1er janvier 2026

S’en est presque devenu un rituel ! Chaque nouvelle année s’accompagne de son lot de changements. Et 2026 n’échappe pas à la règle : hausse du SMIC, prix des timbres, congé de naissance, polluants éternels, santé, environnement… Décortiquons plus en détail ce qui a changé depuis ce 1er janvier 2026.

Le SMIC revalorisé de 1,18%

A compter de ce 1er janvier 2026, le SMIC est revalorisé de 1,18%, passant ainsi à 1823,03€ brut à temps complet, soit 35 heures ou 12,02€ horaire. Chaque année, le salaire minimum est revalorisé en fonction de deux principaux indicateurs : le taux d’inflation pour les 20% des ménages les plus modestes et l’évolution des salaires des ouvriers et employés.

La Poste augmente le prix de ses timbres

Comme chaque année, La Poste revoit à la hausse le prix de ses services postaux, pour faire face notamment à l’inflation mais aussi à la baisse inexorable du nombre de courriers, lettres et cartes postales envoyés à l’ère du tout numérique. Le prix du timbre vert passe désormais ainsi de 1,39 euros à 1,52 euros, soit une hausse de 13 centimes. La lettre recommandée passe à 6,11 euros contre 5,74 euros (+37 centimes) et le tarif moyen d’un Colissimo connaît quant à lui une augmentation moyenne d’environ 3,14%.

L’instauration d’un congé de naissance pour les nouveaux parents

En plus du congé de maternité (4 mois) et de paternité (28 jours), pourra s’ajouter un congé parental pouvant aller d’un à deux mois par parent avec une indemnité supérieure au congé de maternité et de paternité déjà existant, probablement 70% du salaire net le premier mois et 60% le deuxième mois.

Le décret d’application de ce nouveau dispositif voté par l’adoption du projet de loi de finances de la sécurité sociale devrait être publié en juillet prochain. Toutefois, les parents d’enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 31 mai pourront reporter la prise de ce congé parental supplémentaire.

Instauration d’un Contrat à Durée Déterminée de reconversion

Depuis ce 1er janvier, un nouveau type de contrat apparaît dans le Code du travail, le CDD de reconversion. Ce nouveau CDD vise à mieux accompagner les salariés en reconversion et devrait permettre au salarié en reconversion de découvrir un nouveau métier ou secteur d’activité, de confirmer ou non son projet de reconversion et d’acquérir de nouvelles compétences et connaissances par l’exercice d’une ou plusieurs activités professionnelles en entreprise.

Ainsi, un salarié en reconversion pourra recourir au CDD de reconversion de 6 mois minimum et jusqu’à 12 mois, voire 36 mois pour l’acquisition d’un socle de compétences ou selon les accords de branche d’entreprise comprenant une période d’essai. Pendant l’exécution de ce CDD, le contrat de travail entre l’employeur initial et le salarié est seulement suspendu et peut reprendre à l’issue de la période d’essai si celle-ci n’a pas été concluante. Dans le cas où l’entreprise d’accueil et le salarié en reconversion décident de poursuivre leurs relations contractuelles, le contrat de travail entre l’entreprise d’origine et le salarié pourra être rompu selon les modalités de la rupture conventionnelle.

Il est toutefois possible que l’entreprise d’accueil et le salarié concluent un CDI à l’issue de la période d’essai ou que le salarié réalise sa reconversion au sein de son entreprise d’origine. Dans ce dernier cas, le contrat de travail se poursuit tout au long de la reconversion.

MaPrimeRénov’ suspendu

Faute de budget voté, le dispositif MaPrimeRénov’ est suspendu le temps qu’un budget soit voté. Le budget 2025 étant en partie reconduit temporairement suite à l’adoption d’une loi spéciale.

Les entreprises incitées à privilégier le plastique recyclé

Une prime sera accordée aux entreprises qui incorporeront du plastique recyclé dans les produits vendus sur le marché (bouteilles en plastique, jouets, équipements électroniques, etc.). Cette prime sera financée par les pénalités que paieront les entreprises utilisant encore du plastique vierge.

Interdiction des polluants éternels dans les vêtements

Un décret d’application d’une loi votée en février dernier par le Parlement visant à interdire la « fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché » de produits contenant des substances per- ou polyfluoroalkylées, plus couramment nommées, polluants éternels vient d’entrer en vigueur. Cette nouvelle norme s’appliquera de manière progressive avec pour objectif qu’en 2030, tous les textiles soient concernés par cette interdiction.

