Major Prépa > Grandes Écoles > Écoles de commerce > On a testé le Triathlon Audencia-La Baule… mais le vrai défi était ailleurs !
Le week-end dernier, on a nagé comme des boxeurs, pédalé comme Pogačar et couru comme on a pu le temps d’un challenge sportif qu’Audencia nous a proposé de relever aux côtés d’autres médias… La team Major Prépa s’est ainsi mêlée à la foule des participants du Tri-Relai Grand Public de la 39e édition du Triathlon Audencia-La Baule. Quelques litres de sueur et une médaille plus tard, on a profité d’une ambiance assez folle, certes bien aidée par la vue sur l’océan et le soleil baulois, mais surtout portée par les 25 étudiants d’Audencia organisateurs et les 501 bénévoles mobilisés tout le week-end. De quoi place la barre haut avant une 40e édition à propos de laquelle rien n’a encore filtré, mais qui promet une bonne dose de dépassement et de frissons !

« Le triathlon, on le vit sur trois ans… », sourit Marin Ripault, étudiant en PGE à Audencia et président de l’association qui a organisé la 39e édition. L’an dernier, il a fait partie des bénévoles qui aident à assurer le bon déroulé de toutes les épreuves et dont plus d’un quart candidate pour rejoindre l’équipe des 25 organisateurs de l’édition suivante. À peine celle-ci achevée, Marin sait déjà qu’il reviendra à La Baule l’an prochain, après son expatriation au Chili, mais en tant que participant cette fois-ci ! Vivre trois week-ends de Triathlon Audencia-La Baule arrive à beaucoup de sportifs inscrits, mais l’édition qui vient de s’achever, c’est tous les jours depuis novembre dernier que Marin et son équipe y ont travaillé, sous la supervision de Juliette Berlivet, directrice de l’événement côté Audencia.
25 étudiants pour faire tourner une machine XXL
« Superviser le Triathlon Audencia-La Baule est une expérience extrêmement professionnalisante à laquelle les 25 étudiants organisateurs sont très fiers de participer », observe Juliette Berlivet qui les a vus se plonger dans le travail avec beaucoup d’énergie et de volonté. Encore faut-il décrocher sa place dans l’équipe ! La sélection a en effet de sérieux airs d’épreuve sportive. La cinquantaine de profils retenus sur les 150 qui postulent environ chaque année participe d’abord à un « entre deux tours » avec les 25 organisateurs de l’édition précédente : sortie en canoë, mini-triathlon, rencontres et échanges permettent à tous de mieux se connaître.
Vient ensuite le dernier entretien face aux 25 futurs ex-organisateurs. Les candidats ont carte blanche pour convaincre les jurys de leur motivation. Certains prennent l’exercice particulièrement au sérieux. Cette année, l’un d’eux s’est débrouillé pour faire venir l’un des adjoints au maire de La Baule pendant son entretien sur le campus ; un autre a réalisé une vidéo dans laquelle le directeur des programmes a accepté de faire une courte apparition… Parmi les 25 étudiants organisateurs, plusieurs ont d’ailleurs choisi Audencia dans l’espoir de faire partie de l’équipe organisatrice du Triathlon. C’est le cas de Marin, ancien joueur du FC Ajaccio puis de Chambray-lès-Tours à un niveau national. Il a arrêté le foot à son arrivée en prépa (au lycée Hoche, à Versailles), mais a vu dans l’organisation du Triathlon l’occasion de tester grandeur nature son envie de travailler dans l’événementiel sportif.
Onze mois de préparation et des imprévus jusqu’à la ligne d’arrivée
« Ma vision d’ensemble, mon envie de découvrir les coulisses de l’organisation et mon expérience dans le sport de haut niveau ont certainement compté dans le choix de me confier la présidence de l’association », estime Marin, qui se décrit comme « assez calme de tempérament ». Une qualité indispensable pour ce travail de longue haleine : onze mois de préparation, des dizaines d’interlocuteurs à coordonner (avec des équipes nouvellement en place à Audencia comme à la mairie de la Baule) et tout qui s’accélère à mesure que l’événement approche. Le sang-froid de Marin l’a d’ailleurs aidé à gérer tous les imprévus du jour J : le remblai qui ferme en retard, des prestataires qui se coordonnent mal, du matériel qui manque… Il affirme pourtant un sourire aux lèvres : « Être président, c’est ne rien faire, mais tout savoir. Je peux répondre aux questions de tous les membres de l’équipe et remplacer n’importe qui en cas de besoin ».
L’équipe organisatrice a relevé un challenge supplémentaire cette année : rendre un hommage aussi sportif et généreux que possible à Maÿlis, trésorière de l’association qui a organisé la 27e édition du Triathlon, emportée par un cancer en mai dernier. 60 participants se sont ainsi lancés en duo dans un « Run & Bike » inédit couru avec beaucoup d’émotion. Les nombreux dons faits par les participants externes et alumni aux différentes épreuves du week-end sont reversés pour la recherche contre les cancers pédiatriques.
Retour en cours…
Dimanche soir, bénévoles et organisateurs sont restés tard sur le remblai de La Baule pour refermer cette 39e édition qui aura vu plus de 9 000 sportifs se challenger sous les encouragements de 60 000 spectateurs. Autant dire que le réveil du lundi n’a pas dû être simple… « Je veillerai à ne pas placer de cours ce matin-là l’an prochain », sourit Denis Boissin, directeur des programmes de la business school. Car les 25 organisateurs de cet événement XXL sont avant tout des étudiants. « Coordonner nos obligations académiques et l’organisation du triathlon tout en gardant à l’esprit que nous préparons notre future vie professionnelle a été l’un des gros enjeux de notre année », souligne Marin.
À cette équation s’ajoute une responsabilité supplémentaire : celle de porter, pendant près d’un an, l’image d’Audencia, mais aussi celle de La Baule auprès des partenaires, prestataires, participants et collectivités impliquées dans l’événement. À l’issue de cette expérience, une très belle première ligne sur le CV de Marin, qui espère rejoindre le master MOC (Management des organisations sportives) d’Audencia à son retour de césure.
Crédits photos : Aurélien Mahot, Matthieu Joubert, Frederic Sénard