La promesse gravée sur le piédestal de la Statue de la Liberté semble faire des États-Unis une nation ouverte à l’immigration : “Give me your tired, your poor, your huddled masses yearning to breathe free.” Pourtant, dès les années 1920, l’Amérique s’adonne à une toute autre image, celle de se fermer au monde. Aujourd’hui encore, après la réélection de Donald Trump, la gestion de l’immigration aux États-Unis prend un tournant majeur. Décryptage d’un sujet clé à maîtriser absolument pour tes concours.
Introduction
Pour aborder un sujet sur l’immigration, que ce soit à l’oral ou à l’écrit, tu dois commencer par définir le terme clé. Ainsi, tu dois retenir que l’immigration désigne le processus par lequel des individus franchissent une frontière internationale. Ce franchissement conduit souvent à un établissement temporaire ou durable dans un pays dont ils n’ont pas la nationalité d’origine.
Au-delà de sa simple dimension démographique, tu dois aussi soulever les enjeux associé à ce concept. À l’époque contemporaine, l’immigration constitue un fait social qui interroge la souveraineté des États. Ces flux migratoires transforment ainsi durablement les équilibres économiques et culturels des sociétés d’accueil. Ce phénomène multidimensionnel, se distingue de l’émigration (le départ du pays d’origine). Il s’inscrit dans une dynamique de mondialisation où les facteurs d’attraction, comme la recherche de meilleures conditions de vie ou de protection politique, animent les flux. Dans cet article, tu découvriras donc les dernières actualités et les exemples clés à retenir absolument pour les oraux 2026.
Finalement, tu dois noter que l’immigration aux États-Unis occupe une place particulière. En effet, les États-Unis sont une nation d’immigrants. C’est pourquoi ce que tu peux observer aujourd’hui est inédit : pour la première fois, le solde migratoire net du pays est devenu négatif. Cela signifie que plus de personnes quittent les États-Unis, ou bien en sont expulsées, qu’il n’en arrive. Comprendre comment on est passé d’un record historique d’entrées en 2023 à ce renversement brutal en 2026, c’est comprendre l’une des transformations sociales et économiques les plus importantes de la décennie.
C’est ce que montre ce graphique du Financial Times publié en 2026. Il montre clairement que l’immigration est plus basse que l’émigration.
Historiquement, un pays fermé à l’immigration
Tout commence avec la Première Guerre mondiale, qui réactive une xénophobie latente et installe la peur de “l’ennemi de l’intérieur”. En 1917, le Congrès adopte la première loi d’immigration véritablement restrictive, introduisant un test d’alphabétisation pour tout immigrant de plus de 16 ans, augmentant les taxes d’entrée et élargissant le pouvoir discrétionnaire des agents d’immigration. Mais ce texte est jugé insuffisant. En 1921, sous la pression des théories eugénistes et des travaux de la Commission Dillingham, le Emergency Quota Act instaure pour la première fois un système de quotas nationaux : chaque pays d’origine ne peut envoyer aux États-Unis plus de 3 % du nombre de ses ressortissants déjà recensés en 1910. La mécanique est simple mais redoutablement efficace : en ancrant les quotas dans le passé, on photographie une Amérique encore majoritairement anglo-saxonne et protestante, et on cherche à la reproduire.
Le coup de grâce vient en 1924 avec le Johnson-Reed Act, ou Immigration Act of 1924. Le texte, adopté par 323 voix contre 71 à la Chambre des représentants, fixe les quotas à 2 % des ressortissants de chaque nationalité recensés non plus en 1910 mais en 1890 — avant les grandes vagues d’immigration slaves et italiennes — et plafonne l’immigration totale à 150 000 personnes par an. Le choix de 1890 comme année de référence n’est pas anodin : il est sciemment conçu pour exclure les Européens du Sud et de l’Est. L’émigration italienne chute ainsi de plus de 90 % : de 210 000 Italiens par an entre 1901 et 1914, on passe à un quota annuel de seulement 4 000. À l’inverse, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Irlande — bien représentées dans le recensement de 1890 — conservent des quotas largement favorables, l’Allemagne bénéficiant à elle seule d’un quota de 55 000 personnes. Quant aux Asiatiques, la loi les exclut totalement, complétant ainsi l’édifice discriminatoire du Chinese Exclusion Act de 1882 et de la Asiatic Barred Zone de 1917.
Ce que révèle cette législation, c’est la jonction explosive entre nationalisme économique, racisme institutionnalisé et pseudo-science. Harry Laughlin, eugéniste et conseiller expert du Comité de l’immigration à la Chambre, salua le texte comme une “percée politique dans l’adoption du racisme scientifique comme fondement théorique de la politique migratoire”. L’historienne Mae Ngai résume la logique profonde de cette loi : elle construisait une “race blanche américaine” dans laquelle les personnes d’ascendance européenne partageaient une blancheur commune, distincte de ceux jugés “non blancs”. La loi crée aussi, en parallèle, une nouvelle architecture juridique qui divise désormais les immigrants entre “légaux” et “illégaux” — une distinction qui n’existait pas avant 1921 et qui structure encore le débat américain un siècle plus tard.
