Les 10 règles d’or pour travailler les maths en B/L  Les 10 règles d’or pour travailler les maths en B/L 
Coucou gentil B/L ! Alors, comment ça se passe ce début d’année ? Laisse-moi deviner… parmi les sujets qui fâchent, il y a… les... Les 10 règles d’or pour travailler les maths en B/L 

Coucou gentil B/L ! Alors, comment ça se passe ce début d’année ? Laisse-moi deviner… parmi les sujets qui fâchent, il y a… les maths, non ? Tu as déjà dû lire plusieurs articles sur « les maths en prépa », « travailler les maths en ECE », « avoir 20 aux épreuves de maths aux concours en ECS »… mais il faut reconnaître qu’en B/L, c’est spécial. Et ce, pour plusieurs raisons :

  • Les élèves viennent de partout (série S, ES ou L).
  • Leur objectif est d’aller partout (aussi bien dans des formations universitaires qui ne nécessiteront pas de maths que dans des écoles de statistiques où cette matière sera fondamentale).
  • Le programme de première année est trèèèès ambitieux pour un volume horaire relativement faible en proportion.
  • Il y a très peu de manuels de maths de B/L. En fait, pour être précis, il y en a un – qui soit dit en passant est très bien fait – mais qui est basé sur l’ancien programme.
  • Il n’existe pas d’annales corrigées.
  • Tu as beaucoup de matières à travailler, donc tu ne peux pas (malheureusement, bien sûr 😉 !) y consacrer deux heures par soir comme peuvent le faire des étudiants d’autres filières.

Travailler les maths en B/L, ça peut donc ressembler un peu à un parcours du combattant, mais il faut plutôt le voir comme un super challenge personnel et intellectuel. Parce que, quoi qu’on en dise, ça reste LA matière où il est possible de progresser de façon très significative. Ce qui, clairement, te fera gagner des places aux concours. Oui, mais comme on n’a rien sans rien, cela nécessite du sérieux, de la constance et quelques bonnes recettes. Et comme je suis trop sympa, je vais te les donner.

 

Règle numéro 1

En number one, il ne faut jamais, au grand jamais, sortir du cours sans avoir compris ce qui s’y est tramé. Et comme ça va vite, il va falloir bien écouter, écrire au rythme du prof (enfin… je reformule : ne pas avoir deux tableaux de retard), et ne pas hésiter à poser des questions dès que ça coince. Et pour comprendre dès le début du cours, c’est important, avant de venir, d’avoir potassé… le cours précédent.

 

Règle numéro 2

J’en viens donc à la règle d’or suivante : la veille d’un cours de maths, il faut absolument relire le cours précédent, pour être sûr d’avoir tout bien compris. Cela te permettra de poser des questions à ton gentil prof au début du cours, le cas échéant. Il est donc complètement exclu de venir au cours sans savoir de quoi ça retourne. Et le must serait même d’avoir parcouru en avance le cours suivant.

 

Règle numéro 3

Contrairement à ce que tu as pu faire au lycée, on n’apprend pas son cours la veille de sa colle ni la veille d’un DS. Mais si tu as bien lu la règle numéro 2, tu l’as déjà compris (c’était un test pour voir si tu suivais). C’est très important de miser sur la régularité de ton travail.

 

Règle numéro 4

Tout est dans le cours. Sans le cours, point de salut : c’est le point de départ indiscutable pour travailler les maths. J’ai croisé beaucoup d’étudiants qui me disent avoir passé des heures à réviser sans progresser, mais l’essentiel n’était pas suffisamment travaillé.

 

Règle numéro 5

Une fois que tu maîtrises bien le cours et les exemples du cours, tu peux travailler/refaire les exercices de TD/colles. Là, il y a deux façons de faire, que souvent les étudiants confondent : lire les corrections du prof (désolée de faire voler en éclats ton enthousiasme, mais ça n’a aucun intérêt), ou alors masquer la correction et refaire (donc avec une feuille et un stylo) les questions, en faisant des allers-retours avec le corrigé si tu es bloqué. Cette étape passée, tu peux travailler seul avec des manuels : n’hésite pas à aller piocher dans des manuels d’ECE, voire d’ECS, même si l’esprit des exercices est un peu différent (plus calculatoire que celui des exercices de B/L). En khâgne, va voir les sujets d’oraux des ENS, de l’ESCP (sur le site de l’école, ils sont corrigés !) ou d’HEC. Quand tu es bien à l’aise avec tout ça, enchaîne sur des annales B/L ou ECE. Au départ, tu peux t’entraîner sur des sujets Ecricome (toutes les épreuves ont un corrigé sur le site du concours) pour te dégourdir les pattes, puis attelle-toi à des sujets ENS B/L ou BCE (B/L, sachant que jusqu’en 2019, les maths étaient une épreuve « à option » – rien que d’écrire ça j’ai les yeux qui saignent 😉 –, ou ECE).

Enfin, pour ne pas l’avoir fait quand j’étais élève, je ne peux que te conseiller de lire les rapports de jury, question par question, pour bien comprendre les attendus. Parfois aussi dans ces rapports, le jury donne des indications précieuses sur son barème.

 

Règle numéro 6

Pour bien travailler les maths, reprends impérativement le corrigé de tes DS et consacres-y du temps. Tu vas apprendre de tes erreurs, et ça, c’est très important. N’hésite pas à tenir à jour un petit carnet dans lequel tu peux noter les erreurs à ne pas faire et/ou les méthodes à retenir.

 

Règle numéro 7

Apprends bien tes formules et si possible avant les concours. Beaucoup d’entre elles peuvent se retrouver, mais pense que le jour J chaque minute sera précieuse, et ce n’est pas la peine d’en gaspiller dix pour redémontrer tes formules.

 

Règle numéro 8

Je te conseille de prendre cinq minutes pour parcourir tout le sujet au début de l’épreuve : ça te permettra d’une part de voir où le sujet t’emmène (il est très fréquent qu’un candidat démontre en question 1 ce qui lui est demandé… trois questions plus loin), et d’autre part de repérer, au premier abord, les questions faisables.

C’est très important que tu aies bien compris l’esprit des épreuves de maths de concours (oui, une épreuve a un esprit). Le sujet sera long et tu ne pourras évidemment pas tout faire, mais c’est justement ce qui va permettre de classer les candidats. Il faut donc maximiser ta note, et pour cela, il faut être stratégique. Un candidat qui va ne traiter qu’un problème sur trois va inévitablement au casse-pipe, c’est mathématique (c’est le cas de le dire). Comme je dis souvent à mes étudiants : « ça dépend, soit vous voulez des points, soit vous n’en voulez pas ». Si tu en veux, tu peux légitimement t’interroger sur la pertinence de rester deux heures sur la même question, non ?

 

Règle numéro 9

Il faut soigner la rédaction et la rigueur des raisonnements. Tous les rapports de jury te le confirmeront. Et j’ajouterais : il faut faire attention au soin porté à la copie. Un correcteur, après des dizaines de copies de 25 pages, sera très possiblement agacé par une énième copie sale et à moitié illisible.

 

Règle numéro 10

Last but not least ! Il faut que tu gardes confiance en toi. Si tu appliques bien tous les conseils précédents, si tu travailles sérieusement et régulièrement, il n’y a aucune raison pour que ça ne fonctionne pas. Mais c’est une tâche de longue haleine, donc il ne faut pas se décourager et garder le cap !

Amélie Hurteaux

Professeure de mathématiques en B/L au lycée Stanislas de Cannes