L’entretien spécifique de Toulouse BS : les secrets pour cartonner ! L’entretien spécifique de Toulouse BS : les secrets pour cartonner !
Depuis deux ans que nous établissons le palmarès des meilleurs accueils admissibles de France, TBS s’est à chaque fois distinguée comme l’une des écoles... L’entretien spécifique de Toulouse BS : les secrets pour cartonner !

Depuis deux ans que nous établissons le palmarès des meilleurs accueils admissibles de France, TBS s’est à chaque fois distinguée comme l’une des écoles les plus plébiscitées avec des commentaires souvent dithyrambiques.

Outre l’ambiance de folie, l’oral de TBS est évidemment marqué par ses trois épreuves : LV1, LV2 et entretien ; Il s’agit bien évidemment de convertir son admissibilité en admission. A noter qu’à la BS, l’entretien comporte une particularité très appréciée des candidats : le traitement d’un article de presse. En quoi cela consiste-t-il ?

 

L’entretien spécifique de Toulouse Business School

Comme mentionné plus haut, l’entretien de TBS comprend un exercice préliminaire : 30 minutes avant d’être reçu par le jury, tu devras donc choisir un article parmi une sélection de quotidiens (Le Monde, Le Figaro, La Croix…) ou hebdomadaires (Courrier international) et l’analyser.

Afin de mieux comprendre les attentes du jury, nous avons interrogé Anne Rivière, enseignante-chercheuse à TBS, qui a présidé de nombreux entretiens au sein de l’école de la ville rose.

 

Pourquoi avoir choisi de mettre en place ce format atypique ?

D’une part, il vise à mettre en lumière la compréhension du monde et de l’actualité de l’étudiant, mais aussi sa méthodologie et sa rigueur. Cela met en exergue sa capacité à confronter son point de vue avec celui des autres. C’est une des qualités requises pour devenir un bon manager.

 

N’est-ce pas paradoxal de revenir à des considérations de prépa alors que les écrits sont terminés ?

A mon sens, l’écrit juge des qualités académiques de l’étudiant, tandis que l’oral a vocation à appréhender sa capacité à exercer un regard critique sur un sujet complexe. Nous cherchons à évaluer sa capacité à prendre position et à défendre ses idées tout en acceptant celles des autres. Les sujets abordés lors de notre entretien sont beaucoup plus éclectiques que les seules disciplines de prépa. Tant qu’il y a du fond dans l’article, nul besoin de se confiner à la géopolitique ou l’économie : on peut parler musique, sport, gastronomie… Si le sujet choisi a un lien avec une expérience dont le candidat souhaite faire part au jury, nous ne pouvons que l’encourager !

 

Quelles sont les attentes du jury vis-à-vis de cet exercice ?

Concrètement, le candidat doit dans un temps très court (5 minutes) restituer efficacement le contenu de l’article dans ses grandes lignes, opérer un effort de recontextualisation, puis par la suite prendre position, adopter un regard critique et poser les jalons d’un débat.

 

A l’inverse, quels sont les écueils à éviter ?

Le principal écueil consiste à croire que les jurés attendent quelque chose de précis : « je vais leur dire ce qui va leur faire plaisir ». Au contraire, on attend du candidat qu’il démontre sa capacité à poser un regard exhaustif sur le débat sous-jacent à l’article, en affirmant réellement ce qu’il pense. Les points de vue partiels ou superficiels sont à proscrire. C’est là que la culture générale d’une part, et la capacité à comprendre les enjeux et à prendre position au sein du débat d’autre part, interviennent. Les jurés seront ravis d’échanger en profondeur sur le sujet ! Je conseille donc aux candidats de rester courtois, de faire preuve d’ouverture d’esprit et d’instaurer un vrai dialogue avec son jury.

Le second écueil dans lequel les candidats tombent bien souvent est de confondre cet exercice avec une démonstration de leur érudition : l’objectif n’est pas de dire tout ce qu’ils savent sur le sujet choisi, encore moins de détailler tel quel tout un pan de leur cours. Au contraire, le court laps de temps alloué à cette partie de l’entretien impose de se montrer efficace dans la synthèse des informations et factuel. L’objectif est de transmettre l’essentiel et de conserver un temps raisonnable pour la partie la plus intéressante, à savoir la mise en perspective du débat et la prise de position.

Enfin, il ne faut pas croire que le choix d’un sujet d’actualité particulier est attendu par le jury. En 2016 par exemple, la moitié des étudiants a choisi de traiter le Brexit ! Cela devenait quelque peu lassant… Les candidats ne doivent pas hésiter à se servir de cet exercice pour marquer leur différence. L’audace est la bienvenue !

 

Et du côté des candidats… 

Comment cet entretien un peu particulier est-il vécu ? Etudiant en M1 à TBS, Yasir se souvient encore très bien de son oral à la BS : « J’étais stressé mais les jurés ont été bienveillants et ce stress a disparu. J’ai senti qu’ils ne voulaient pas d’un discours appris par cœur mais qu’ils souhaitaient connaître ma personnalité, aussi bien pendant le commentaire d’article que lors de l’échange qui a suivi. Ça m’a donné envie de me dépasser ».

 

Si la bonne ambiance qui régnait pendant les oraux a renforcé son envie de rejoindre TBS en septembre, ce sont d’autres éléments qui ont véritablement fait la différence : « D’abord le classement solide et stable de l’école, ainsi que la capacité de celle-ci à m’accompagner dans l’accomplissement de mon projet professionnel. L’environnement, et plus précisément la ville a également été un critère important. Toulouse est une métropole dynamique et étudiante. Pour moi l’implantation géographique de l’école est un élément clé pour s’épanouir dans sa scolarité. On va y passer un bon moment donc autant s’y plaire ! ».

 

 

 

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

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