Les conséquences humaines de cette fermeture sont vertigineuses. Dans les années 1930, le système des quotas et le contrôle à distance via les consulats américains permettent aux autorités de refuser leurs visas aux Juifs tentant de fuir le nazisme en Europe — y compris, selon les archives, à la famille d’Anne Frank. L’historien israélien Shlomo Sand est allé jusqu’à soutenir que sans cette politique migratoire hermétiquement fermée entre 1924 et 1948, les flux de Juifs vers la Palestine auraient été insuffisants pour permettre la création de l’État d’Israël en 1948.
Le point historique des années 1920 éclaire ainsi le présent d’une lumière crue. Un siècle après le Johnson-Reed Act, les États-Unis se retrouvent dans un débat aux résonances troublantes : mêmes arguments sur la “submersion”, même instrumentalisation de la science et des données, même tentation de figer l’identité nationale dans un passé idéalisé. Ce que l’histoire enseigne, c’est que les fermetures migratoires ne sont jamais seulement démographiques : elles sont des choix de civilisation, dont les effets se mesurent sur plusieurs décennies — et parfois, sur l’histoire du monde entier.
Obama, un président en rupture avec les politiques habituelles
Le programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), instauré par Obama en 2012, offre une protection temporaire contre l’expulsion aux personnes entrées illégalement aux États-Unis avant l’âge de 16 ans, à condition qu’elles soient scolarisées ou diplômées et sans casier judiciaire. Il concerne potentiellement 1,7 million de personnes — les “Dreamers”. Mais le programme souffre d’une limite structurelle majeure : tous n’ont pas fait la démarche de s’y inscrire. S’enregistrer, c’est sortir de l’ombre, se déclarer ouvertement comme enfant d’immigrés illégaux, et confier ses données personnelles à l’administration fédérale — un risque jugé trop élevé par une partie des concernés, notamment sous des présidences hostiles. Le statut DACA ne confère ni la nationalité, ni une résidence permanente : c’est un sursis renouvelable tous les deux ans, sans garantie d’avenir. Les bénéficiaires paient des impôts, travaillent, étudient — et pourtant restent juridiquement précaires. Le projet de loi sénatorial de 2024 les laissait entièrement de côté, omission symboliquement lourde pour une population qui incarne pourtant, aux yeux de beaucoup, le visage le plus humain de l’immigration américaine.
Le pic de 2023 : une immigration record
Pour saisir l’ampleur du choc actuel, il faut d’abord retenir les chiffres du sommet. En 2023, le flux migratoire net aux États-Unis a atteint 3,4 millions de personnes, un niveau sans précédent dans l’histoire contemporaine du pays, très loin au-dessus du précédent record de 1,5 million en 2014 (Econofact, 2025). Cette vague résultait d’une conjonction de facteurs : l’ouverture des programmes humanitaires sous Biden (CHNV, U4U), une forte pression migratoire en provenance d’Amérique latine et des Caraïbes, et un marché du travail américain en forte tension post-Covid qui absorbait cette main-d’œuvre.
En 2024, les entrées légales d’immigrants s’élevaient encore à 2,8 millions — soit le deuxième niveau le plus élevé depuis au moins 1997 — dont plus d’un tiers (983 000 personnes) originaires d’Inde et du Mexique. À retenir : à cette date, 53,3 millions d’immigrants vivaient aux États-Unis en janvier 2025, le chiffre le plus élevé jamais enregistré d’après le Pew Research Center, représentant environ 16 % de la population totale.
Selon l’OCDE, en 2024, les États-Unis ont accueilli 1,425 million de nouveaux immigrants permanents, soit 20 % de plus qu’en 2023, avec une proportion de 68 % de regroupements familiaux, 17 % de migrants humanitaires et seulement 6 % de migrants économiques directs.
