LV2 anglais ELVi 2020 – Analyse du sujet LV2 anglais ELVi 2020 – Analyse du sujet
Tu peux retrouver ici l’analyse du sujet de LV2 anglais ELVi 2020 ! Cette année, les concours sont inédits, car ils n’ont que la... LV2 anglais ELVi 2020 – Analyse du sujet

Tu peux retrouver ici l’analyse du sujet de LV2 anglais ELVi 2020 ! Cette année, les concours sont inédits, car ils n’ont que la partie écrite et car ils ont été déplacés en raison des mesures sanitaires. Mais cela ne change rien aux épreuves : les sujets ont été conçus avant le confinement, donc les épreuves restent du même type que celles des années précédentes !

Tu peux retrouver le sujet de LV2 anglais ELVi 2020 ici.

 

Le sujet était globalement abordable cette année : pas de difficultés majeures dans les traductions et l’article était plutôt facile. Seul bémol, le sujet de l’essai, très précis et qui risque de donner lieu à de nombreuses copies semblables.

 

Thème

Le thème était plutôt classique, d’une longueur typique des exercices de traduction en LV2. C’était un texte issu de l’ouvrage de Simone de Beauvoir, Le Sang des autres. L’extrait relatait un dialogue entre un enfant et ses parents. C’est très courant d’avoir des dialogues à traduire en anglais, il faut donc connaître les règles de ponctuation ! Le vocabulaire utilisé au quotidien et à l’oral était largement employé.

A priori, le texte ne comportait pas de difficulté particulière. Cependant, quelques points de vocabulaire et quelques expressions étaient difficiles à retranscrire, surtout l’aspect oral du texte. On te propose ici une traduction des termes plus difficiles.

Qu’est ce que je vais bien pouvoir inventer ? : what excuse could/can I possibly come up with ?

La figure : the face

Rompre le pain : to break bread

 

Version

La version ne semblait pas difficile non plus. L’extrait était issu du roman Warlight de Micheal Ondaatje, et comportait un petit dialogue et une partie de description. Là encore, connaître la ponctuation du dialogue est indispensable !

Au niveau du vocabulaire, il y avait peu de difficultés. Le verbe « sputter » a pu poser quelques problèmes. On pouvait le traduire par « toussoter », ou « faire des à-coups ». Pour ce qui est du style, là encore peu de difficultés. Les phrases étaient courtes, ce qui facilite la traduction ;

 

Les Essays

La synthèse d’article

La première question d’expression écrite, la synthèse d’article, portait sur le thème de la communauté noire comme et de ses choix de votes pour les élections présidentielles. Un thème plus que d’actualité !

L’article commençait sur l’histoire de Chyna Hester, une étudiante afro-américaine qui ne soutient pas la seule candidate noire à la présidence des Etats-Unis, Kamala Harris. Les raisons de son choix sont purement politiques.

Le texte devenait ensuite plus global et se concentrait sur des questions théoriques. On pouvait voir une énumération des raisons pour lesquelles les afro-américains ne votent pas pour une personne de leur couleur, ce qui répond explicitement à la question posée. La principale est bien sûr le fameux « vote utile » qui consiste à voter pour la personne la plus susceptible de remplacer Donald Trump. D’autres se concentrent uniquement sur le programme politique du candidat, indépendamment de son genre ou sa couleur de peau.

Enfin, une autre interview d’un citoyen montrait une dernière raison : la déception à la suite de la présidence de Barack Obama, qui n’a pas tenu toutes ses promesses de campagnes en termes d’égalité sociale. Les électeurs racisés ne veulent plus faire la même erreur.

0n pouvait donc structurer la synthèse en trois paragraphes, chacun exposant une raison importante du non vote des électeurs de couleur pour un candidat noir. Attention à bien respecter le nombre de mots, tu seras pénalisé si tu dépasse trop le total (200 mots + ou – 10%) !

 

L’essai

La deuxième question, l’essai, était très précise. Elle portait sur le besoin d’appartenir ou non à un groupe social ou économique pour le représenter correctement. C’était assez difficile de construire un essai sur le sujet, car cela demande une opinion tranchée et car les exemples issus de la culture anglophone sont limités. Il faut connaître très bien la politique dans ces pays !

On pouvait débattre les deux thèses opposées sans soucis. Il était important cependant de développer des arguments précis. Par exemple, pour défendre l’idée que oui, il faut appartenir à un groupe social pour bien le représenter, on peut expliquer que seules ces personnes connaissent réellement les problèmes à résoudre. Les candidats ont alors une certaine légitimité. L’exemple de Barack Obama avant qu’il accède à la présidence pouvait appuyer ce propos.

A l’inverse, on pouvait arguer qu’appartenir à un groupe social n’est pas nécessaire pour le représenter. On pouvait par là dénoncer le fait que les personnes politiques appartenant à des minorités n’aident pas forcément leur communauté. Margaret Thatcher pouvait ici être citée. C’était une femme, mais sa politique n’avait absolument rien de féministe. Enfin, on pouvait reprendre les arguments présentés dans l’article, en changeant bien sûr les exemples !

S’il y avait de quoi débattre, la difficulté résidait dans le fait d’avoir des arguments pertinents et des exemples originaux… De nombreux essais risquent de se ressembler !

 

Bon courage pour la suite, tu peux le faire !

Retrouve toute l’actualité des concours dans notre rubrique Inside Concours ! 

Lisa Schneider