Les écrits, et après ? Les écrits, et après ?
Voilà, c’est fini. Après deux ou trois années de préparation, plus d’un mois de révisions et de concours, à peu près 80h d’épreuves, les... Les écrits, et après ?

Voilà, c’est fini. Après deux ou trois années de préparation, plus d’un mois de révisions et de concours, à peu près 80h d’épreuves, les écrits, c’est fini. Finis les levers matinaux pour se rendre sur ta seconde maison pendant ce mois. Finis le stress avant chaque épreuve, les moments de doutes en voyant le sujet, et ceux qui viennent après. Mais finies aussi les épreuves de quatre heures qui passent souvent trop vites mais parfois si douloureuses, finies les dissertations, finis les thèmes/versions, et peut être finies les maths. Les écrits, c’est fini. Quel bonheur ! Quelle joie ! Maintenant, objectif les oraux.

 

Par te reposer, tu commenceras

Tu viens de passer les deux, trois, peut-être quatre années les plus éreintantes de ta vie. Déjà tout ce temps passé à charbonner jours et nuits et les vacances sacrifiées. Des vacances, c’est ce dont tu as besoin ! Le mois de mai a déjà bien commencé et, on l’espère, le beau temps restera présent. Il est temps pour toi de prendre quelques jours de vacances bien mérités. D’aller te reposer, de ne plus penser à la prépa, de profiter de ta famille, de tes amis. Il est temps de faire ce dont tu rêves depuis tout ce temps : ces soirées que tu te refuses, cette série que tu n’as pas pu finir, ou ce que tu veux d’autres !

Il est essentiel de prendre ces quelques jours pour te reposer d’abord mais surtout pour tourner la page. Il est maintenant inutile de ressasser les concours, ils sont passés. Tu n’as aucune idée de comment ton plan en philo sera apprécié ou si cette version n’était dure que pour toi. Il est impossible de savoir tirer des conclusions et il faut donc ne pas y penser car cela ne fera que nuire à ta préparation. Le mieux reste selon moi d’éviter tout simplement d’abord le sujet avec ses amis, vous n’allez que vous stresser ou vous conforter inutilement. Et puis n’oublions pas qu’aux concours il y a plus de bonnes que de mauvaises surprises !

 

Calmement, tu te préparas

La période entre les oraux et les écrits n’a rien à voir avec ce que tu as connu jusqu’ici. Il n’est plus question de journées interminables dans une salle de classe à recopier bêtement ce que ton prof raconte. Les journées seront nettement plus courtes et tournées vers la pratique. Elles sont donc bien moins fatigantes et bien plus agréables que les derniers jours ternes que tu as pu connaître dans ta prépa avant tes révisions. Le contrecoup est que cette période est aussi extrêmement pernicieuse ! Certes tu as fait le plus dur, ce pour quoi tu t’es préparé pendant ces années, mais le plus gros reste à faire : les oraux !

À moins de viser HEC, la préparation des oraux n’a rien à voir avec celles des écrits. Pour la quasi-totalité des écoles il n’y a que trois épreuves à préparer : les oraux de langues et l’entretien de personnalité. Et tu as du temps pour cela donc ne lésine pas sur le travail. Alors oui tu ne vas pas faire huit heures de langues par jour mais cela ne veut pas non plus dire se tourner les pouces.

Le plus important et le plus utile est de se remettre à jour au niveau de l’actualité française et internationale. Tu n’as peut-être pas eu le temps de t’y consacrer depuis plusieurs mois et tu es peut-être un peu perdu. Mais il y aura forcément un entretien ou un oral de langue où l’on te posera une question sur l’actualité récente et cela fera forcément mauvais effet si tu n’as aucune idée de ce dont on te parle. Alors, allez on ressort The Economist, Le Monde, la revue de presse qu’un de tes profs fait peut-être (ou alors, tu peux regarder les synthèses que fait Major-Prépa chaque semaine !), on regarde le journal allemand, anglais ou espagnol pour s’habituer aux oraux de certaines écoles !

 

Sereinement, tu aborderas les oraux

Le mieux pour ne pas être stressé est d’être non seulement préparé mais aussi de savoir ce qu’il va t’arriver. Tu as certainement une idée des oraux que tu comptes passer (et sur ce point -on ne le répètera jamais assez – ne te censure pas) mais les admissibilités arrivent très peu de temps avant les dits oraux (enfin de trois jours à presque un mois, mais ça, tu n’en décides pas forcément). Il est donc maintenant temps de t’intéresser aux spécificités de chaque école. Pour les langues, certaines écoles préfèrent le format écrit auquel tu es certainement le plus habitué (comme l’ESCP, Audencia, HEC en LV2, l’emlyon, etc) mais parfois avec quelques subtilités (comme à l’ESSEC où le texte de LV1 est en français !). D’autres écoles préfèrent le format audio qui est parfois davantage redouté car mal préparé comme HEC en LV1 ou les écoles ECRICOME !

Il en va de même pour les entretiens, épreuve où chaque école cherche à se différencier avec « la » méthode miracle pour connaître aux mieux les candidats. Ces épreuves changent chaque année : l’année dernière par exemple c’est l’EDHEC qui a introduit un nouveau type d’entretien ; cette année c’est l’emlyon qui modifie quelques peu sa formule ! Pour ne pas être pris totalement au dépourvu en rentrant dans la salle, il est important de se renseigner en amont pour être prêt !

Finalement, soit « pro-actif » comme on dit avec le vocabulaire disruptif de la start-up nation qui sera bientôt le tien. N’hésite pas à prendre le maximum de créneaux pour les oraux blancs, car du temps, tu en as, et de l’entraînement tu en as besoin !

 

Conclusion

Pour conclure, je n’ai qu’une chose à dire : crois en toi ! Pour la plupart des écoles, le plus dur est fait (hormis HEC, 70 à 80% des candidats en moyenne sont in fine déclarés admis si l’on tient compte des listes complémentaires) et il ne te reste plus qu’à épater les jurys !

Lucien Gessner

Étudiant en 1ère année à HEC Paris et l’ENSAE Paris Tech. Rédacteur mathématiques, géopolitique, et plus si affinités ...

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