Sortie de l’ICN BS d’Ecricome : les explications de la DG de l’école et du président d’Ecricome Sortie de l’ICN BS d’Ecricome : les explications de la DG de l’école et du président d’Ecricome
Nous vous l’avions appris vendredi, la sortie de l’ICN Business School de la banque Ecricome se précise. Nous avons donc demandé à Florence Legros,... Sortie de l’ICN BS d’Ecricome : les explications de la DG de l’école et du président d’Ecricome

Nous vous l’avions appris vendredi, la sortie de l’ICN Business School de la banque Ecricome se précise. Nous avons donc demandé à Florence Legros, directrice générale de l’ICN Business School ainsi qu’à Thomas Froehlicher, président d’Ecricome de répondre à nos questions.

 

“Nous avons plus notre place dans la banque BCE”

Expliquant sa volonté de changer de banque d’épreuves, Florence Legros affirme être “dans une dynamique positive de développement” mais aussi “fière de la progression de l’école au classement du Financial Times“. Profitant de l’inauguration du campus ARTEM et de l’implantation effective de l’école de commerce début 2017 dans cet écrin à 230 millions d’euros, l’école y voit aujourd’hui le moment opportun pour faire le grand saut.

Habituée aux projets communs avec les écoles d’ingénieurs (Mines Nancy, CentraleSupélec Metz) ou d’art, l’école désire également réaliser de nombreux projets communs entre l’ICN BS et d’autres écoles de la banque BCE, notamment autour des PhD dans un premier temps. C’est la raison pour laquelle Florence Legros affirme avoir “plus (sa) place dans la banque BCE.

Lorsqu’on lui demande si l’école proposera une inscription commune avec d’autres écoles dès 2017, la directrice générale de l’école se montre prudente : “On va attendre qu’ils nous épousent avant qu’on partage les enfants !

 

Pour Thomas Froehlicher, “aucune menace pour l’avenir d’Ecricome”

Pour le président d’Ecricome et directeur général de KEDGE BS, le départ de l’ICN BS ne représente “aucune menace pour l’avenir d’Ecricome” qui a toujours assuré un peu moins de 20% du recrutement de la banque d’épreuves créée en 1987. A la question de savoir si d’autres écoles pourraient prendre la place laissée vacante par l’école nancéenne, Thomas Froehlicher nous indique que cela ne se fera “certainement pas“. Aucune inquiétude également quant au nombre de candidats prévus, dans la mesure où Ecricome entretient des relations avec de nombreux lycées de prépas qui s’y présentent systématiquement à 100%. Les candidats y voient même un avantage financier : réduite à deux écoles, le passage des épreuves  Ecricome devrait voir son prix diminuer. De 420€ à 280-300€ ? “Pourquoi pas.

La composition actuelle d’Ecricome (NEOMA BS et KEDGE BS) permet à la banque de renforcer son homogénéité, autour d’écoles accréditées AACSB et/ou EQUIS.

Interrogé sur les réelles préoccupations d’Ecricome (oui, on ne peut pas se contenter de ne parler que de ça lorsqu’on parle au président d’Ecricome et Dean de KEDGE !), Thomas Froehlicher nous confie que l’axe majeur à moyen-terme concerne l’internationalisation et la digitalisation de la filière prépa [NDLR : l’essor de ce site comme numéro 1 pour toucher les prépas en est la preuve]. Il se pourrait que dans un avenir plus ou moins proche, certains lycées français à l’étranger hébergent des étudiants en classes préparatoires, c’est une des revendications de l’APHEC que de pouvoir internationaliser cette filière bien trop franco-française. On imaginerait alors des prépas à Suzhou, à Dakar, etc.

Enfin, une réflexion est en cours sur une possible digitalisation des épreuves, ce qui faciliterait l’organisation de ces redoutables concours.

 

Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.