Préparer l’épreuve de culture générale HEC / emlyon 2020 Préparer l’épreuve de culture générale HEC / emlyon 2020
Après la fusion des deux épreuves HEC et EM Lyon l’an dernier, nous te proposons cette année nos meilleurs conseils pour réussir l’épreuve de... Préparer l’épreuve de culture générale HEC / emlyon 2020

Après la fusion des deux épreuves HEC et EM Lyon l’an dernier, nous te proposons cette année nos meilleurs conseils pour réussir l’épreuve de culture générale HEC / emlyon 2020. Comme le précise le rapport de jury 2019, le sujet a une forme libre : il peut être posé sous forme de question, mais également n’être qu’un groupe nominal, comme celui de l’année dernière.

 

 

Sujets des dernières années en culture générale à HEC et emlyon

  • 2019 : Les blessures de la mémoire
  • 2018 : Mon corps et moi (HEC) / Que faire de notre corps ? (emlyon)
  • 2017 : Faire parler un texte (HEC) Une parole peut-elle faire événement ? (emlyon)
  • 2016 : Un monde sans nature (HEC) / Peut-on renoncer à l’idée de nature ? (emlyon)
  • 2015 : Le crépuscule de la vérité (HEC) / La fidélité au réel définit-elle le vrai ?
  • 2014 : Ouvrir un espace (HEC) / Peut-on s’approprier l’espace ? (emlyon)
  • 2013 : Le plaisir se mérite-t-il ? (HEC) / Y’a-t-il une unité du plaisir ? (emlyon)
  • 2012 : L’ordre de la société (HEC) /Une société peut-elle être internationale ? (emlyon)
  • 2011 : Les images auront-elles toujours raison de nous ?(HEC) / L’imagination est-elle une puissance incontrôlable ? (emlyon)

Un changement de format qui ne doit pas être source d’inquiétudes pour les candidats

La fusion des deux épreuves a pu inquiéter de nombreux candidats, notamment sur les exigences des correcteurs lors de la correction. Cependant, la moyenne obtenue par les candidats est très similaire à celles antérieur au regroupement :

Les élèves ne sont donc pas désavantagés par ce changement ! Si la formulation du sujet peut également être une préoccupation pour beaucoup, il faut avant tout se rappeler qu’une bonne analyse du sujet peut venir à bout de n’importe quelle formulation alambiquée.

 

 

Ce que disent les rapports de jury sur l’épreuve de culture générale HEC / emlyon :

« Les copies respectent en général les règles formelles de la dissertation, mais la composition est souvent fragile, voire peu cohérente. Il est fréquent qu’après une tentative louable d’analyse, le candidat oublie ses efforts et leurs résultats, pour se lancer dans un plan qui a un rapport incertain avec le problème qu’il a pourtant dégagé. » (2019)

« Nous avons particulièrement sanctionné les copies qui ne questionnent pas le sujet, qui ne l’affrontent pas. Aborder – si possible tout au long de la copie – le sujet comme un problème, a toujours été valorisé. Inversement, l’accumulation de références ou d’exemples sans aucun esprit critique et surtout sans attention portée au sujet lui-même, est, redisons-le, pénalisée. Savoir « par cœur » telle ou telle citation est inutile si celle-ci n’apporte rien au raisonnement ; le but de l’épreuve n’est nullement de multiplier les références pour elles mêmes. »  (2019)

« Rappelons aux candidats qu’une langue correcte et la maîtrise de l’écriture (qui n’est pas la simple transposition de la parole, mais a son style et ses exigences propres) sont la condition première d’une dissertation réussie. » (2015, HEC)

« On espère des meilleures copies qu’elles s’interrogent sur les limites de la définition (donnée par le sujet). » (2015, emlyon)

« En ce qui concerne l’organisation des devoirs les correcteurs sont partagés. Certes, la plupart des candidats tentent de produire trois parties distinctes et font un effort d’agencement formel de leur pensée. Mais bien souvent la cohérence n’est qu’apparente et rhétorique. Signe de ce déficit rationnel, l’usage abusif et souvent purement mécanique des « car » ou « en effet » dont un correcteur note « qu’il est bien rare que l’emploi de ces connecteurs donne une valeur logique effective au raisonnement ». (2015, emlyon)

 

 

Conseils pour cartonner le jour J :

Surtout, il ne faut pas se mettre la pression au niveau du nombre de connaissances à acquérir. Premièrement, le nombre de connaissances que l’on a emmagasinées n’a souvent aucun rapport avec la qualité du devoir que l’on peut produire. Ainsi, il est tout à fait possible de n’avoir que 8-10 références que l’on maîtrise très bien. D’ailleurs, c’est ce qui est fortement conseillé de faire.

Le jour J, vous êtes devant votre copie et … vous réfléchissez. Vous avez fait le plus dur, et maintenant, essayez juste d’échapper au hors sujet. Réfléchissez (vraiment !) sur le sujet, creusez-vous la tête et surtout essayez d’adapter ces 8-10 références à votre réflexion : de toute façon, vous les connaissez tellement qu’il ne s’agit plus qu’à les adapter à différents contextes pour qu’elles servent votre  argumentation. C’est peut être le plus dur, mais aussi ce qui sera le plus valorisé par le correcteur. Il faut réussir à faire abstraction des plans type pour s’intéresser vraiment au sujet, à sa singularité.

N’hésitez pas non plus à intégrer des œuvres d’art ou des œuvres cinématographiques de qualité dans vos copies. Accompagnées d’une bonne analyse, elles seront toujours appréciées !

 

 

On révisera

  • Le cours de ses professeurs: cela peut paraître une évidence, mais de nombreux candidats ne le travaillent pas effectivement. Dommage… Au cours de l’année, il ne faut pas hésiter aussi à demander à son professeur de première année si ses références sont réutilisables.
  • Des références personnelles: elles nourrissent en profondeur votre réflexion et se doivent d’être effectivement lues ! Si vous maîtrisez une œuvre à la perfection, elle peut même servir de fil rouge, au fur et à mesure que vous précisez votre réflexion !

 

 

Les 3 tips à ne pas oublier le jour J

  • Mettre vos connaissances au service du sujet : de trop nombreux candidats font l’inverse et utilisent le sujet comme prétexte afin de montrer l’étendue de leurs connaissances. C’est la voie toute tracée pour obtenir une note médiocre.
  • Mener une réelle réflexion au brouillon : n’hésitez pas à passer encore plus de temps au brouillon que pour les autres épreuves. Votre dissertation doit se bâtir autour d’une réelle réflexion et non d’un enchaînement basique de diverses idées.
  • Se relire et corriger ses fautes : il faut se laisser le temps à la fin de la dissertation de se relire intensément. Contrairement à d’autres épreuves qui limitent le nombre de pages, il faut à tout prix éviter de se laisser trop emporter par sa plume au point d’oublier le temps de relecture nécessaire pour se corriger. Un correcteur passe peu de temps sur une copie et de trop nombreuses erreurs l’irritent facilement.

 

Mehdi Cornilliet Fondateur

Ancien étudiant à HEC Paris après une prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.