Je vais vous apprendre à rater la géopo Je vais vous apprendre à rater la géopo
L’épreuve « histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain », fait partie des matières qu’il ne faut pas rater, et pourtant… Cette épreuve compte pour de... Je vais vous apprendre à rater la géopo

L’épreuve « histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain », fait partie des matières qu’il ne faut pas rater, et pourtant… Cette épreuve compte pour de nombreuses écoles, il est donc nécessaire de la réussir et pour cela, il ne faut pas appliquer les conseils suivants.

 

Histoire ou géographie ou géopolitique ?

Certains parlent d’épreuve d’histoire, l’histoire ce n’est pas de l’actualité. Un sujet sur la puissance américaine nécessite de savoir parfaitement citer les 56 signataires de la Déclaration d’indépendance ainsi que leurs dates de naissance. Aussi, si l’Afrique tombe au concours, il est nécessaire de connaître sans douter toutes les dates d’indépendance, sans exception. En appliquant cette méthode, à savoir faire une dissertation 100% historique, le correcteur sera obligé de te mettre 3 et tu auras réellement raté ce que tu considérais être une épreuve d’histoire. A l’inverse, certains s’amusent à faire des dissertations d’actualité pure afin de démontrer au correcteur leur amour pour les quotidiens, grave erreur encore. L’histoire comme l’actualité sont nécessaires. Il est aussi important de ne pas oublier la géographie et la géopolitique. Une bonne dissertation nécessite d’aborder subtilement toutes les dimensions. Par exemple, un fait d’actualité peut être expliqué par un mouvement historique, il peut ensuite être intéressant de montrer comment cela se traduit géographiquement et quelles en sont les conséquences du point de vue géopolitique. En appliquant cette méthode, il devient plus difficile de rater l’épreuve, mais ça reste possible !

 

Réciter c’est cartonner

Parce que c’est bien plus rassurant d’écrire quelque chose que l’on a appris par cœur que de construire soi-même son paragraphe, voire pire, sa dissertation. Si jamais tu as traité en classe ou lu sur Major-Prépa « La France est-elle encore une puissance militaire ?» et que le 28 avril ou le 4 mai tu as « La France, une puissance en déclin ? », ne fais pas partie de faux-heureux qui estiment avoir « déjà fait le sujet », c’est faux. Mais, tu sais ce qu’il faut faire pour avoir 5 : refaire la dissertation sur la puissance militaire. La pure récitation est un piège. C’est un piège rassurant mais ça reste un piège. Par contre, un gros travail préparatoire est nécessaire, croiser les logiques des raisonnements vus sur d’autres dissertations, prendre des enchaînements vus auparavant permet de savoir rapidement où l’on va et de ne pas passer 2h au brouillon à réfléchir sur la direction à prendre, il faut aller vite, et pour cela, s’appuyer sur les acquis. Par exemple, une dissertation sur le déclin français peut s’appuyer sur d’autres sujets que tu as fait avant, à l’écrit ou en colle, traitant de l’aspect militaire, de la France dans la mondialisation, du couple franco-allemand, de la présence française en Afrique etc. En bref, il ne faut absolument pas vouloir refaire quelque chose qui était a peu près similaire mais il faut s’appuyer sur ce que tu as fait, piocher un peu partout dans tes connaissances, tes sujets traités, assembler des morceaux pour répondre à LA question posée et proposer un ensemble cohérent et construit. Après, si tu veux être simplement rassuré(e), récite, mais il y a peu de chance que tu aies fait le sujet, mot pour mot.

De plus, la dissertation n’est pas un concours de citations ou de chiffres, le but n’est pas d’impressionner le prof et de lui montrer que l’on connaît l’évolution du nombre de gares en Chine ces 28 dernières années, mais aussi l’évolution des aéroports, des ports et des autoroutes. C’est inutile de savoir tout ça, sauf si tu as un diner mercredi soir et que tu veux encore plus briller que François Pignon. Il ne faut pas tomber dans l’excès, inutile de mettre dix mille chiffres, surtout que tu en auras oublié la moitié le jour J et tu seras obligé de les inventer…

 

La cartographie

On sait tous que tu n’es pas Anaximandre et que tes localisations sont si peu précises que même avec ta carte Christophe Colomb aurait galéré à trouver l’Amérique, mais pour autant, il est possible de marquer beaucoup de points grâce à la carte. Notons qu’il n’est pas nécessaire de faire les drapeaux sur chaque pays comme ma voisine de concours, qui n’a pu en faire que 5… du coup sa carte semblait bien vide (marquer le nom proprement ça va plus vite). Aussi, si tu vises vraiment le zéro en carte, la méthode du stabilo est imparable : colorie grossièrement les océans en bleu et les déserts au stabilo jaune, promis, tu auras zéro. Rassure-toi, même si tu n’étais pas le major coloriage en grande section, il n’est pas trop tard. Armé des crayons bien taillés, de connaissances prêtes à être utilisées, la carte n’est qu’une formalité. Certes, il faut lui accorder plus de 20 minutes. Si tu prévois 45mn/1h pour faire ta carte, que tu ne colories pas comme un cochon, que tu places tous les pays, les océans, les lieux emblématiques, que tu utilises des figurés de surface pour marquer des zones, des figurés ponctuels, une typologie et que tu fais ressortir des flux, ça va marcher ! Soigne ta légende, remplis-la, mets des explications, fais en sorte qu’elle soit propre et riche, composée de 3 parties et 3 sous-parties et soigne ta carte. Le correcteur y jettera un coup d’œil rapide et s’intéressera à ta dissertation. Par contre, si tu veux vraiment rater, n’oublie pas tes stabilos pour les mers et les déserts.

 

Enfin, de nombreuses fautes simples permettent de passer en dessous de la barre des 5. On compte parmi elle l’utilisation massive de clichés, donner son avis personnel, eviter à tout prix de démontrer quelque chose et faire des impasses (on sait jamais, avec un peu de chance ça tombe pile dedans !).

 

Cette épreuve est très importante, elle arrive vite et nécessite un gros travail préparatoire mais elle est loin d’être insurmontable ! L’apprentissage doit être pragmatique, en réalité 1 ou 2 exemples suffisent pour illustrer un argument, il n’est pas nécessaire d’apprendre tous les chiffres du chômage de la zone euro. Le but n’est pas de tout savoir mais d’avoir des connaissances qui permettent d’illustrer ce que tu dis, choisis donc tes exemples ! « L’accumulation de la connaissance n’est pas la connaissance » (Alberto Manguel).

Tu as travaillé 2 ans, ou 3, tu t’es préparé, tu entres dans le sprint finale, fonce, ça va le faire, mais s’il te plait, n’écoute pas mes faux-conseils et réussis tes épreuves.

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Hugo Chatel

Étudiant à l'EM Lyon après avoir effectué 2 ans d'ECS aux Chartreux (Lyon) puis une année de khûbe à Douai.

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