Chaque semaine, Major Prépa te propose un résumé de l’actualité internationale ! Bonne lecture !
Manifestations massives en France
Plus de 500 000 personnes, selon les autorités, et plus d’un million d’après la CGT, ont défilé jeudi contre les mesures budgétaires du gouvernement. La mobilisation, marquée par des heurts dans plusieurs grandes villes, a donné lieu à plus de 300 interpellations. Pour cela, le ministère de l’Intérieur avait mobilisé 80 000 agents et des blindés, un dispositif inédit depuis les “gilets jaunes”. Les syndicats, se félicitant d’une journée “réussie”, doivent décider de la suite du mouvement. De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu promet d’ouvrir le dialogue, tout en condamnant les violences.
Reconnaissance de la Palestine : un tournant diplomatique
Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ont officiellement reconnu l’État de Palestine, un geste historique venant d’alliés traditionnels d’Israël. Le moment n’est pas anodin : ces annonces surviennent à la veille d’un sommet franco-saoudien sur la solution à deux États, et à l’approche de l’Assemblée générale de l’ONU. Pour les Palestiniens, il s’agit d’une victoire diplomatique renforçant la légitimité de leur cause. Israël a dénoncé une “récompense au terrorisme” et promis de combattre ces initiatives sur la scène internationale. Les États-Unis, eux, se sont également opposés à cette démarche.
Baisse de la note de la dette française
L’agence Fitch a dégradé la note de la dette souveraine française, passant de AA- à A+, aux côtés de pays comme Malte, la Chine ou l’Estonie. La France quitte donc le cercle des économies jugées de “haute qualité”. Cette décision reflète selon Fitch l’incapacité du gouvernement à présenter une trajectoire crédible de réduction du déficit (rejet du budget d’été, démission de Bayrou…). Emprunter coûtera donc plus cher à l’État français.
Nouvelles frappes au Venezuela
Pour la seconde fois en septembre, l’armée américaine a détruit un bateau accusé de transporter de la drogue depuis le Venezuela. L’opération, ordonnée par Donald Trump, a coûté la vie à trois personnes. Celui-ci justifie ces frappes par la lutte contre des “narco-terroristes” responsables de l’arrivée de fentanyl aux États-Unis. Mais cette stratégie choque : de nombreux experts en droit international jugent ces attaques illégales, et le Venezuela dénonce une “agression militaire”. On retrouve ici une nouvelle doctrine sécuritaire : considérer les cartels comme des organisations terroristes, légitimant des frappes militaires, ce que ni le Congrès américain ni la communauté internationale ne reconnaît.
L’affaire Kimmel
Après ses propos sur l’assassinat de Charlie Kirk, le talk-show de Jimmy Kimmel a marqué un tournant dans la relation entre médias et pouvoir à Washington. En effet, l’administration Trump menace désormais de retirer des licences de diffusion aux chaînes jugées trop critiques. Ainsi, le président, qui avait promis de mettre fin à la censure gouvernementale, multiplie les attaques contre les voix discordantes. Ceci illustre la dérive vers un paysage médiatique de plus en plus polarisé, où les choix éditoriaux sont interprétés comme des armes politiques.
TikTok : un compromis inattendu
Donald Trump a repoussé au 16 décembre l’interdiction de TikTok aux États-Unis, affirmant cette fois avoir trouvé un “accord”. L’application sera gérée par une nouvelle entité américaine détenue à 80 % par des investisseurs locaux, et les actionnaires chinois de ByteDance conserveront environ 20 %, respectant ainsi la loi américaine de 2024. Le cœur du débat portait sur l’algorithme, considéré comme l’actif stratégique de l’application: finalement, ByteDance en conserve la propriété mais en concède l’usage via une licence, permettant aux Américains de lancer une nouvelle plateforme basée sur ce code.
Hommages à Charlie Kirk
En Europe, l’assassinat du militant américain Charlie Kirk a donné lieu à beaucoup de réunions commémorant sa mort. Réunis récemment à Madrid, leurs leaders ont insisté sur la “persécution” dont ils s’estiment victimes. En effet, Kirk, largement diffusé sur TikTok, YouTube et Instagram, avait un lien direct avec les jeunes militants européens. Cela illustre alors une évolution : les extrêmes droites partagent désormais des causes et des références symboliques mondialisées.










