Major Prépa > Grandes Écoles > Écoles de commerce > À quoi reconnaît-on le juste ? (JUGER, le podcast)
Si tu passes les concours BCE et Ecricome cette année : bienvenue sur THE article pour réviser ton épreuve de CULTURE GÉNÉRALE ! Major Prépa et Audencia sont de retour avec leur traditionnelle chaîne de podcasts consacrée au thème de Culture Générale, “Juger”.
À travers cette série de Podcast, tu trouveras plusieurs ressources pour préparer au mieux les épreuves de culture générale des écrits 2026. Nous l’avons conçue avec Frédéric Brétécher, président du jury de l’épreuve HEC/emlyon, Véronique Bonnet, également professeure en classe préparatoire, et avec le soutien d’Audencia, l’école de management la plus engagée dans l’enseignement de la culture générale et des humanités.
« À quoi reconnaît-on le juste ? ». Cet énoncé est à analyser très attentivement. Puisque le juste peut aussi bien désigner « ce qui est juste » que « celui qui est juste », soit celui qui fait preuve aussi bien de justesse que de justice, quelle pierre de touche, quel critère faudrait-il pour reconnaître aussi bien ce que génère « le juste » que le « juste » lui-même ?
Or, un cercle logique apparaît très vite. Pour reconnaître « le juste », il faudrait soi-même être juste. Seul le sage détecte le sage. Celui qui, n’étant pas juste, aurait besoin de reconnaître le juste n’en aurait pas les moyens. Seul le juste pourrait en disposer sans en avoir besoin. C’est Pythagore, dit-on, qui inventa la notion de philosophie, entendue comme désir de sagesse, puisque les sophistes de l’époque étaient tellement persuadés d’être sages qu’ils ne savaient pas qu’ils ne l’étaient pas. Faire l’hypothèse que l’on désire la sagesse — soit que l’on n’est pas sage — en constitue peut-être le fondement le plus pertinent, et aussi l’aveu que l’on a besoin d’aide pour éclairer ce qui manque en soi-même.
Ainsi, pour reconnaître la sagesse, il faudrait en réalité déjà la connaître.



