Interview : Olivier Guyottot, nouveau directeur du Programme Grand École et de la Formation Initiale de TBS Interview : Olivier Guyottot, nouveau directeur du Programme Grand École et de la Formation Initiale de TBS
Après une direction durant six années ayant conduit à la réforme complète du programme, pour mieux coller aux besoins des étudiants, Isabelle Assassi a... Interview : Olivier Guyottot, nouveau directeur du Programme Grand École et de la Formation Initiale de TBS

Après une direction durant six années ayant conduit à la réforme complète du programme, pour mieux coller aux besoins des étudiants, Isabelle Assassi a repris des fonctions d’enseignant- chercheur à TBS. Olivier Guyottot lui succède dans un contexte de fort développement, s’appuyant sur son expérience et son ambition au service de sa mission. Nous l’avons rencontré, il nous expose sa vision de son poste et des challenges qui se présentent à lui.

 

Pouvez-vous nous détailler votre parcours avant d’arriver à TBS ?

Comme vos lecteurs, je suis passé par une classe préparatoire (ECE à Marcelin Berthelot) puis j’ai intégré ce qui s’appelait à l’époque Sup de Co Bordeaux.

Mon parcours professionnel a toujours été intimement lié au monde de l’éducation. J’ai d’abord enseigné pendant 5 ans au sein de la prestigieuse Aston Business School à Birmingham en Angleterre et obtenu un doctorat. Je suis ensuite rentré en France où, après avoir sillonné les routes comme musicien – je joue de la basse – j’ai travaillé dans un programme de réinsertion scolaire auprès du rectorat de Paris dans un lycée professionnel.

J’ai ensuite passé 4 années en Amérique latine, pendant lesquelles j’ai vécu en Argentine puis travaillé dans l’une des meilleures universités colombiennes et latino-américaines, l’Université Externado de Bogota. Je pilotais notamment un Master en Relations Internationales qui proposait un triple diplôme avec Sciences Po Paris et Columbia University à New York.

De retour en France, j’ai officié aux Relations Internationales de KEDGE Bordeaux, comme directeur du PGE de Montpellier BS (ma plus longue expérience : 6 ans et demi) et j’ai fait un court passage comme directeur de La Rochelle BS.

 

Pourquoi avoir choisi de rejoindre TBS ? Quelles sont vos premières impressions sur l’école ?

L’opportunité professionnelle et surtout le challenge qu’il suppose m’ont paru très intéressants. TBS est une école en pleine mutation et en fort développement. Je me suis reconnu dans le projet initié par le directeur général François Bonvalet.

Ce qui m’a frappé en arrivant, c’est la réelle proximité et la relation de confiance qu’entretiennent les salariés de l’école (professeurs, administration…) avec nos étudiants. L’école est dynamique, on sent une réelle volonté de la faire vivre, de la porter ; le campus est constamment animé.

 

Quelles évolutions allez-vous initier ou accompagner dans les mois à venir ?

Ma feuille de route concerne principalement l’innovation pédagogique et l’internationalisation du PGE et des programmes de Formation Initiale. L’objectif affiché est le développement de la reconnaissance de l’école, sur le plan national et mondial, mais aussi le renforcement de la sélectivité du programme. La nouvelle maquette pédagogique que nous sommes en train de mettre en place entre dans ce cadre.

La mutation de la dernière année de spécialisation fait partie des changements notables. Celle-ci sera désormais affiliée à un Master of Science (MSc) et offrira à l’étudiant, quel que soit le parcours choisi, 2 diplômes : un MSc et celui du PGE. Valoriser ainsi la formation permettra à nos diplômés de s’insérer plus efficacement sur le marché du travail. Ce changement vient en complément des parcours double- compétences pour lesquels nous sommes tant reconnus.

Le développement de l’alternance, et notamment de l’alternance à Paris et à l’international, est une autre priorité sur laquelle TBS met l’accent.

En matière de pédagogie, nous proposons désormais des semestres d’ouverture et nous allons développer des conférences sur des thématiques comme la géopolitique, l’économie ou la philosophie. Cette nouvelle offre s’inscrit dans le cadre de notre volonté historique de proposer des enseignements qui transcendent le seul cadre du management. C’est ce que nous offrons déjà à nos étudiants, avec nos double-diplômes double-compétences en partenariat avec des institutions prestigieuses comme l’ENAC, Sciences Po Toulouse, l’Ecole des Mines d’Albi, les facultés d’Histoire ou de Langues Vivantes de l’Université…

Nous allons également renforcer le digital dans notre pédagogie, sans renoncer à la valeur ajoutée des cours en présentiel : l’humain restera central dans l’enseignement proposé par TBS.

 

Quid de l’aspect international de TBS ?

Pour une école 8ème du classement du SIGEM comme TBS, l’international est primordial : nous possédons des campus à Barcelone, Londres et Casablanca et proposons à nos étudiants du PGE, 119 échanges académiques avec des universités partenaires, pour la plupart triple accréditées, sur tous les continents.

La valeur ajoutée de nos campus s’inscrit dans la même logique que celle proposée à Toulouse : l’implantation dans une grande capitale économique et culturelle et la mise en avant d’une expertise disciplinaire en lien avec cette implantation. A Barcelone, il est possible de suivre des cours axés sur la transformation digitale, la créativité et le design thinking (en lien avec l’art, le théâtre, la littérature). On peut également y parfaire ses connaissances linguistiques et civilisationnelles du monde hispanique et latino-américain. Sur le campus de Londres, l’accent est mis sur le big data et l’Intelligence Artificielle. Enfin, à Casablanca, les formations sont axées sur le monde arabo-musulman, l’Afrique subsaharienne et le développement des pays émergents. Les étudiants peuvent aussi étudier l’arabe.

Plus qu’une école multi-campus, nous sommes une école française avec des campus internationaux : Toulouse reste le centre névralgique et historique de l’école et nous sommes attachés à nos racines et notre identité. TBS rayonne par ailleurs dans sa région, l’Occitanie (elle en est la capitale), et son territoire, le Sud-Ouest. Elle dispose ainsi d’un tissu économique dense et dynamique, avec de grosses entreprises solidement ancrées comme Airbus et de nombreuses startups en pleine expansion.

 

Pour conclure, qu’espérez-vous inculquer aux étudiants qui choisiront d’intégrer Toulouse Business School ?

Un certain sens des valeurs. Je crois qu’il ne faut pas oublier qu’au-delà du diplôme de qualité que l’on délivre, nous avons pour mission de former des jeunes qui, demain, occuperont de hautes fonctions managériales. Le PGE de TBS est une expérience de vie qui construit. Le monde de l’entreprise a besoin de cadres dotés d’une grande ouverture d’esprit, d’un vrai sens de l’éthique, qui soient capables de prendre des décisions responsables et de regarder au-delà du seul intérêt économique. Cette mission que nous nous donnons fait partie intégrante de la formation de TBS.

Mehdi Cornilliet Fondateur

22 ans, étudiant à HEC Paris, ancien étudiant en prépa ECS au Lycée La Bruyère (Versailles) et fondateur de Major-Prépa.

No comments so far.

Be first to leave comment below.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *