LV2 Allemand Ecricome 2016 – Analyse LV2 Allemand Ecricome 2016 – Analyse
Première des trois épreuves d’allemand du concours, cette épreuve de LV2 Allemand Ecricome 2016 était composée de deux traductions suivies d’un essai sur l’un... LV2 Allemand Ecricome 2016 – Analyse

Première des trois épreuves d’allemand du concours, cette épreuve de LV2 Allemand Ecricome 2016 était composée de deux traductions suivies d’un essai sur l’un des deux sujets.

Cette année, les deux sujets d’essais sont extrêmement classiques, pour changer…

Voir le sujet : https://major-prepa.com/concours/inside-concours/lv2-allemand-ecricome-2016/

 

Analyse du premier sujet :

Frauenquoten in Politik und Wirtschaft : eine richtige Regierung?

L’allitération Kinder, Küche, Kirche est un fameux diction allemand décrivant le rôle des femmes de manière assez conservative. Mais aujourd’hui… Place aux femmes ! C’est en tout cas l’objectif des quotas mis en place en 2014 dans les conseils d’administration des entreprises cotées au DAX (108 entreprises allemandes) mais aussi les PME ayant plus de 500 salariés. Mais des résultats significatifs ont-ils été observés ? Ou bien le plafond de verre reste-il tangible, notamment pour les postes de direction économique ou politique ?

Le sujet nous invite à discuter l’efficacité de cette mesure dans le sens de l’égalité hommes/femmes en entreprise comme en politique. A l’instar de la loi Coppé-Zimmerman en France qui impose 20% de femmes dans les conseils d’administration en 2014 et a vu la féminisation progresser, celle-ci impose un quota de 30% en Allemagne. Début 2016, la proportion des femmes dans les directions est de 5,5 %, soit 0,6 % de plus qu’au début 2015.

Un certain nombres de questions nous viennent à l’esprit : cela aura-t-il une réelle influence dans les secteurs traditionnellement très masculins, par exemple dans le domaine du bâtiment ? La mesure est-elle vraiment efficace dans le cadre de la transition démographique et du renouvellement de personnel ?

On peut encore une fois regarder du côté de chez nous. Le seul problème qui se pose en France, c’est celui des cumuls des mandats. On observe que certaines femmes se trouvant dans ces postes cumulent plusieurs mandats dans ces entreprises. Il s’agit donc plutôt d’un outil pour sensibiliser sur la parité sociale et avoir une influence à tous les niveaux dans le monde de l’entreprise.

Ainsi, cette mise en place de quotas n’aurait-elle pas un effet illusoire ? Certes, les chiffres vont dans le bon sens, mais on est encore loin d’assister à une véritable prise de pouvoir. « L’entrée des femmes dans les conseils n’est pas une fin en soi », concède Marie-Ange Andrieux, « il faut transformer la contrainte qualitative des quotas en une opportunité pour améliorer qualitativement la gouvernance de l’entreprise ». Pour l’heure, les costumes-cravates continuent de faire légion au sein des comités exécutifs…

On pouvait aussi questionner le statut, à la fois politique et économique, de l’Allemagne en Europe, qui passe souvent pour un “bon élève”. Si Angela Merkel est souvent adulée à l’étranger, quel impact aurait une féminisation du personnel politique et économique sur le leadership essentiellement industriel de l’Allemagne en Europe ?

Analyse du second sujet :

Zivildienst, soziales Engagement: eine Chance für Jugendliche?

Un sujet assez classique sur le service civique, version allemand, et l’engagement social comme chance pour les jeunes… Si en France, la question du rétablissement d’un service civique (voire militaire) obligatoire s’est posée récemment, comme une potentielle expérience enrichissante pour l’ensemble de la jeunesse, l’Allemagne a une longueur d’avance à ce niveau.

La réponse à la question est évidente : oui, il s’agit d’une opportunité à saisir pour la jeunesse. Il fallait donc essayer de livrer de nombreux bienfaits : première expérience, insertion sociale et découverte des réalités socio-économiques étaient 3 pistes à exploiter.

Baptiste Losson

20 ans, étudiant à HEC Paris après deux ans de prépa au lycée Fabert (Metz).