révisions

Commencer ses révisions deux mois avant les concours, c’est le timing idéal. Il y a en effet beaucoup de choses à revoir, et cela peut te sembler insurmontable. Mais, en réalité, si tu t’organises et que tu travailles de manière stratégique, tu n’as pas d’inquiétudes à avoir. À ce stade, l’enjeu sera surtout de bâtir des réflexes solides et de t’assurer de la rapidité de mobilisation de tes connaissances. En d’autres termes, tu ne dois plus complètement découvrir le programme. Voici huit conseils pour te guider dans tes ultimes et plus importants préparatifs ! 

Ne change pas de méthode de révisions

Que tu fiches, que tu récites, ou que tu fasses des mindmaps, il faut à ce stade t’en tenir à ta méthode habituelle. En essayer une nouvelle, c’est prendre le risque de perdre un temps précieux à t’adapter. Lorsque tu seras enfin à l’aise, les concours seront déjà arrivés ! Le retour sur investissement ne vaut pas le coup.

De plus, dis-toi qu’il n’y a aucune raison que ce qui a marché pour toi pendant un an et demi ne marche plus du tout une fois les révisions arrivées ! Le temps parfait pour les expérimentations de méthode, c’est surtout la première année. Si ta méthode t’avait fait perdre trop de temps, tu l’aurais déjà abandonnée depuis bien longtemps ! Le rythme de la prépa n’aurait tout simplement pas été tenable. 

Fais un état des lieux de tes connaissances

Prends un moment pour établir une liste synthétique des chapitres à revoir. Classe-les ensuite par ordre de priorité, en fonction de ta maîtrise, ou de l’importance du cours au sein du programme. Essaie également d’établir des points entre tes cours pour réviser des notions transversales.

Au contraire, prévois moins de temps sur des points de détail. Mais attention : pas d’impasses ! Pour le reste, fais confiance à ta mémoire, tu te souviens sans doute de plus que tu penses. Parfois, il suffit simplement de réactiver tes connaissances, car certaines sous-tendent implicitement les chapitres vus ultérieurement.

Travaille un peu tous les jours

Deux mois avant les concours, tes professeurs auront plutôt tendance à accélérer le rythme pour boucler leur programme. Et ça ne te facilitera pas la tâche pour entamer tes révisions globales. C’est sans doute le plus difficile : suivre en cours, sérieusement continuer à ficher, tout en trouvant du temps pour revoir d’autres chapitres.

La solution n’est pas de remanier la structure globale de ton programme de travail. Le pire serait que tu sacrifies des plages de travail importantes pendant le week-end pour ne faire que des révisions. Tu prendrais du retard sur les cours actuels et tes sessions de révisions, trop espacées, t’empêcheraient d’être pleinement efficace.

Au contraire, essaie de travailler chaque jour un peu. Par exemple, une heure au total, répartie en petites sessions tout au long de la journée quand tu as le temps : sur le trajet, pendant la pause du midi, etc. Cette régularité te permettra ainsi une meilleure mémorisation et une réactivation de tes connaissances. 

Refais activement les exercices

Nous avons certes parlé des connaissances à emmagasiner, mais il ne faut jamais oublier que le concours n’est pas un exercice d’érudition. L’exercice type est la dissertation, que tu connais déjà bien. Ainsi, ce que le jury appréciera, c’est peut-être avant tout ta méthode et ta concision.

Chaque devoir sur table ou concours blanc organisé par ta prépa est l’occasion rêvée de te mettre en situation pour détecter des pistes d’amélioration, ou de consolider tes automatismes face à des sujets déstabilisants. N’hésite pas à t’entraîner davantage si tu en ressens le besoin.

En mathématiques, par exemple, refais les exercices que tu avais mal compris lors du dernier devoir. Pour les autres matières, tu peux aussi préparer des plans détaillés à partir des sujets de khôlles de tes camarades. 

