el correo, chaqueta, el sol, même s’ils sont des mots de la langue courante.
  • Quelques candidats ont traduit « cartas de amor » par « cartes d’amour ».

 

  • Pour « al bullicio del patio » : « au milieu de l a cour », « ils sortirent sur le bord du patio », « ils sortirent dans un bar en terrasse », « ils sortirent pour aller dans le couloir ».

 

Extraits de la version qui ont présenté plus de difficultés pour les candidats :

 

  • Dans l’énoncé « dijo porque no se le ocurrió algomejor », une partie relativement importante de candidats n’a pas été capable de reconnaître le sujet du verbe et ils l’ont mis à la première personne alors que c’était la troisième.

 

  • L’accord en nombre dans l’énoncé « los dulces yrutasf que nos ha enviado », n’a pas été repéré par une partie importante des candidatsDe. même pour l’accord en genre et en nombre de « las cartas de amor que había guardado ». Mais également, dans l’énoncé « mi marido no podía haberlas escrito ».

 

  • De plus, l’énoncé « él paseó la vista sobre aquelcerro de sobres » n’a pas été compris pour un grand nombre de candidats. Elles ont souvent donné lieu à des faux-sens pour les candidats dont le niveau d’espagnol est plus faible. De même, l’énoncé de la fin du texte « donde todavía no se ha puesto el sol » a donné lieu à des contre-sens.

 

  • Nous avons vu des difficultés aussi pour traduire : « cuando logró sacar la voz que se le había atascado en alguna parte ».

 

  • Vers la fin de l’extrait, certains candidats n’o nt pas su traduire: « Los dos salieron al bullicio del patio, donde todavía no se había puesto el sol ».

 

Expression écrite

Cette année l’article choisi était « Piñera o la lucha por el centro ». Publié le 14 novembre

 

2017 dans El país, il a été écrit par Carlos Pagni, un journalistergentina dont la spécialité est l’analyse politique et économique sud-américaine. lI est journaliste à La Nación , quotidien argentin.

 

Dans cet article, l’auteur interprète les sondages avant les dernières élections chiliennes, ce qui explique qu’il fasse référence à certains éléments plus évidents pour les spécialistes et citoyens des pays sud-américains. Ainsi, étant assez descriptif, le texte a permis aux candidats qui ont un bon niveau de démontrer leurs compétences linguistiques sans avoir besoin d’avoir étudié en détail les enjeux de la politique actuelle.

Parallèlement, la deuxième question a permis à une grande partie des candidats de faire valoir leurs compétences linguistiques, mais aussi leurs connaissances sur les pays hispanophones des deux côtés de l’Atlantique. Dans cette question, nous avons souhaité limiter les exemples

 

  • deux, dans le but de ne pas avoir une liste de fa its politico-sociaux, mais plutôt des réflexions argumentées à partir des connaissances de base des réalités socio-politiques des pays hispanophones.

 

Question 1

Eléments bien traités ou bien compris:

En règle générale, les candidats ont bien compris’article de Carlos Pagni. Dans la plupart des cas, ils ont réussi à identifier deux, maximum trois des points principaux de l’article. Beaucoup de candidats ont bien compris que les partis traditionnels se sont fragmentés et que de nouvelles alternatives commencent à gagner du po ids. Ils ont aussi bien signalé le rapprochement du centre de Piñera. Cependant, moins de candidats ont compris que le Parti Socialiste a montré une volonté de se rapprocher encore plus de la gauche.

 

Eléments mal traités:

En ce qui concerne la forme, plusieurs candidat ont oublié de rédiger une introduction et une conclusion. Dans quelques cas ils ont répété la question en mode d’introduction.

Beaucoup de copies présentaient l’avis personnel du candidat ainsi que des informations qui ne se trouvaient pas dans l’article de Pagni.

Dans quelques copies, les candidats ont occupé de l’espace avec des informations non pertinentes, comme par exemple la description du parti Nueva Mayoría et sa date de création. Cette information n’ajoute rien à l’élaboration de la synthèse.

 

Eléments mal compris:

La référence au candidat de droite, Antonio Kast, te sa position dans la droite ultra-conservatrice de l’éventail politique chilien qui apermis à Piñera d’occuper la place du centre politique (ce qui était par ailleurs signalé dans el titre de l’article), ont été interprétées par un nombre relativement important de candidats comme une sorte de collaboration voulue entre les deux, alors que l’article les présentait en concurrence. Ainsi, la collaboration signalée par Pagni est simplement par comparaison (« Kast, sin embargo, colabora con Piñera: le facilita, por comparación, su instalación en el centro del ar co político »).

En outre, un nombre non négligeable de candidats n’a pas bien compris le mouvement opéré à l’intérieur de la coalition de Piñera, « Vamos Chile »¸ par lequel, en intégrant des personnalités venues de la gauche marxiste et de la droite ultra-libérale, ont pu s’éloigner des clivages traditionnels de gauche-droite en politique. Peut-être les candidats ne savaient-ils pas à quoi faisait référence le syntagme « Chicago boys ».

