Les débouchés de la prépa B/L Les débouchés de la prépa B/L
A quoi mène la filière B/L ? Souvent mal connus, les débouchés de cette filière sont nombreux, peut-être les plus nombreux de toutes les filières... Les débouchés de la prépa B/L

A quoi mène la filière B/L ?

Souvent mal connus, les débouchés de cette filière sont nombreux, peut-être les plus nombreux de toutes les filières de prépa ! Malheureusement, les étudiants le savent peu, et les écoles parfois aussi. Petit tour d’horizon !

Au passage, les conseils de préparation pour cette filière sont dispos ici 😉

  • l’ENS, ou Ecole Normale Supérieure : il y en a trois, Ulm, Cachan et Lyon. C’est le Graal de la prépa littéraire, ce vers quoi tous les élèves devraient tendre. Malheureusement, elles sont souvent réservées à une petite élite. Rien ne t’empêche de te battre pour : en t’organisant bien, tu auras autant tes chances que les autres ! Ces écoles pourront te mener vers des postes de chercheurs et/ou de professeurs renommés. Et on ne va pas se mentir, c’est le top du top niveau diplôme. Mais tout le monde ne veut pas faire ça ! Du coup, il te reste :
  • les IEP : tu es peut-être rentré en prépa B/L pour ça. La prépa B/L est en effet l’une des filières les plus adaptées pour préparer ces concours. Tu peux donc tenter ce concours en fin de première année (mais tu manqueras à tes professeurs) pour rentrer en 1ère année, en fin de deuxième année pour aller en L2, voire même de troisième année (la fameuse « khûbe »), pour aller directement en cycle master (et même à Sciences Po Paris, qui ne recrute qu’à bac+0 et bac+3!) ;
  • les écoles de commerce (ainsi que les IAE, comme une école de commerce mais en public et avec quelques autres différences) : on l’oublie trop souvent, mais les littéraires ont leur place dans ces écoles, même sans avoir fait de prépa commerce (soit par goût pour le côté littéraire plus que pour les maths, soit par revirement soudain… Hum hum, ne me regardez pas comme ça…). C’est d’autant plus vrai pour les B/L ! Car ayant quasiment le niveau de maths des ECS, le niveau en éco/socio des ECE (et donc plus que le niveau des écoles de commerce), et en ayant en plus un gros background de culture générale et une manière de s’exprimer (normalement) pas mal, ils sont plus qu’adaptés à ces écoles. Malheureusement, les écoles de commerce ont quelquefois tendance à l’oublier : soit elles ne réservent pas de places aux littéraires, donc si tu n’as que des sujets très durs aux concours et que tes notes ne sont pas géniales, peu importe : tu seras classé avec toutes les autres prépas (ECS, ECE, ECT, AL…), et tu risques de rater de très peu les écoles de tes rêves, alors que ton niveau est certainement très bon ; soit elles en réservent, mais la sélection y est plus forte que dans la liste principale. Il n’empêche que tu as toutes tes chances quand même, et si tu as choisi de faire B/L, défend ton choix : aux oraux, tu pourras mettre cette spécificité en avant, et elle jouera grandement en ta faveur ! Mais qu’offrent les écoles de commerce, finalement ? Là encore, nous sommes mal informés : sache que ces écoles te permettront de travailler dans le domaine que tu voudras, et tu auras le choix entre beaucoup de postes différents (pas que du management, pas dans la finance non plus : à toi d’aller voir tous les débouchés possibles, tu pourrais être étonné, comme je l’ai été) ! Les littéraires sont en général plutôt intéressés par les masters en art et culture, masters proposés dans à peu près toutes les écoles. Donc c’est cool. Allez viens. On est bien.
  • l’ENSAE et l’ENSAI, les Ecoles Nationales d’Economie et Statistiques de l’INSEE ;
  • le CELSA, l’École des hautes études en sciences de l’information et de la communication : préfère ici le concours externe à celui basé sur tes résultats obtenus à l’ENS, réputé plus dur ;
  • l’ISIT, une école de traduction ;
  • l’ISMaPP (institut supérieur du Management Public et Politique) ;
  • l’ENSG-Géomatique (Ecole nationale des sciences géographiques), pour les amoureux de la géographie et des mathématiques ;
  • et bien sûr, la fac: tu as peut-être développé une phobie de « la fac », entouré(e) de tous tes petits copains de prépa qui visent de grandes écoles. Mais cette phobie n’a pas lieu d’être : un bon élève à la fac s’en sortira aussi bien qu’un élève en grande école, ça ne fait pas de doute. Et en sortant de prépa, tu seras plus que préparé pour la faculté : tu auras normalement un niveau L2 (voire L3 pour les khûbes) dans toutes les matières que tu as étudiées (donc tu rentreras soit en L3 à la rentrée, soit en M1). Et les élèves de prépa, même ceux qui avaient les moins bonnes notes, font souvent les meilleurs élèves en fac. Donc si c’est ça qui te tente, fonce ! Et au pire, si tu as peur de t’ennuyer, fais une double-licence !

 

Ecoles de commerce : lesquelles sélectionner à l’écrit ? (Encore plus à l’intention des deuxièmes années)

Si possible, toutes. Enfin, pas celles où tu es SÛR, ARCHI-SÛR ET MEGA-SÛR (j’insiste) de ne pas aller si tu y es accepté, donc on dira au moins les 10 voire 15 premières écoles. Mais bon, ça a un coût. Cependant, imagine une chose : tu n’as pas sélectionné telle ou telle école, parce que tu pensais ne jamais être pris (ne réfléchis jamais comme ça, c’est néfaste), ou parce que tu t’es focalisé sur les masters proposés et qu’elle ne proposait pas ce qui t’intéressait (#truestory). Et après les écrits, ooooh, mince, tu aurais pu être pris dans ces écoles, qui sont réputées mieux classées… J’ai fait cette erreur, et pour éviter que tu la fasses toi aussi, voici une information importante : peu importe les masters proposés, même un master en management général pourra te mener là où tu le souhaites si tu fais les stages adaptés. Ce sont surtout les stages qui déterminent ta carrière, et non pas les cours : ce ne doit donc pas être un critère déterminant pour choisir ton école. Surtout que parfois, de nouveaux masters apparaissent (ou disparaissent) pendant que tu es dans l’école, ou alors, tu avais mal cherché et tu les découvres sur le tard. Je l’ai appris pendant et après mes oraux, tout simplement parce qu’on n’en parlait jamais en B/L : je préfère donc te prévenir avant que tu fasses une « erreur » (si on peut l’appeler comme telle). Sélectionne les écoles qui te paraissent les mieux cotées, ou les plus tentantes, et fiche-toi du reste.

Mais peut-être as-tu fait comme moi, et encore une fois, DON’T PANIC, rien n’est dramatique :

  • De 1, d’autres critères rentrent en compte : la localisation, la force du réseau d’anciens élèves, le déroulement des cours… Mais aussi le prix ! ;
  • De 2, les classements ne font pas tout : la plupart des employeurs se fichent de l’école dont tu sors. Alors choisis celle où tu te sens le mieux ! Tu verras ça lors des oraux, et ton coup de cœur sera l’école qui te correspond le mieux. Alors au diable les classements ! Il faut absolument que tu te détaches de ces fichus classements, surtout ceux totalement bidons des magazines (voir l’article de Major-Prépa à ce sujet, très éclairant).

Aie confiance en toi, petit khâgneux(se). La fin est proche !

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Valentine Schmitt

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