Une méthode gagnante pour réussir la CG aux concours Une méthode gagnante pour réussir la CG aux concours
Dans cet article, je vais te donner une méthode simple (basique) et efficace pour dompter le thème de l’année.  Celle-ci est certes moins ambitieuse... Une méthode gagnante pour réussir la CG aux concours

Dans cet article, je vais te donner une méthode simple (basique) et efficace pour dompter le thème de l’année.  Celle-ci est certes moins ambitieuse que la fameuse méthode de la dissertation unique mais elle permet également d’avoir de bonnes notes aux concours et c’est ce qui importe 😉 J’ai ainsi réussi, grâce à elle, à avoir 14/20 en dissertation HEC et EM Lyon ainsi qu’un 18/20 en dissertation ESSEC.

L’esprit de la méthode est simple : obtenir un maximum de  gain avec un minimum d’effort.  Personnellement, je ne travaillais la culture générale que pour les devoirs surveillés pendant l’année et je n’ai jamais fait de lectures personnelles. Je me suis seulement appuyé sur le cours de mon professeur qui était bon sans pour autant être exceptionnel (vous aurez néanmoins à vous investir si votre cours est vraiment mauvais).

Je vous donne la méthode sans plus attendre.

Pour la culture générale, je me suis contenté d’apprendre par cœur les exemples les plus intéressants de mon cours ainsi que les analyses de ces exemples. Tout ce travail de référencement, je l’ai effectué dans les 3 semaines de révision avant les concours (autant vous dire que vous avez encore largement le temps). Je me suis ainsi constitué une liste d’une trentaine d’exemples. Il est important de les apprendre sur le bout des doigts (limite vous devez être capable de les réciter mot à mot)

En fait, en lisant les copies du major de notre classe, je me suis rendu compte de trois choses :

  • Il utilise tout le cours de notre professeur et rien que le cours (pas besoin donc d’avoir une culture générale sortie de nulle part) et j’ai, dans certains passages de sa dissertation, retrouvé des phrases entières de notre cours.
  • Il n’hésite pas à faire 4/5 sous-parties par partie alors que, personnellement, on me disait souvent de ne pas dépasser 3 sous-parties (en philosophie, le nombre de pages, tant qu’elles sont bien fournies, a son importance : j’ai eu mon 18/20 en écrivant une copie de 9 pages alors que mes deux 14/20 tenaient en moins de 8 pages).
  • Sa deuxième partie était toujours la même et se résumait à « illusion commode ». C’est une partie qui marchait pour tous les sujets sur la parole. Pour le sujet « Faire parler un texte » par exemple, on pouvait dire dans une deuxième partie « faire parler un texte est une illusion commode. On ne fait jamais vraiment parler un texte car on parle toujours à sa place ». De même pour le sujet « la force de la parole » qui est très classique et que je ne vais pas développer. Enfin, pour le sujet « une parole peut-elle faire événement ? », on pouvait également dire « une parole singulière (tu montres ici que tu as vu le singulier « une parole ») ne peut pas faire événement, c’est une illusion commode qui réside dans la croyance que l’homme peut agir sur le monde et dans le monde ». Il y aura sûrement, pour le nouveau thème de culture générale de l’année, une partie universelle que tu pourras appliquer à chaque sujet (peut-être même que la partie « illusion commode » va encore fonctionner)

 

Le but, quand un sujet tombe, est de recaser au maximum son cours de manière intelligente, comme dans un jeu de lego. Personnellement, je trouvais mes sous-parties grâce à mes exemples appris par cœur.

Mauvaise manière de réfléchir : j’ai une idée pour alimenter ma partie et je trouve un exemple pour illustrer cette idée.

Bonne manière de réfléchir : j’ai un exemple qui semble pouvoir aller dans une partie de ma dissertation ; j’extrais maintenant de cet exemple l’idée qui sera le titre de ma sous-partie et qui colle avec la thèse que je défends dans la partie concernée.

 

En ce qui concerne le titre des parties, il faut trouver des intitulés très larges comme « illusion commode » afin qu’ils puissent englober un maximum de connaissances (n’hésite pas à être vague  comme avec le titre « illusion commode »).

Mais comment recaser son cours sans que le professeur ne s’en rende compte ? En somme, comment écrire une bonne sous-partie sans que cela n’éveille les soupçons des correcteurs ? Le secret pour écrire une bonne sous-partie est le suivant : il faut d’abord écrire 2/3 phrases pour présenter l’idée que tu veux défendre ; ensuite tu recases l’exemple de ton cours et l’analyse correspondante (ce que tu as appris par cœur) ; enfin tu écris de nouveau 2/3 phrases pour rappeler au correcteur que tu réponds bien au sujet. Cela s’appelle noyer le poisson !

Pour l’introduction, je vais également donner quelques astuces. Tout d’abord, commence toujours par une accroche (je le dis même si cela peut sembler évident pour certains). L’accroche n’est finalement qu’un exemple que tu puises dans ta « liste à exemples » et qui permet d’entrer directement dans le sujet. À l’issue de cette accroche, une première question devrait se poser, amorçant le début d’une problématique. De cette question, d’autres vont en découler englobant plusieurs enjeux qui sont toujours les mêmes (en tout cas pour le thème de la parole) : des enjeux éthiques, esthétiques, métaphysiques, politiques, sociaux, anthropocentriques etc. Ces enjeux vont soit découler de la première question, soit apparaitre en faisant varier le sens des termes du sujet (tu peux aussi d’abord penser aux enjeux pour ensuite trouver des questions). Les correcteurs apprécient en effet les tentatives de faire varier les définitions d’un même concept. Pour trouver ces différentes définitions, imagine les mots dans des contextes différents, trouve des synonymes, des antonymes (les contraires). C’est l’ensemble de ces questions qu’on appelle « problématique », je n’ai jamais fait une problématique en une seule question. La dissertation de philosophie, contrairement à celle d’histoire, doit offrir une longue introduction. Il ne faut pas avoir peur de faire  plus d’une page d’introduction, c’est même dans ces conditions que tu auras le plus de chance de décrocher une bonne note.

 

Voilà, j’espère que ces conseils vont te permettre de dédramatiser cette épreuve et le travail à effectuer pendant l’année pour la réussir. Tu peux donc arrêter de lire des ouvrages sur le corps et aller exhiber le tien sur la plage (ou travailler d’autres matières à la place haha).

 

Bonne chance pour la suite

 

 

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Titouan Chopin

Etudiant en première année à TBS et ancien préparationnaire au lycée Chateaubriand de Rennes. Spécialisé dans les matières littéraires et les conseils méthodologiques.