Les politiques de l’année 2024
En février 2024, après des mois de négociations bipartisanes, les sénateurs ont publié un accord législatif ambitieux doté de 118 milliards de dollars, combinant durcissement des règles migratoires à la frontière sud et aide étrangère à l’Ukraine, Israël et Taïwan. Sur le papier, le texte présentait des avancées réelles : nouveaux mécanismes d’urgence pour fermer la frontière au-delà de 5 000 passages quotidiens, réforme du système d’asile, attribution de permis de travail. Mais le projet était “mort à l’arrivée” (dead on arrival), selon l’expression consacrée à Washington. À droite, une partie des républicains jugeait les seuils numériques beaucoup trop permissifs — 5 000 passages par jour restant, pour eux, un niveau inacceptable. Le Center for American Progress, pourtant favorable au texte, le qualifiait lui-même de “loi imparfaite, mais sur laquelle on peut construire”. À gauche, certains dénonçaient des restrictions trop brutales sur le droit d’asile. Mais le coup de grâce est venu de Donald Trump en personne, qui a publiquement appelé les élus républicains à voter contre — refusant que Biden puisse s’attribuer une victoire politique sur l’immigration à quelques mois de l’élection présidentielle. Résultat : le texte a été rejeté au Sénat le 7 février 2024. L’aide à l’Ukraine s’en est trouvée elle aussi fragilisée, un projet de loi d’aide à Israël seul ayant également échoué le 6 février. Trump, selon Biden, “weaponize immigration” — il instrumentalise la question migratoire comme levier électoral, quitte à bloquer une réforme que ses propres alliés reconnaissaient comme nécessaire.
Le tournant de 2025 : la politique Trump et le renversement des flux
Le 20 janvier 2025, dès sa prise de fonctions, Donald Trump signe une série de décrets exécutifs qui redéfinissent intégralement la politique migratoire américaine. Ces ordres visent à suspendre le programme américain d’admissions de réfugiés, à augmenter massivement les effectifs d’ICE (Immigration and Customs Enforcement) et de la Border Patrol, à restreindre les “sanctuary cities” et à durcir les expulsions.
Les effets sont immédiats et statistiquement vertigineux. La migration nette internationale, qui atteignait 2,2 millions de personnes en 2024, est tombée à environ 500 000 en 2025. Mais l’estimation la plus sévère va encore plus loin : selon Brookings Institution, le solde migratoire net a été compris entre –10 000 et –295 000 personnes en 2025, la première fois en au moins un demi-siècle qu’il est négatif.
Retenez bien ce retournement : en l’espace de deux ans, les États-Unis sont passés du plus grand flux d’immigration de leur histoire à un solde potentiellement négatif. Aucun autre pays développé n’a connu une telle inversion en si peu de temps.
En juin 2025, la population immigrée avait diminué de plus d’un million de personnes par rapport à son niveau de janvier, marquant son premier déclin depuis les années 1960. La part des travailleurs immigrés dans la population active est passée de 20 % à 19 %, soit une perte de plus de 750 000 travailleurs.
Les expulsions : chiffres et réalités de terrain
L’administration Trump a fait de la déportation massive l’un de ses marqueurs politiques les plus visibles. On estime à environ 310 000–315 000 le nombre de personnes expulsées par ICE en 2025. Ce chiffre, bien qu’inférieur à l’objectif affiché d'”un million d’expulsions la première année”, reste historiquement élevé. ICE a retiré 622 000 non-citoyens — davantage que sous Biden — mais en deçà de la promesse de campagne.
Ce qui change profondément, c’est la nature des expulsions. En 2024, seulement 18 % des expulsions ICE provenaient de l’intérieur du pays, la majorité concernant des personnes arrêtées à la frontière. En 2025, les expulsions intérieures sont devenues la norme. Cela signifie que des personnes installées depuis des années — parfois des décennies — dans des villes américaines sont désormais visées.
Les témoignages de terrain illustrent cette réalité. Des “tables de restaurants vidées, des cuisiniers restés chez eux, des marchands de fruits disparus des rues” — voilà ce que rapporte le Wall Street Journal dans des villes comme St. Louis, Buffalo et Pittsburgh, où l’immigration avait jusque-là revitalisé des économies en déclin. Dans les champs, des récoltes ne sont pas ramassées, des fruits et légumes pourrissent à leur apogée, selon des témoignages de fermiers et d’ouvriers agricoles recueillis par Reuters.
Les Sanctuary Cities : la résistance municipale à la politique fédérale
Les sanctuary cities sont des villes et comtés qui refusent de coopérer avec les services fédéraux d’immigration pour identifier, arrêter ou expulser des immigrés en situation irrégulière. Loin d’être une invention récente, ce mouvement puise ses racines dans la désobéissance civile des années 1980, lorsque des paroisses et communautés religieuses avaient offert refuge à des réfugiés centraméricains fuyant des guerres soutenues par Washington. Avec la montée en puissance des expulsions sous les administrations successives — notamment Bush puis Obama — les villes ont progressivement codifié cette résistance dans des ordonnances locales. En 2023, on dénombrait environ 700 villes et comtés sanctuaires à travers les États-Unis, dont San Francisco et l’État de Californie dans son ensemble. Les arguments avancés par leurs élus sont à la fois moraux et pragmatiques : renvoyer des populations vers la pauvreté et l’exploitation détruit des familles, fragilise l’économie locale, génère des coûts fiscaux et sociaux considérables pour les villes, et contredit l’idéal fondateur américain d’une nation ouverte aux migrants. Sous Trump, ces villes sont devenues des cibles politiques directes : son administration a menacé de couper les financements fédéraux aux municipalités récalcitrantes, une mesure partiellement bloquée par les tribunaux. En 2025, avec la reprise des expulsions massives, la tension entre gouvernements locaux et autorités fédérales a atteint un niveau inédit, transformant certaines villes en véritables fronts de résistance institutionnelle.