Peu de candidats ont été capables d’identifier le outiens du journaliste à Piñera, ainsi que les différents énoncés et le lexique utilisé pour seférerré à lui.

 

Quelques candidats n’ont pas compris que Nueva Mayoría est un parti politique et ont fait référence à “una mayoría nueva”.

 

Question 2:

Eléments bien traités ou bien compris :

 

Comme nous l’avons dit, la deuxième question a permis à une grande partie des candidats de faire valoir leurs compétences linguistiques, mais aussi leurs connaissances sur les pays hispanophones que ce soit l’Espagne ou les pays Latino-américains.

 

Plusieurs candidats ont donné comme exemple le cas de l’Espagne et la fin du bipartisme, ce qui était très pertinent. De la même manière, ilsnto donné comme contre-exemple le Venezuela, ce que nous avons trouvé correct. Parmi les exemples, celui de Cuba a été bien utilisé dans la mesure où les candidats ont expliqué qu’ils ne croyaient pas qu’il s’agissait d’un changement général dans toute la région. Nousavons également accepté ceux qui ont interrogé l’arrivée de Diaz Canel comme une possibilité de changement ou non.

 

Eléments mal traités:

Peu nombreux ont été les candidats qui ont utiliséla première personne du pluriel (la plus habituelle dans des textes académiques) pour donnerleurs opinions et la grande majorité s’est décantée par des expressions maladroites pour introduire la première personne (« *según yo »). Nous recommandons d’utiliser des structures simples pour introduire l’avis personnel, tels que « en nuestra opinión », « creem os que… » o « no creemos que… », etc.

Une grande partie des candidats a reformulé la question posée à l’intérieur de la réponse ce qui n’est pas conseillé.

Un nombre non négligeable des candidats a répondu à la question avec des calques de paragraphes qui semblaient sortis des fiches pédagogiques apprises par cœur, et qui, dans la plupart de cas, avaient peu à voir avec la problématique proposée. Comme par exemple, le franquisme, la guerre civile espagnole, les indignés espagnols, le narcotrafic, les dictatures en Amérique Latine, etc. Ainsi, les hors sujets les plus récurrents ont été a) la problématique de l’indépendance de la Catalogne et b) la crise vénézuélienne. Ces thématiques ont été présentées en grand nombre sans aucune justification. De plus, un nombre non négligeable des candidats a eu recours à des clichés sur les pays hispanophones éloignés de la réalité, comme par exemple, la « dictature » vénézuélienne,le « communisme » de Rafael Correa.

Toujours à propos de la question d’expression perso nnelle, nous avons pu identifier sur un nombre non négligeable de copies les faibles connaissances des candidats notamment sur l’actualité politique en Amérique latine dans ce contexte d’élections successives.

Beaucoup d’étudiants ne répondent pas à la questionposée, c’est-à-dire : est-ce qu’ils pensent qu’il s’agit d’un mouvement général dans la régionou pas ? Il est préférable de commencer en répondant d’abord et ensuite de justifier avec des exemples.

Nous recommandons aussi de dédier deux ou trois lignes à la conclusion. Plusieurs candidats ont terminé l’exercice avec le deuxième exemple.

D’un niveau linguistique, bon nombre de candidats se servaient des expressions toutes faites de l’espagnol peu habituelles dans des textes académiques (« al fin y al cabo », « tanto monta monta tanto », « Zamora no se conquistó en una hora » …).

 

Conseils aux futurs candidats

Thème et version : les candidats doivent lire attentivement les textes pour bien les comprendre avant de les traduire.

Thème : il faudrait vraiment que les bases de vocabulaire, de conjugaison et de grammaire soient un peu mieux maîtrisées pour les années à venir.

Version : il faut travailler les deux langues de faç on à rendre un texte français correct traduisant vraiment le texte espagnol de départ.

Expression écrite : il est conseillé aux futurs candidats de ne pas faire l’impasse sur l’un des deux domaines d’étude, Espagne et Amérique latine,et donc de suivre l’actualité de ces pays régulièrement.

Nous recommandons de prendre le temps pour comprendre le texte et les idées principales. Il est important de lire et faire attention au titre qui donne toujours des indices sur le sujet de l’article.

Il est important d’organiser les idées par paragraphes, et de ne pas oublier l’introduction et la conclusion dans chaque réponse.

Pour la deuxième question, il faut ne pas oublier d’introduire le point de vue du candidat en le justifiant.

Pour toutes les épreuves : il est nécessaire de faire une dernière lecture de ce qu’on a écrit, en vérifiant si chaque phrase ou paragraphe ont un sens.

 

Dimitri Des Cognets

Rédacteur en chef de Major-Prépa