Bien gérer son temps en éco-droit à l’ESSEC et à Ecricome Bien gérer son temps en éco-droit à l’ESSEC et à Ecricome
L’épreuve d’économie/droit est une épreuve avec assez peu de pièges sur laquelle il est néanmoins possible de se démarquer en adoptant une stratégie bien... Bien gérer son temps en éco-droit à l’ESSEC et à Ecricome

L’épreuve d’économie/droit est une épreuve avec assez peu de pièges sur laquelle il est néanmoins possible de se démarquer en adoptant une stratégie bien définie. L’une des clés de cette épreuve réside dans la gestion du temps. En effet, rares sont les candidats qui arrivent à mener à bien l’épreuve d’économie et de droit.

Or, un travail correct dans les 2 matières avec une bonne gestion du temps permet déjà d’obtenir une note largement au dessus de la moyenne. Il faut donc tout faire pour finir l’épreuve. Pour cela, il ne faut pas s’éparpiller et savoir exactement quel temps consacrer à quelles parties de l’épreuve.

 

Eco/droit ESSEC

Le format de l’épreuve est le suivant :

  • En économie : une synthèse de documents (de 3 à 6) en 500 mots environ + une réflexion argumentée.
  • En droit : généralement 3 cas pratiques (assez longs) + la question de veille juridique.

 

Les pièges à éviter

Quelques pièges doivent être évités pour s’assurer une note convenable et ne pas gaspiller son temps :

  • Privilégier une matière au détriment d’une autre : Il est en effet plus facile d’obtenir 14/20 et 14/20 en fournissant un assez bon travail dans les deux matières que d’obtenir 20/20 et 8/20. Il ne faut donc en aucun cas sacrifier du temps pour une matière.
  • Prendre trop de temps pour la synthèse d’économie : beaucoup de candidats passent près de 2h pour la synthèse, soit 50% du temps. Or, la synthèse ne compte que pour 30% de la note. De plus, il est assez difficile de se différencier qualitativement (uniquement) grâce à la synthèse. Cette dernière reste néanmoins très importante car elle compte pour la majeure partie de la note d’économie. Il faut donc avoir une méthode précise et rigoureuse afin d’arriver à fournir un bon travail sans perdre de temps pour la suite de l’épreuve. (une méthode qu’on développera dans un prochain article)
  • Sacrifier du temps pour répondre à un cas pratique si vous n’avez pas la réponse : Si l’on ne connaît pas la règle de droit qui s’applique, mieux vaut répondre mais de manière assez brève afin de pouvoir se rattraper sur les autres cas pratiques. Il est en effet important de répondre car sans réponse, le correcteur est obligé de vous mettre 0 à la question. Or, si vous répondez de manière erronée sur un cas et que les 2 autres sont brillants, alors il remontera peut-être la note globale.
  • Bâcler la veille juridique : il s’agit généralement d’une question classique sur laquelle il est possible d’apporter des éléments différents des autres candidats et de démontrer votre implication au cours de l’année (et votre lecture des articles major prépa !). La veille juridique compte pour 5 à 8 points de la note de droit. Autrement dit, sans veille juridique, il est presque impossible d’avoir une bonne note. A l’inverse, une bonne veille vous permet immédiatement de passer d’une copie moyenne à une bonne copie. De plus, la veille juridique requière clairement moins de connaissances que les cas pratiques et il s’agit de connaissances propres et précises qui vous démarqueront des autres candidats.

 

Les stratégies à adopter 

Il est possible si vous le souhaitez et si vous vous êtes entrainé pendant l’année d’alterner entre économie et droit. Par exemple, on peut faire la synthèse, les cas pratiques, la réflexion argumentée puis la veille juridique. Cela permet de se concentrer d’abord sur les questions sur lesquelles vous êtes rapides afin de gagner du temps sur les questions qui vous prendront plus de temps. Mieux vaut commencer par la synthèse car c’est la partie la plus longue de l’épreuve et vous pourrez ainsi mieux gérer votre temps par la suite. En effet, finir par la synthèse est assez risqué car vous pourriez rendre un travail inachevé par manque de temps. A l’inverse, s’il vous reste 5min pour un cas pratique, vous pouvez tout de même aller droit au but et apporter une règle de droit et conclure.

Il faut également tenter d’être le plus structuré possible pour la synthèse et la veille juridique. Il ne faut pas hésiter à écrire ses parties et ses sous parties de manière apparente afin d’être immédiatement compris par le correcteur. Il faut toutefois dans ce cas faire une phrase complète pour les parties et les sous partis et non un simple « titre ». Par exemple, au lieu d’écrire pour la première partie : « Une paupérisation de la classe moyenne » et « Les moyens pour lutter contre ce phénomène », mieux vaut écrire : « On assiste à une paupérisation de la classe moyenne » et : « Qui n’est cependant pas inéluctable car des moyens existent pour lutter contre le phénomène ». Il est en effet important si possible de relier le nom des parties pour bien montrer le lien qui existe entre ces 2 dernières.