L’impact économique : main-d’œuvre, inflation et croissance
C’est ici que le débat devient le plus aigu — et le plus important à comprendre pour saisir les enjeux réels. Les États-Unis ont construit leur modèle de croissance post-Covid sur une main-d’œuvre immigrée abondante et flexible. Sa disparition soudaine crée des perturbations en chaîne.
Sur le marché du travail, Goldman Sachs estime que le taux de migration nette, qui atteignait en moyenne 1 million de personnes par an dans les années 2010, est tombé à 500 000 en 2025 et devrait s’effondrer à 200 000 en 2026, soit une chute de 80 % par rapport à la base historique. Conséquence directe : le seuil d’emplois mensuels nécessaires pour maintenir la stabilité économique devrait tomber de 70 000 à seulement 50 000 créations par mois d’ici fin 2026, parce que moins d’immigrants signifie moins de nouveaux travailleurs entrant sur le marché.
Sur les secteurs clés, l’impact est déjà mesurable. Le secteur agricole a enregistré une chute totale d’emploi de 155 000 travailleurs entre mars et juillet 2025, contre une hausse de 2,2 % sur la même période en 2024. L’industrie hôtelière n’a vu sa main-d’œuvre progresser que de 0,2 % en juin 2025, contre 1,5 % un an plus tôt.
Sur l’inflation, les économistes tirent la sonnette d’alarme. L’économiste Mark Zandi, de Moody’s Analytics, estime que si les déportations se poursuivent au rythme actuel, l’inflation pourrait remonter à environ 4 % — contre 2,5 % au moment de ses déclarations. “On voit les empreintes de la politique migratoire restrictive dans les chiffres de l’IPC et du PPP”, dit-il, citant la viande, l’agriculture, l’agro-alimentaire, ou encore les services à la personne. La banque Goldman Sachs, Morgan Stanley, Barclays et Bank of America partagent ce diagnostic de risque stagflationniste.
Sur les finances publiques, un angle souvent négligé : les travailleurs sans papiers ont versé 24 milliards de dollars de cotisations à la Sécurité sociale en 2024, sans être éligibles aux prestations. Déporter massivement ces travailleurs creuserait le déficit de la Sécurité sociale de 133 milliards de dollars sur dix ans et de 884 milliards sur trente ans. Gardez ce chiffre en tête : il illustre le paradoxe d’une politique qui entend protéger les finances publiques, mais qui les fragilise en réalité structurellement.
Les projections pour 2026 et au-delà
Le Bureau du recensement américain projette que la migration nette devrait encore chuter à environ 321 000 personnes en 2026 si les tendances actuelles se confirment. Brookings estime que la croissance soutenable de l’emploi pourrait osciller entre –20 000 et +50 000 emplois par mois en 2026 selon les scénarios. C’est un signal très clair : une économie habituée à créer 150 000 à 200 000 emplois mensuels doit profondément réviser ses paramètres.
Brookings avait anticipé dès début 2025 que la politique migratoire de Trump réduirait la croissance du PIB américain de 0,1 à 0,4 point de pourcentage en 2025, soit entre 30 et 110 milliards de dollars de richesse non créée.
Du côté de la démographie, sans immigration, la population américaine en âge de travailler aurait commencé à décliner dès 2012. L’immigration était le seul facteur qui maintenait cette population active en croissance. La question posée à long terme est donc structurelle : comment les États-Unis financeront-ils leur système de retraite et de soins dans un pays qui vieillit, si la soupape migratoire est fermée ?
Conclusion : un basculement à suivre de près
Ce que vivent les États-Unis depuis 2025 est une expérience inédite à l’échelle d’une grande économie mondiale : le retournement volontaire, par la politique, d’un flux migratoire qui constitue depuis des décennies l’une des bases de la croissance. Les résultats sont déjà visibles — chute du marché du travail dans plusieurs secteurs, tensions inflationnistes, impact sur les finances de la Sécurité sociale — mais les effets à long terme restent encore largement à mesurer.
Ce que vous devez retenir de cette fiche, c’est que l’immigration américaine n’est pas qu’un sujet politique : c’est une variable économique de premier plan, dont la manipulation brutale produit des effets en cascade sur la croissance, les prix, le marché du travail et les finances publiques. Le débat entre restriction et ouverture n’est pas simplement idéologique — il est chiffré, et les chiffres parlent clairement en 2025–2026.


