Copie de philo emlyon 2015 – 17/20 Copie de philo emlyon 2015 – 17/20
Sofiane Hochart, étudiant à Grenoble École de Management nous a récemment envoyé deux copies, une de philo emlyon 2015 et une autre de philo... Copie de philo emlyon 2015 – 17/20

Sofiane Hochart, étudiant à Grenoble École de Management nous a récemment envoyé deux copies, une de philo emlyon 2015 et une autre de philo Ecricome 2015. Voici la première des deux ! Nous avons demandé à Sofiane de commenter cette dissertation et notamment son choix assez original, qui consistait à découper sa dissertation en deux parties.

 » Ma pensée dans cette dissertation consistait à déconstruire d’abord tout idée de vérité, à soulever tous les supposés que sous-tendaient l’existence d’une idée de vérité, pour arriver peu à peu aux problèmes les plus sérieux, au fond, qui rendaient impossible une définition telle que « la vérité c’est l’adéquation entre l’intellect et les choses ». Je me suis aperçu que le problème était qu’on ne pouvait pas parler d’adéquation entre deux choses qui n’ont rien à voir, qui sont de deux mondes différents. Comme j’étais déjà parti loin dans la déconstruction, il fallait que je revienne pour construire quelque chose, ce que j’ai fait dans la seconde partie. C’est aussi simple que ça, pas besoin de faire trois parties pour adopter la posture philosophique. Je précise que je trouvais assez cool les idées que j’avais développées, donc mes dissertations se ressemblent carrément. J’ai juste amené le problème différemment. C’était quitte ou double car je savais que ma dissertation était un peu perchée, et en plus en deux parties (ce qui la rend d’autant plus « originale » peut-être ? Je me demande quelle proportion d’étudiants choisissent le plan en trois parties vs deux parties pour la CG, en tout cas les notes dans les percentiles les plus hauts étaient souvent en trois parties d’après ce que j’avais vu). « 

Pour d’autres copies, c’est pas ici : La grange à copies

 

Sujet : La fidélité au réel définit-elle le vrai ?

 

« Hypogriffe signifie quelque chose, mais n’est ni vrai, ni faux, tant qu’on n’y ajoute pas, absolument parlant, qu’il est ou qu’il n’est pas ». Ainsi se posait le problème, pour Aristote, de l’attribution de la qualité du vrai à un étant singulier. Comment choisir entre la définition du vrai en tant que qualité d’un énoncé qui dit ce qui est tel que cela est conformément à un système de représentations, d’une part, et ce qui est conformément à l’observation du réel ? Et d’ailleurs, qui jugera de cette qualité d’adéquation, si adéquation il peut y avoir, de cette relation ? Le vrai nécessite une certaine prégnance des choses, une nécessité, là est peut-être ce qui le distingue du sens. En effet, le vrai suppose un rapport au monde, il porte nécessairement sur quelque chose, et ne se suffit pas à lui-même. Il n’existe pas indépendamment de sa relation à l’être, à un étant particulier ou à un groupe d’étants. Plusieurs questions se posent dès lors : qui jugera de la qualité de cette relation ? Comment jugera-t-il, de surcroît, de ce qui est fidèle au vrai dans la relation ? En effet, pour juger de cette relation, il nous faut quelqu’un pour juger de la vérité sur ce jugement, et nous tombons dans une régression à l’infini…

Le vrai est-il seulement la qualité d’adéquation de l’énoncé à la chose ? Est-il ce qui décrit ce qui est tel que cela est ?

De nombreux problèmes se posent quant à l’attribution d’une telle définition, la fidélité comprise comme adéquation, le vrai lui-même, ne saurait se limiter à la fidélité puisqu’il faut encore qu’il puisse être dit, saisi par l’Homme. Ainsi, c’est en pensant la fidélité au réel comme saisissable, intelligible, que nous pourrons penser le vrai.

 

 

 

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

No comments so far.

Be first to leave comment below.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *