Rapport de jury – LV2 Anglais ELVi 2020 Rapport de jury – LV2 Anglais ELVi 2020
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Tu peux retrouver le sujet de l’épreuve ici : LV2 Anglais ELVi 2020 – Sujet

Tu peux également retrouver l’analyse du sujet ici : LV2 Anglais ELVi 2020 – Analyse du sujet

 

Le rapport de jury de LV2 Anglais ELVi 2020

En cette année particulière les épreuves écrites étaient les seules permettant de sélectionner les candidats de nos écoles.

Dans ces conditions, l’importance de maîtriser les bases d’une expression correcte (grammaire, syntaxe, lexique, construction et argumentation) était sans doute encore plus primordiale, sans le secours de l’aisance à l’oral ou de qualités individuelles de communication.

Ces bases sont loin d’être maitrisées par tous les candidats, mais l’ensemble des copies a permis aux correcteurs d’utiliser toute la gamme de notes, et de distinguer les très bonnes prestations (très peu nombreuses) des moyennes et des médiocres.

Pour chaque partie de l’examen les correcteurs présentent leurs observations et conseils.

 

Traductions de l’épreuve de LV2 Anglais ELVi 2020

Trop de copies comportent des blancs (mots manquants) ou des sections non traduites. Il ne faut pas renoncer à traduire, surtout dans le cas ou seul manque un mot précis : mieux vaut une erreur de lexique (un substantif pour un autre, un verbe pour un autre) qui montre tout de même que le sens de la phrase et le contexte ont été compris, qu’une lacune.

Même devant des difficultés, on doit s’efforcer de comprendre le contexte décrit dans le texte à traduire : situation, liens entre les personnages, date ou période, moment de la journée, etc.

Les correcteurs recommandent une lecture attentive et générale du texte proposé avant de se lancer dans la traduction.

De même, il ne faut pas aboutir à des traductions sans logique : il est peu probable qu’une personne reste « tranquillement assis(e) » ou « ne change pas de position » si des flammes « lèchent son visage » ou « l’enflamment » (« le feu éclairait son visage »).

Thème

On doit veiller à ce que le texte produit conserve une certaine logique (la même que le texte d’origine) : contexte, relations, situations.

Des mots aussi courants que serviette (sponge, water paper, tissue, weat towell, humid tissue, watered piece of clothing, wet suit, humid shirt, human shirt, humid piece of clothes, watching face, jacket, etc.), salle à manger (sitting room, living room, dinner room, dinning room, room for to eat, eating room, salle to eat, meal room, kitchen, etc), joue (face, chick, check, figure, bone, jaw, mouth, etc) sont ignorés d’un nombre alarmant de candidats.

D’autres mots ou situations (enfler, gagner la salle à manger, un air dégagé, rompre le pain, contrariée, rosir) ne doivent pas poser de difficultés de compréhension, et, même si l’on ne sait pas traduire précisément ce qui est décrit, on doit pouvoir en rendre une approximation cohérente.

Certaines fautes de grammaire et syntaxe sont inexcusables pour ce type de concours : mauvaise construction des modaux (what can I be invent, what should I can invent, what is do I can to invent), erreurs sur les verbes irréguliers (he putted, he breaked, he broked, het cutted, he bended down, the cheek had swelled, the cheek had became big, he sited down, she sayed, I were, etc), confusion simple past / present perfect / past perfect (yesterday I have been / had been to a bar and there has been / had been / was been a fight) confusion participe passé / participe présent (the cheek had inflating), difficultés avec le past perfect (the cheek had take volume again / had get bigger), prépositions sans -ing (before to go, without to say anything, without to answer), mauvaise maîtrise du possessif (a Montmartre’s bar).

Le discours indirect a aussi donné lieu à de nombreuses confusions (your mother is asking you what is happen / what is happened / what it is happened – your mum you ask what happened).

 

Version

Trop de candidats se jettent dans la traduction sans chercher à visualiser ou comprendre la situation, ce qui donne lieu à nombre d’incohérences et d’aberrations (des flammes qui brûlent le visage de Moth sans qu’il ne bouge, on « jeta une flamme à un mettre pour la rallumer », « Moth partait sur ses pattes et le mis dans un coin pour le faire revivre », « il a posé une pièce pour calmer la douleur du feu », « il s’est mis sur un coin pour revivre », « la pompe à essence explosa avec une pièce pour la rallumer »).

S’il n’est pas étonnant que peu de candidats sachent ce qu’était un gas meter à pièces, ils auraient tout de même pu éviter de tels non-sens et comprendre qu’il s’agissait de raviver une flamme / un feu.

Des mots tels que knee, light (he was a light sleeper traduit par « il dormait en lumière / ton père était une veilleuse / il était une lumière quand il dormait / il dormait sous la lumière / c’était quelqu’un qui dormait avec la lumière au-dessus de sa tête / il dormait le jour »), avoid, one (on, et non pas un / l’un / l’autre), des expressions comme out of (out of politeness traduit par «grossièrement / sans politesse / pour sortir de la politesse / contrairement aux règles de politesse ») ne devraient pas poser de difficultés aux candidats de ce concours.

De même pour l’emploi de would (he would wait for you) pour décrire une habitude passée, qui n’a pas été reconnu par beaucoup.

On relève également trop de fautes de verbes : conjugaisons fantaisistes (passé simple : je secoua* ma tête, il metta* une pièce, le feu s’éteigna*, il se remetta* debout, je resta*, il disa* – imparfait : j’avait*, tu avai*t, il avais*, il voyais*), confusion indicatif/subjonctif pour plus de 90% des candidats (il faut que je vois), confusion futur / conditionnel (He knew when he leaned back he would be in darkness again: il savait que quand il se penchait en arrière il sera dans l’ombre encore / que lorsqu’il se penchera en arrière il n’aura plus de lumière une autre fois).