Ce décret fixe des seuils de polluants éternels à ne pas dépasser.

Pour le cas des vêtements et chaussures conçus à partir de 20% de matières recyclées, la présence de polluants éternels est limitée à une fraction de matière recyclée.
Les industriels et commerçants disposent de 12 mois à partir d’aujourd’hui pour écouler les stocks de produits concernés qui ne se conforment plus à la nouvelle réglementation.

La France est le premier pays européen à adopter ce type de mesure. L’Union européenne devrait quant-à-elle faire une proposition interdisant les polluants éternels sur les biens de consommation courante avec quelques exceptions pour les secteurs jugés indispensables.

La nouvelle taxe carbone aux frontières de l’UE entre en vigueur

Depuis une vingtaine d’année, de nombreux industriels européens étaient soumis à une taxe carbone. Ils devaient payer un droit pour générer des émissions de gaz à effet de serre. Mais l’Union européenne par cette taxe avait permis une concurrence déloyale à l’encontre de sa propre industrie. Les entreprises étrangères n’étant pas soumises à cette taxe.

Toutefois, depuis ce 1er janvier 2026, la donne change avec l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Les produits les plus polluants importés depuis le reste du monde seront désormais taxés. Cette nouvelle mesure devrait lutter contre le dumping environnemental et la concurrence déloyale.

Hausse du prix des consultations médicales

Depuis ce 1er janvier, les consultations chez de nombreux praticiens ont été revalorisées.

La consultation chez le psychiatre ou pédopsychiatre passe à 57 euros et la majoration pour les moins de 25 ans à 18 euros contre 55 et 12 euros précédemment.
Les consultations en gynécologie passent à 40 euros (+3 euros), en dermatologie à 60 euros (+6 euros), en neurologie à 57 euros (+2 euros) ou encore en médecine physique et de réadaptation à 40 euros (+4 euros).

La consultation chez le médecin généraliste se maintient à 30 euros pour les patients de moins de 80 ans et passe à 60 euros une consultation longue pour les patients de plus de 80 ans, facturable une fois par an.

Dette publique : la France pourrait bien emprunter 310 milliards d’euros sur les marchés

Selon l’Agence France Trésor, chargée de la gestion de la dette de l’État, la France pourrait bien emprunter le montant record de 310 milliards d’euros en 2026. Un montant qui pourra être ajusté selon l’adoption future de la loi de finances 2026.

La Bulgarie a fait son entrée dans la zone euro

Ce jeudi 1er janvier, la Bulgarie est devenue officiellement le 21e pays à intégrer la zone euro, renforçant ainsi son intégration européenne.

Toutefois, certains, notamment les partis d’extrême droite et pro-russe, craignent que l’adoption de la monnaie unique par la Bulgarie ne fasse qu’accroître l’inflation dans le pays. Dans le même temps, les différents gouvernements pro-européens bulgares qui ont promu l’euro dans le pays ces dernières années anticipent une plus grande dynamique économique pour le pays et affirment que l’adoption de la monnaie unique va permettre au pays de se rapprocher des pays d’Europe de l’Ouest et surtout de se protéger de l’influence pro-russe grandissante et de plus en plus menaçante à l’Est.

Malgré l’adoption de la monnaie unique et les arguments des derniers gouvernements bulgares successifs en faveur de l’euro, 49% des Bulgares seraient toujours opposés à l’adoption de l’euro par leur pays selon un sondage réalisé par l’Union européenne.

Le lev, était jusqu’à présent déjà calé à l’euro et dépendait donc déjà en grande partie de la politique monétaire menée par la Banque Centrale Européenne. Ce qui va essentiellement changer, au-delà du changement de monnaie, est que la Bulgarie va désormais pouvoir prendre part aux décisions de la BCE.

Pour la Présidente de la BCE, Christine Lagarde, l’adoption de l’euro par la Bulgarie aura des impacts positifs non négligeables pour le pays : stabilité des prix, coûts de financement plus faibles et des échanges plus fluides avec les autres pays de la zone euro.

Néanmoins, la crainte d’une flambée des prix est réelle bien que Christine Lagarde ait tenté de rassurer les opposants bulgares à l’euro en rappelant que le changement des prix serait probablement modeste et de courte durée. Selon l’Institut national de statistique bulgare, les prix auraient déjà augmenté de 5% sur un an en novembre dernier et l’immobilier de 15,5% au deuxième trimestre, faisant craindre une accélération de la flambée des prix dès ce mois de janvier.