Enfin, il ne faut pas hésiter à consacrer du temps pour l’introduction de la veille juridique si vous n’avez pas le temps de finir : une très bonne introduction peut vous permettre d’obtenir la moitié des points dédiés à la veille juridique. En effet, l’introduction doit montrer à votre correcteur que vous maîtrisez les termes et que vous avez compris les enjeux soulevés par la question. Il sera alors plus indulgent car il comprendra que vous n’avez pas été pénalisé par le manque de compétence mais par l’absence de temps. Veillez (sans mauvais jeux de mots) dans ce cas à annoncer votre plan dans l’introduction, voire à expliciter vos sous parties dans l’introduction afin que le correcteur puisse comprendre où est ce que vous auriez mené votre analyse.

Comment optimiser son temps ?

Voici un exemple de répartition du temps pour parvenir à finir l’épreuve tout en traitant correctement les 4 exercices :

  • 1H30 pour la synthèse d’économie : Si vous pouvez faire plus court, ne vous bridez évidemment pas. Réussir à faire une bonne synthèse en 50 min vous permettra en effet de pouvoir être plus qualitatif sur le reste de l’épreuve. A l’inverse, ne dépassez jamais plus de 2H.
  • 45 minutes pour la réflexion argumentée : À adapter évidemment en fonction de vos connaissances sur le sujet. Si vous avez peu de connaissances, tentez surtout d’être clair et structuré.
  • 1H15 pour les cas pratiques (sauf si vous ne connaissez pas la ou les règles de droit qui s’appliquent)
  • 30 min pour la veille juridique.

PS : il est très important de ne pas se laisser déborder par la synthèse. Il n’est pas rare, si on gère mal son temps, de passer 2H30 sur la synthèse ce qui vous conduira inévitablement à bâcler les autres parties de l’épreuve. Pour avoir 20/20 ou une très bonne note, il faut se démarquer des autres candidats. Or, c’est bien sur la réflexion argumentée et sur la veille juridique que vous pouvez faire la différence.

 

 

Eco/droit Ecricome 

Le format de l’épreuve est le suivant :

  • En économie : un questionnaire à choix multiples (1/3 de la note d’économie) et une dissertation (2/3 de la note d’économie).
  • En droit : Des cas pratiques, une analyse d’arrêt ou une analyse de contrat et une question de veille juridique.

 

Les stratégies à adopter 

Il faut commencer par l’épreuve dans laquelle on est le plus à l’aise pour gagner du temps et également mettre le correcteur dans de bonnes dispositions. En effet, le correcteur est souvent le même à Ecricome pour l’économie et le droit. Or, une des deux épreuves très bien réussie assure dores et déjà une note correcte si l’autre épreuve est terminée. La encore, vous pouvez toutefois choisir d’alterner entre QCM, dissertation, cas pratiques, analyse d’arrêt et veille juridique. A noter qu’il n’y a pas de « points négatifs pour le QCM ». Il faut donc impérativement, et même en l’absence de temps, le remplir.

Là encore, il ne faut pas s’attarder sur les cas pratiques qu’on ne sait pas résoudre mais il faut tout de même apporter une réponse, même brève, pour limiter la perte de points. Il est effet possible d’avoir 20/20 à l’épreuve avec un cas pratique faux si le reste est excellent. La notation est une note globale qui évalue la qualité du travail. Pensez toujours à privilégier la qualité à la quantité.

Pour la dissertation en économie, il est préférable que vos parties et sous-parties soient apparentes : marquer les titres et les souligner permet à votre correcteur de savoir où vous souhaitez mener votre réflexion et lui fait gagner du temps. Il faut prendre cette habitude pendant l’année afin de pouvoir être performant le jour du concours à Ecricome et à l’ESSEC.

 

Comment optimiser son temps ?

  • 20 minutes pour le questionnaire à choix multiples
  • 1h 30 pour la dissertation dont 10 bonnes minutes pour trouver un plan cohérent
  • 50minutes/1h pour les cas pratiques qui sont globalement plus courts et plus simples que ceux de l’Essec
  • 40/50 minutes pour l’analyse d’arrêt ou l’analyse de contrat
  • 30 minutes pour la veille juridique

PS : l’épreuve Ecricome est plus abordable en terme de temps donc utilisez ce dernier pour être le plus structuré et le plus clair possible surtout pour la dissertation d’économie.

 

 

Bon courage à tous !

Pierre-Olivier Denis

Etudiant à HEC Paris