Pour l’ensemble des traductions très peu de vraiment bonnes copies mais quelques traductions solides : pas de contresens, grammaire correcte, cohérence respectée, situations correctement rendues.

Beaucoup de copies trop médiocres pour atteindre la moyenne.

Une proportion non négligeable (5 à 10 %) de copies soit quasi totalement incompréhensibles (quantités de mots inventés ou non identifiables, emprunts à d’autres langues, sections illisibles), soit très lacunaires.

 

Expression écrite de l’épreuve de LV2 Anglais ELVi 2020

Pour cette épreuve on attend des candidats qu’ils démontrent leur compréhension de l’article proposé et proposent un commentaire personnel et pertinent.

Pour la réponse à la première question on trouve beaucoup de paraphrases. Certains pensent faire illusion en utilisant le vocabulaire du texte, voire en reprenant des pans entiers, avec, ou sans, guillemets. Certaines réponses sont composées à 90% de phrases de l’article, assemblées sans logique et souvent coupées sans discernement. Faut-il rappeler qu’on attend une expression personnelle et authentique ? Pour résumer ou présenter le point de vue d’un article il n’est pas utile de recourir à des citations ni à de la paraphrase.

Seconde question : des copies correctes mais dans certaines, le développement est souvent peu ou mal organisé. Le plan de la dissertation à la française n’est absolument pas nécessaire pour un essai en anglais. Il peut même aboutir à un résultat artificiel et déroutant (« In a first part we are going to show that a politician must be a member of a community to represent it, and in a second part we will explain that a politician does not have to belong to a specific group to represent it, and then we will show that one must find a middle ground between those two views”). Le calque de la forme française (thèse-antithèse-synthèse, arguments pour / arguments contre, emploi de « nous »), ne fonctionne pas.

Le jury encourage les candidats à exprimer un point de vue personnel et à donner leur opinion, si possible en articulant des idées et des exemples cohérents et non contradictoires.

Le sujet demandait de proposer des exemples – trop peu de copies en proposent plus d’un seul. Ou bien les exemples proposés ne relèvent pas du monde anglophone, ou ne sont pas pertinents.

De même, les exemples ne doivent pas tous provenir de l’actualité immédiate. Des références historiques (du XXème siècle par exemple) auraient été appréciées.

Et si le mouvement Black Lives Matter peut être mentionné dans un essai sur la représentation politique des minorités, on ne voit pas bien ce que vient y faire Greta Thunberg, pourtant présente dans plusieurs copies.

A l’inverse, pratiquement aucun candidat n’a semblé savoir qu’au moment où ils composaient le parti démocrate américain était en train de désigner Joe Biden comme candidat à l’élection présidentielle (aucune mention de Biden dans les copies).

Si la plupart des candidats ont certaines connaissances de civilisation, certains révèlent d’inquiétantes lacunes ou confusions : entre Démocrates et Républicains, entre présidents («black presidentS »), entre pays ou régimes (« The President Boris Johnson »), entre minorités…

Beaucoup de lieux communs sans profondeur sur les Etats-Unis, des affirmations sans fond ni chiffres pour les étayer, des références inutiles au deuxième amendement, à la politique carcérale du pays, etc (il semble qu’on veuille parfois à tout prix montrer qu’on a étudié les Etats-Unis en cours).

Des affirmations parfois naïves : plusieurs candidats prennent comme exemples des personnes issues d’un groupe ou le représentant des membres de la famille royale britannique (issus du peuple britannique et le représentant fidèlement !).

 

Les erreurs les plus communes :

-absence de S à la 3ème personne du singulier (he say, it show, it cause, it allow, etc) -ignorance des verbes irréguliers (they choiced / they choosed / it maked, etc) -people : a black people, the peoples, black peoples, blacks peoples, people is, etc -politcs ou responsibles pour politicians, policy pour politics, politic pour policy -deceived ou diceptioned pour disappointed

– permit pour allow

– racialism pour racism

– inegalities pour inequalities

– the economic ou economics pour the economy, economical pour economic

– socials classes, others people (s aux adjectifs : très fréquent)

– the Brexit, the Great Britain

– expression would rather / had better / would like to mal maitrisées ou confondues

 

Conseils aux futurs candidats

Keep it simple.

Il est préférable d’écrire un anglais simple et des phrases à un verbe que d’employer sans pertinence des expressions apprises et d’articuler des cascades de propositions (exemple / compilation typique de ce qu’on lit dans de nombreux essais : Indeed, I for one am of the opinion that there is no denying that identity politics can foster a silver lining for the pundits who seem to be barking up the wrong tree when they contend that race relations is a hot- button burning issue that should not be placed on the back burner…).Les phrases de 5 lignes ont peu de chance d’impressionner les correcteurs.

Do not write above your level.

Les candidats devraient employer des termes et tournures qu’ils maîtrisent, et s’efforcer d’écrire un anglais correct et clair.

Express yourself.

Il ne faut pas hésiter à exprimer (et étayer) une opinion personnelle sur le sujet à traiter ou sur le texte proposé (opinion piece, editorial, article). La qualité de l’anglais, la construction de l’argumentation, le nombre et la pertinence des exemples sont pris en compte, pas les opinions exprimées. Et les correcteurs apprécient les écrits personnels.

 

Nicolas Doan

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