Ne reste pas seul(e) avec tes interrogations

Tu te sens complètement perdu(e) dans une matière ? Un point de méthode continue à t’échapper malgré tes efforts ? Il n’est jamais trop tard pour demander des conseils à tes professeurs. Plus que jamais, sollicite-les à la fin des cours, avec une liste de questions préparée à l’avance. Idéalement, tu peux prendre un rendez-vous avec eux. Cela nécessite beaucoup de sérieux de ta part. En effet, tes professeurs peuvent t’aider tant que tu leur donnes les moyens de le faire.

Tes questions doivent être extrêmement précises, et pour donner des exemples, n’hésite pas à venir avec tes copies, ou encore tes brouillons. S’ils te proposent spécialement un travail d’entraînement, ne le vois pas comme une charge supplémentaire. C’est vraiment une opportunité incroyable d’avoir un suivi individualisé. Il est impossible de ne pas progresser si tu appliques immédiatement les conseils que tu auras pu obtenir. 

Tiens un carnet d’erreurs

Se confronter à ses erreurs, ce n’est pas souvent agréable. Mais surmonter son ego est un faible prix à payer pour les progrès que tu feras ! Relis tes copies, et surtout les annotations de tes professeurs. Identifie les remarques qui se répètent et note dans un carnet dédié les points de vigilance pour les prochains devoirs.

Pour te fixer des objectifs clairs de progression, n’hésite pas à lire les copies de tes camarades. Pas seulement des copies parfaites ou presque parfaites. Une copie dont la note est supérieure à la tienne de quelques points seulement te donnera un objectif plus réaliste et atteignable pour commencer. Tu pourras identifier précisément à quoi tient cette différence de quelques points, et cela te paraîtra faisable à mettre en œuvre.

Emmène également ce carnet d’erreurs en khôlles pour y noter les remarques et conseils qui te sont faits à la fin de ton exposé. Une erreur qui n’est pas identifiée est vouée à se répéter. En prenant en compte en toute honnêteté tes mauvais réflexes, tu auras déjà accompli la moitié du travail pour les éliminer !

Ne t’épuise pas 

Plus que jamais, ta santé doit être ta priorité. Si tu réussis à la préserver, tu feras la différence ! Bien dormir, bien manger, bien t’hydrater et bien bouger te mettront dans les conditions nécessaires à des révisions efficaces. Mais l’épuisement est aussi mental. La prépa est certes l’endroit où on attend de nous qu’on teste nos limites en la matière.

Et de fait, on n’y réussit pas en s’investissant à moitié. Ainsi, pour travailler de manière optimale, il faut aussi bien se connaître, ses capacités, ses limites, jusqu’où on peut être exigeant avec soi-même. Dans tous les cas, les jours où la fatigue se fait grande, n’hésite jamais : se reposer est la seule solution.

Prévois pour ces jours des révisions plus faciles : elles devront de toute façon être faites, mais elles représentent une charge mentale bien moins grande. 

Rappelle-toi que les concours se jouent au mental

Sur cette dernière ligne droite, la lassitude est compréhensible. Mais reste concentré(e). Si tu en ressens le besoin, mets en place dans ton planning des séances très courtes de respiration, ou de méditation, pour gérer le stress.

Le simple fait que tu aies mis en place une routine de révision relativement tôt peut te rassurer. Cette routine t’enferme dans une bulle où tu es imperturbable, car tout est prévisible, tout est maîtrisé. Le seul effort à faire, ce sont les révisions en elles-mêmes. Donne le meilleur de toi-même pour ne rien regretter. Tiens bon, ce sont les derniers mètres du tunnel ! 

 

En quelques mots, pendant cette période de révisions, reste régulier(ère) dans ton travail, proactif(ve) et en bonne santé. Ne perds pas de vue que ce qui fera la différence, plus que l’érudition, c’est la méthode et les réflexes que tu auras perfectionnés. Tu as à présent toutes les cartes en main !

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