Chaque semaine, Major Prépa te propose un résumé de l’actualité internationale ! Bonne lecture !
Réouverture du point de passage de Rafah
Ce seul lien de Gaza avec l’extérieur qui n’est pas contrôlé par Israël a rouvert cette semaine après deux ans de guerre. Toutefois, la reprise a été lente, avec notamment des désaccords sur les personnes autorisées, des heures d’attente et des récits de voyageurs disant avoir vécu des interrogatoires prolongés, sous menottage et yeux bandés. Les autorités israéliennes disent n’avoir connaissance d’aucun mauvais traitement, tandis que l’ONU évoque un “schéma constant d’abus et d’humiliations”. Les quotas négociés prévoyaient 50 retours quotidiens vers Gaza et 50 patients sortants: or, en quatre jours, seules 36 évacuations médicales et 62 accompagnants ont été enregistrés.
Fin du New START
Le traité New START, qui est le dernier grand accord de contrôle des armements entre les Etats-Unis et la Russie, est arrivé à expiration le 5 février 2026. Conclu en 2010 puis prolongé en 2021, il plafonnait les arsenaux stratégiques déployés à 1 550 ogives nucléaires, 700 vecteurs déployés (missiles, sous-marins, bombardiers) et 800 lanceurs au total. Il reposait aussi sur des inspections sur site et des échanges de données. Les États-Unis ont accusé la Russie de non-conformité en 2023, et Moscou a annoncé la suspension de sa participation, refusant ainsi inspections et échanges. Cependant, sans New START, le risque d’une course aux armements grandit, étant donné qu’il y a moins de vérification et plus de marge pour augmenter ou modifier les forces.
Election de Laura Fernández au Costa Rica
L’élection de Laura Fernández dès le premier tour, avec 48,5 % des voix, marque un tournant rare au Costa Rica. En effet, ce pays longtemps perçu comme une exception régionale (sans armée, pionnier écologique) bascule vers la droite. Au cœur du scrutin, c’est l’insécurité qui prime, avec en 2025, un taux d’homicides qui a atteint 16,7 pour 100 000 habitants. Ainsi, Fernández promet une politique de “mano dura” inspirée du modèle Bukele, allant même jusqu’à envisager une grande prison.
Frappe américaine dans le Pacifique
Les États-Unis ont mené une nouvelle frappe dans le Pacifique contre un bateau soupçonné d’être lié au narcotrafic, tuant ainsi deux personnes. Depuis septembre, la campagne revendiquée par l’administration Trump totaliserait plus de 30 frappes, 37 bateaux détruits et au moins 128 morts. Le seul problème ? Le gouvernement n’a pas rendu publiques les preuves établissant que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics. La légalité de ces opérations est donc vivement débattue, y compris dans les milieux politiques américains.
Attaque de masse à Woro
Plus de 160 civils ont été tués dans le village de Woro, dans l’État de Kwara au Nigeria, lors d’une attaque dans la nuit du 4 février. Des habitants auraient été abattus en fuyant, des commerces et le palais royal incendiés, tandis que le chef traditionnel était introuvable au moment des faits. Le président Bola Ahmed Tinubu a attribué l’attaque à Boko Haram, même si certains observateurs contestent cette hypothèse et évoquent aussi le banditisme armé. Les autorités ont déployé des renforts, accusées d’avoir réagi tardivement.
Iran–États-Unis : pourparlers à Oman
Le 6 février, après une session de pourparlers à Oman, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions pétrolières contre l’Iran. Alors que les échanges laissaient entrevoir une ouverture prudente, les Etats-Unis ont ciblé le secteur pétrolier iranien quelques heures seulement après les discussions. Du côté iranien, les autorités se disent prêtes à poursuivre le dialogue, mais à une condition claire : limiter strictement les négociations au programme nucléaire et à la levée des sanctions. Les États-Unis, eux, souhaitent élargir l’agenda aux missiles balistiques et au rôle régional de l’Iran, ce que la République islamique juge inacceptable.
ICE : recul partiel à Minneapolis
À Minneapolis, environ 700 agents de l’ICE et de la CBP sont retirés après leur déploiement massif. Ceci intervient deux semaines après la visite du vice-président JD Vance, qui avait dénoncé la supposée non-coopération des autorités locales avec l’immigration fédérale. Toutefois, les responsables du DHS parlent d’un ajustement tactique et non d’un retrait, puisqu’environ 2 000 personnels resteraient déployés.









